lunes, 30 de diciembre de 2013

Lannion, ma capitale!



Le collectif de soutien aux "sans papier" du Trégor a lancé une gavotte à laquelle se sont joint 200 personnes sur la place du centre de Lannion.
Vive la Bretagne, les Bretons et les Bretonnes! Que cette année marque le signe de la solidarité, de la fin de la misère et des gouvernements corrompus! Qu'elle soit sous le signe de la Joie et de l'Espoir. Que les portes et les cœurs s'ouvrent. Que les frontières, toutes les frontières, les physiques comme les autres, s'effondrent en un éclat de rire enfantin. Liberté, Egalité, Fraternité!!!

jueves, 26 de diciembre de 2013

Des frontières



 Les études, les voyages m'ont appris que la majorité des êtres humains souffrent des injustices les plus féroces.

Le Mexique est un pays où la violence exercée par l'Etat, l'armée, les paramilitaires, les polices, les gangs; mais aussi par un néolibéralisme féroce laissent peu de chance de vivre une vie digne à ses habitant.es. Les Etats Unis choisissent ses présidents tous plus corrompus les uns que les autres, imposent leur main mise sur toutes leurs matières premières, exploitent cette main d'oeuvre bon marché jusqu'à l'épuisement; ceci depuis le Panama jusqu'à la frontière mexicaine.
 Malheureusement ils ne sont pas seuls, l'Union Européenne et le Canada profitent également de cette misère et de cette zone de non droit en investissant sur les terres de toute l'Amérique latine afin d'en extraire toutes les richesses sans que les populations autochtones soient indemnisées.

  Les réseaux de traites de personnes fournissent cette chair à canon dont personne ne se soucie afin de remplir les banque d'organes, les bordels de frontières, les réseaux d'enfants esclaves et de travailleurs gratuits. Il n'y a, à l'heure actuelle, pas de système plus injuste et meurtrier que le néolibéralisme sauvage. Ce système économique fonctionne au détriment de milliers de vie, des morts de faim jusqu'aux assassiné.es par les paramilitaires contractés par les multinationales les plus criminelles afin de déloger les habitants qui s'opposeraient aux premières puissances mondiale.

Les voyages m'ont enseigné autre chose. Partout, les gens résistent. Même pied nus, même sans rien dans le ventre, même sans arme. Certains, certaines préservent ce qu'il leur reste de plus cher: leur liberté individuelle et collective. Partout, des gens merveilleux œuvrent pour qu'un autre monde voit le jour, un monde plus juste où tous et toutes subviennent à leur besoins dans le respect et l'égalité, sans écraser l'autre.

C'est de cette joie qu'est né le projet de jouer de la musique dans des centres de migrants et des refuges de femmes violentées. La joie, ça sauve la vie. Il faut la défendre, comme dit Benedetti, "comme un tranchée, comme un principe, comme un drapeau". C'est une façon de résister que m'ont enseigné les Latino américains, et surtout, les Mexicain.es. Partout où la mort montre son visage le plus cruel, il y aura une chanson, un sourire, un espoir, un baiser. On écrasera l'oubli et le silence avec la joie, avec l'espoir. Cette joie, cette empathie dont nous sommes tous et toutes capables est inébranlable. Elle permet de reconstruire le regard sur l'autre, de lui rendre toute sa dignité.

 Parce que souvent, on pense "le migrant", le "pauvre", la "femme violée", le "disparu" comme des entités propres et homogènes quand nous sommes tous et toutes susceptibles d'êtres des "migrants", des "pauvres", des"femmes violées", des "disparues". Chacune de ces catégories invisibilise une diversité d'histoires et de personnes déconcertante. Chacune de ces catégorie ne rend pas compte de la diversité et de la proximité de chaque personne qui la compose ni de la proximité de ces catégories entre elles. Elles présentent "l'autre" comme un sujet lointain et différent, crée de la division là où il faudrait créer des alliances.

In la kech disent les mayas: "je suis toi, tu es moi". C'est par là qu'il faut commencer. Ce monde est UN. Sa fausse division entre premier et "tiers mode" ne fait qu'invisibiliser (une fois de plus) un système d’oppression globalisé qui mutile l'humanité de ces capacités et de son évolution vers un état de paix, de conscience, de bien être et de justice.

 Ces fausses divisions, ces fausses différences sont des frontières qui n'ont pas lieu d'être. Les Etats Unis ont construit un mur entre leur territoire et le Mexique en recyclant des armes de la guerre du Golf: des chars. Ce mur, c'est la mort. Des réfugié.es politiques s'entassent sur ces rives et ne jouissent d'aucun droit alors que leurs pays les condamnent à la famine, que leurs enfants sont "de l'autre côté". Des centaines de milliers de personnes sont condamnées à l'errance, à la clandestinité alors qu'ils, elles n'ont commis aucun crime, aucun autre délit que celui de parcourir un territoire hostile sans être en règle avec une administration qui, de toutes façons, ne leur laisse aucune chance.

Alors que "l'etat nation" a été enterré par le libre échange, alors que les "démocraties" du "premier monde" agonisent sous les directives des traders; les premières puissances mondiales investissent des milliards en frontières physiques afin que la misère qu'elles créent n'atteignent pas leur territoire. On n'a pas vu de système plus insensé et inhumain que celui dont nous sommes témoin en ce jour.

lunes, 23 de diciembre de 2013

Oui, on peut changer ce monde



Monter sur le train de marchandise qui traverse le Mexique jusqu'au Etats Unis, c'est comme partir à la guerre. On ne sait pas combien survivrons. Entre les accidents, ceux qui tomberont du train en marche amputés à cause de la vitesse et de la fatigue, ceux et celles qui mourront aux mains des braqueurs, ceux et celles qui survivront aux enlèvements massifs de « migrants » Veracruz, celles qui nourriront les réseaux de traite des femmes, celles qui seront violées et assassinées en chemin, ceux qui devront passer la frontière en pleine guerre du narco en passant de la drogue, ceux et celles qui mourront de froid, de faim... Certaines de ces personnes que j'ai approché, avec qui j'ai ri, mangé, chanter et joué aux cartes sont déjà condamné.es. D'autres passeront, repasseront la frontière et seront déporté.es et redéporté.es vers leurs pays en guerre.

Juan, pêcheur, 50 ans, Guatémaltèque

Parce que c'est de ça qu'il s'agit. La majorité des « migrants centre américains » sont des réfugié.es politique. Et ils, elles ont des droits qui ne sont respecté.es par personne. Et pourtant ils ; elles les ont. C'est incroyable que la communauté internationale ferme les yeux sur l'hécatombe que vivent des centaines de milliers de personnes en transit au Méxique vers le nord. Il s'agit, selon les données de la commission des droit de l'homme mexicaine, de 20 000 disparu.es tous les six mois (on ne ompte ici que les migrant.es) . La dictature argentine en compte 30 000... Comment est ce possible que les crimes et délits jouissent de 99 pour cnt d'impunité au Mexique quand toutes les forces de polices ne laissent aucune chance aux personnes fuyant la guerre des gangs et la misère de l'Amérique centrale en transit sur leur territoire ? La majorité de ces personnes sont des exilié.es politiques, ce ne sont pas des criminels !

 Raquel, 16 ans, Honduras
Albergue Hermanos en el camino, Ixtepec

Malgré cette infame réalite, je continue de penser que la vie est belle et qu'on peut changer ce monde. Le refuge « Hermanos en el camino » qu'a fondé le Père Solalinde (un autonome féministe ui ne se reconnaît en aucune église mais qui a choisi Jesus comme référend) en est la preuve. Oui, c'est possible, ilfaut s'approcher, dénoncer, diffuser, aider. Malgré la corruption, les intérêts économiques, les bénéfices de la traite de personnes, de la vente d'arme et du trafic de drogue ; le Droit international existe ! Chaque être humain a droit à une vie digne libre de violence. Les privilégié.es, nous ne plus faire les aveugles et continuer de penser que le monde est divisé en trois, que ce aui se passe au « tiers monde » n'a rien à voir avec les réalités que nous vivons dans le « premier monde ». C'est une question de temps, rien d'autre. Ce qui m'a surprise en m'approchant de ces gens en transit , c'est notre proximité. Celui ci ressemble à mon père, celui là à tel ami, celle la, ça pourrait être moi... Des gosses, des ados, des pêcheurs, des artisans, des fous de la moto, des diplômé.es, des féministes, des abandonné.es, des poursuivi.es, des chanteurs de rap chrétien...

 gamine, refuge de migrants, ixtepec

Nous ne pouvons pas attendre que les horreurs pérpétuées sr cette partie du monde s'étendent à la planète. C'est le même argent sale qui circule partout : nos entreprises, nos banques dépouilles les matières premières et les ressources de toute l'Amérique latine, nos gouvernements vendent des armes à des pays comme le Mexique tout en sachant qu'elles vont être réparties entre les pires truands les gangs, les polices les plus corrompues, les armées les plus sanguinaires. Nous consommons de la cocaïne et cela jusque dans les milieux militants !!! Des hommes de toutes classes et origines achètent les corps de femmes victimes de traites, nous achetons tous et toutes des produits à des multinationales, nous payons tous et toutes des intérêts à des banques criminelles.
Ce monde est le notre. Il est tel que nous le faisons. Nous sommes responsable de ce qui s'y passe, du pire comme du meilleur ; et cela ici comme ailleurs.

 descente du train; ixtepec


P'tit dej', refuge d'ixtepec

gosse 

David et Alejandro, bénévoles espagnols

Alejandro Solalinde, fondateur du refuge d'ixtepec, 70 ans, mexicain.


Départ

Edis, 15 ans, jeté à la rue par ses parents, Honduras


Arrivée au refuge, ixtepec

Caravane de mères de disparu.es

Journée internationale des migrants, ixtepec


Si se puede cambiar el mundo



Subirse al tren de mercancia que viaja hacia Estados Unidos es como irse a la guerra. No se sabe cuantxs sobreviviran. Entre los acidentes, lxs que se caen del tren en marcha amputadxs por la velocidad y el cansancio, los que matan los asaltantes para aterrorizarlxs, los que sufren secuestro por los Zetas en Veracruz, las que van a nutrir las redes de trata de mujeres,las que van a ser violadas y asesinadas en el camno, lxs que van a tener que cruzar la frontera en medio de la guerra del narco pasando droga, lxs que van a morirse de frio, de sed... Algunxs de esta gente que tuve en fente, con la cual he comido, cantado, reido, ya estan condenadxs. Otrxs pasaran, volveran a pasar a Estados Unidos, y volveran a ser deportadxs hacia paises en guerra. Porque de eso se trata, la mayoria son refugiadxs politicos. Y tienen derechos. Nadie los respeta pero si los tienen. Es increible que la comunidad internacional cierre los ojos sobre la ecatumba que succede en el viaje de migracion que hacen miles de centro americanxs al dia cruzando México. Son 20 000 desaparecidxs cada 6 meses. La dictadura argentina cuenta con 30 000. Como puede ser que los crimenes y delitos gozen de 99 por ciento de impunidad en este pais cuando todas las fuerzas policiacas no dejan chance a personas que huyen de guerras, que son caminantes, la mayoria no son criminales!

A Pesar de esto, sigo pensando que la vida es hermosa y que el mundo se puede cambiar. El albergue Hermanos en el caminos que fundio el Padre Solalinde es un hermoso ejemplo de que si podemos cambiar el mundo. Si se puede pues, hay que denunciar, acercarse, registrar y difundir. Los derechos existen, a pesar de la corrupcion, de los intereses economicos, de los beneficios de la trata de personas, de la venta de arma, del dinero de la droga. Los derechos existen. Cada ser humano tiene derecho a una vida digna libre de violencia. Lxs privilegiadxs no podemos seguir haciendonos lxs ciegos pues lo que succede ahora en centro america nos puede succeder a todxs.Es una cuestion de tiempo, nada mas. Lo que me sorprendio a acercarme a "migrantes" es nuestra cercania.Unxs se parecen a tal amigo, este a mi hermano, esta podria ser yo...

No hay que esperar a que se espandan tales horrores siguiendo pensando que el mundo esta dividido en tres y que lo que succede en el  "tercermundo" no tiene nada que ver con lo que succede en el "primer mundo".

  Nuestras empresas despojan centro america (y mas), nuestros gobiernos venden armas a paises como México sabiendo que se van a repartir entre maleantes, pandillas y corruptos. Nosotros consumimos cocaina hasta en ambitos militantes por favor! Hombres de todas las clases y etnias se compran mujeres victimas de trata carajo! Todxs compramos en multinacionales. Este mundo es nuestro. Somos responsables todxs de lo que succede a diario en este planeta. De lo mejor como de lo peor.

domingo, 22 de diciembre de 2013

Rolando

Es dificil contar lo acontecido esos tres ùltimos días en el albergue de migrantes de Ixtepec, Oaxaca. Llegamos con una amiga antropóloga para el día internacional del migrante para partecipar en un taller de teatro del oprimido que llevaban dos chicas mexicanas entrañables.
Ixtepec. Me surgio la idea de ir a tocar alli hace casi un año, pasando en autobus de noche por Salina Cruz con una amiga percusionista :"hay que ir al albergue de solalinde a tocar algo". He ido con otra compañera de la cual me separe despues de esta intensa experiencia de hecho.
Llegamos por el taller cansadisimos pues veníamos de Tapachula, Chiapas donde alcanzamos a la cxaravana de -madres de desaparecidxs en migración por México. No dormimos mucho, fueron muchos kilometros en poco tiempo. Tocamos al chile im`provisando, olvidando letras, estribillos y notas con tanta emoción. Una madre me vino a abrazar al final de nuestra representación "Dios me la bendiga". Otra me abrazo, temblaba, el dolor del duelo infinito parecia haberla vaciado de su carne. Nesesitaba este abrazo. Yo no la pude soltar. La acariciaba diciendole que no perdiera la fe, que todo se puede. De echo, la caravana encontro en 15 días a 8 personas! Una de ellas muerta.Lxs demas vivían en México desde años sin que se pudieran contactar con sus familiares. "No tienen internet", "cambiaron la numerotación en Honduras". De los 100 000 migrantes desaparecidos en México, cuantxs estan vivxs? Cuantxs se perdieron por las redes del trafico humano o por los caminos de la vida?

 Entramos al albergue Hermanos en el camino del Padre Solalinde (el dice que no es su albergue que es la casa de Dios, que "El lo hizo todo"). Lucero empieza a hacernos partecipar en un juego. Luego nos vamos a la plaza Garibaldi de Ixtepec a tocar pra llamar a la gente del pueblo. El albergue acoge 800 migrantes al mes. El Padre me dijo haber recibido este verano a 1200 personas en un día... Solalinde es una persona bastante mediática (lo que lo mantiene en vida?), a pesar de esto, la gente de Ixtepec no se atreve a acercarse. Lxs voluntarixs son europeos, Scouts de España (rebuena gente ;-), tres alemanes (guiño a Benjamin) y nosotrxs que llegamos tocando a la puerta sin ninguna organisación. La pieza de teatro trata de la homofobia y de la relaciones de genero. Lo impulso unx migrante trans, Jess, de Guatemala. Muchxs partecipan. Actuan el caso de un padre machote que aprende la "homosexualidad " de su hijo por un vecino etc... Muy interesante. Estan unxs Muxes en el público. La verdad es que reproducen una dualidad de género que no es nada transgresiva pero ver tal actuación en la capilla del albergue de ixtepec por gente que acaban de bajar de la "Bestia" me deja sin voz. El Padre tambien actua (este tipo de teatro consiste en que el público se identifique con un personaje e intente cambiar la situación de opresión en algo mejor).

Un chico toma la palabra, me gusta su sonrisa, su mirada me es muy familiar, la de un amigo muy querido que todavia no conozco. Se llama Rolando, tiene 38 años. Llega desde Guatemala donde lo deportaron desde EEUU donde vivia. una historia surrealista, muy injusto, es la cuarta vez que sube asi, quiere instalar su taller de moto en Mexicali para poder ver a sus hijos que viven en Los Angeles. Perdio 300 000 dolares de herramientas con la deportación... Por a mañana me lo cruzo en las vías donde voy haciendo entrevistas, cantos y fotos de la gente que espera a que succeda algo. Nos vamos a tomar algo en el pueblo, le regalo un juego de cartas de poker. Me enseña unas cosas halucinantes que aprendio en la carcel de migrantes de EEUU (Gracias! ojala leas algun día este post Carnal!). Nos reimos muchola verdad. Nos volvimos como "chien et chat" inseparables, a pesar de las recomandaciones de los del albergue de no crear vinculos con migrantes por mi securidad (es que hay espias de los zetas y todo tipo de canalla por alli), a rolando lo conozco desde siempre.Le cuento tambien mi vida, no escondo nada. Se sorprende de muchas cosas. Yo tambien al escuchar la suya. No tiene sentido que este viajando en tales condiciones, no tiene sentido.

 Creo que la palabra migrante no es adecuada porque invisibilisa la diversidad de la gente que viaja en la "bestia", los uniformisa en una masa que luego se invisibiliza. Rolando es un viajero, un amante de las corridas en motos, del gran cañon y de los amaneceres que ve en el tren. Tamben esta muy jodido por esta pinche nacionalidad que no le otorga ningun derecho y por su ex que lo denuncio a la Migra en USA  para vengarse de no se cual tontería. Tambien, es migrante. Me dice que con 500 pesos encuentra un autobus para llegar a Tijuana. Se los ofrezco. No los quiere, es que hay mucho reten de policía...
Decidimos quedarnos un día mas para pasar mas tiempo juntos antes de que yo me vaya por mi lado, el por el suyo. Vuelvo con la guitarra el día siguiente. Toco todo el día, tengo un muy buen público. Edis, 15 años de Honduras, lo echaron sus padres de casa, lo recogio el Padre. Es un niño que no entiende nada de la realidad en la cual se encuentra. El amigo de rolando, una risa tremenda, tchanclas tres veces mas grandes que su pie, un cubano que conoce todas las de silvio, un tio de 24 años que huye de la Mara, es hermoso, tiene gestos muy bruscos cada vez que alguien se acerca demasiado, es la tercera vez que se sube, tiene una cicatriz en el ojo, pendejos que lo apedrearon cuando dormia en el tren... esta muy asustado, lo buscan para matarlo, no sabe a donde ir, "a donde sea que no sea el salvador, que me deporten a donde sea". Me pide consejos para ir a europa, me faltan estudios de derechos para saber como puede conseguir un permiso de trabajo, la verdad que no se como lo podria ayudar. Hay mujeres tambien, una madre con su hija de dos años, intentan pasar 20 con ellas en el bus de derechos humanos que se va al df. les sacamos fotos estamos todos re emocionados. La migra los pillo a la salida de ixtepec, todos van a pasar la navidad en la carcel...

Les leo Benedetti "Porque cantamos?" y "Defensa de la alegria", les gusta, canto muy abierta. Rolando esta loco por "todo cambia de Mercedes", me la pide, me la pide me la pide y me ayuda sujetando la hoja con las palabras. Es que no consigo aprenderla esta! Hay mujers tambien, chicas jovenes... embarazadas, violadas... y alegres. Le digo a la pequeña que todo se sana, me dice "¿Todo?", si todo ma belle TODO. Le digo que sobrevivir nos hace fuertes, que se puede despues, seguir y ser feliz. Tiene 16, se ha ido sola desde Honduras "el peor pais del mundo".

Hay viajeros jodidos dentro de lxs migrantes, tambien hay refugiados políticos. Artesanos, pescadores. Uno que me cruzo por las vías. "No es casual gúera que se nos acercan a cantarnos canciones!" Tiene 50, se vuelve pa su tierra. Me dijeron de lo que pasa en Verzcruz, ya soy viejo, no me voy a meter alli, me vuelvo a Arriaga pa reencontrar a mi lanchita pues". La noche llega. Estoy recansada y no puedo dormir, tocamos musica en la casa de los scouts españoles. Me acuerdan cosas bonitas de mi vida...Me tumbo. Me peleo con mi compañera, ya no me la aguanto, quiero seguir sola, demasiada arrogancia francesa para mi... espero que encontrara su camino, yo ya no puedo nada por ella. Nesesito luz y alegria carajo! Me subo a un taxi, me odia, me da igual, abrazoa mis españoles y en la estación... me encuentro a Rolando que me espera. Me suben las lagrimas. "No te ibas a ir sin despedirte". Nos abrazamos. Se nota que agarrara el tren de esta noche y que me subire en un bus OCC. Asi es la vida. Jodida la verdad esta noche para el. "Sabes he sufrido mucho, mucha violencia, tu tienes una sangre muy dulce, me ha echo feliz encontrarme contigo con tus canciones, quiero que me escribes en el face por favor"
Como no? como le voy adecir que no. es una de las razones que hacen que me voyesta noche tambien. No quiero volver alli y ver que no esta, y que me digan no se que horror que le va a pasar a este tren . No puedo. No puedo imaginarlo.
"Adios mi amor" me besa rapido como si estuviera despidiendose de su chica en cualquier estacion del mundo. Me subo, tiemblo. a las dos de la mañana. Lloro.

viernes, 20 de diciembre de 2013

Ixtepec

Día internacional del migrante, Ixtepec, Oaxaca.


el albergue màs acogidor del mundo... las miradas alegres y duras, las confusas tambien. las sonrisas. La tremenda esperanza. las amistades crecientes, los cruces de tanto camino. la espera en las vias y el canto regalado, para ustedes, grandes caminantes de la nada. cansados y bellos, sois bellos la verdad, los bolsillos vacillos y los ojos de fuego
yo me quedo asombrada de como nos parecemos todxs, lxs caminantes del cielo. los sueños en la mano, la vida por delante, por delante
hermoso el Padre solalinde y los talleres llevado por transexuales guatemaltecos en la capilla de aire de este oasis de amor y de paz
gracias padrecito, gracias la verdad por lo posible en medio de la muerte
gracias por la luz
tambien las historias increibles e sin sentido de toda esta gente invisible que existe, que vive, que cree, que se sube al tren, que duda, que sigue, a pesar de todo
gracias a los piratas de las carreteras que vencen barrages con decenas de migrantes escondidos bajo tarjetas de derechos humanos
gracias a la vida por estar en medio del desierto
gracias

Ouaiiiiich!!!


lunes, 16 de diciembre de 2013

domingo, 15 de diciembre de 2013

corazón


el corazón, un órgano que sostiene a todos los demás

sábado, 14 de diciembre de 2013

viajando en tu casa

Quiero que conozcas Marseille, le Prado, la Bonne Mère y las callecitas de  Avignon. Quiero que veas Lyon y sus hermosos ríos verdes. Los atardeceres del lago Titicaca, sus vientos violetas y anaranjados. Quiero que conozcas los caminos infinitos de Argentina, sus montes colorados rojos y rojos y rojos. Al infinito. Quiero que descubres los horizontes rumanos, los salares turcos, quiero que conozcas los manantiales de mi Querido sur. Quiero irme a España con vos, quiero sentir el viento de la sierra en tu nuca. Quiero ver el amanecer de las Alpujarras en tus ojos. Quiero tomar un barco con vos. Irme a Cabo Verde y cantar a Cesaria. Quiero que veas los desiertos de Extremadura, el puente rojo de San Francisco, la película de hielo de París acariciar la mañana  (eso ya lo conoces)
quiero que conozcas l'Inde, le Pakistan et les semelles d'Oran Outang. Le taj Mahal, la muralla China y la ciudad sagrada de Lhasa. Quiero que conozcas la mirada del venado cuando sale del invierno, el paso del Cóndor y lo que te hace su mirada al tocar tu espalda, tu pequeña espalda temblante de niña con dos patas. Quiero escribir todos los viajes que voy hacer contigo, quiero sacarles fotos, quiero hacerte el amor en cada lugar riéndome de la rotonditad del planeta que se ríe a su vez de nuestras aventuras para acariciarlo todo.
Quiero viajar con vos.
Quiero viajar con vos.

Cuzco, Perù
el Inti Sol

viernes, 13 de diciembre de 2013

Etre en paix avec ses sentiments, les mains ouvertes, le coeur ouvert. Sans peur, sans douleur.
el cuerpo débil y la vida hirviente por las ventanas.
la felicidad de estos días
simple, sincera, amorosa.

jueves, 12 de diciembre de 2013

La fièvre et le vertige de l'amour qui s'enfuit, se transforme en une spirale qui n'en fini pas de s'ouvrir, de se souvenir.
Je me souviens. Et je tremble de toi, décembre.

miércoles, 11 de diciembre de 2013

oaxaca by night


Écrire, écrire même quand la fatigue, même quand la tristesse, même quand tu me manques. Ecrire sans cesse. Parce que le souffle réside souvent entre les choses. Là où je m'enfuis, là où je cherche quelque chose qui laisse comme un goût de métal dans la bouche, quelque chose d'insaisissable qui détruit les insomnies à grand coup de cafard. Quelque chose d'imprononçable, d'ineffable. Quelque chose qui survie, qui se laisse approcher puis qui s'échappe quand on veut l’attraper. Ce soir, j'ai besoin du bruit des voitures au loin pour cacher ton absence, j'écris pour ne pas pleurer. J'écris entre le regard noir du soupçon et l'espace nouveau qui m’accueille, qui me voit grandir et t'aimer en silence. Chapeau bas. Je cueille des fleurs de camomille et je cherche le sommeil. La lumière est douce comme une nuit de printemps. Je te cherche les yeux fermés. Je tâtonne doucement cette liberté loin de te mains. Et tu me manques. Tu me manques.

 ©Emilie Mourgues

martes, 10 de diciembre de 2013

Oaxaca 4

L'alcool a arraché ma tête. J'ai rampé entre les vers oubliés des plus grands poètes sur le sol d'un bar incontrôlable. La musique a sonné toute la nuit. Les chants Zapotèques ont réveillé les yeux noirs des indiens endormis. Nous avons chanté, ensemble. Je me suis réveillée la vierge de Juquila autour du cou.


domingo, 8 de diciembre de 2013

viernes, 6 de diciembre de 2013

in love


Fandango oaxaqueño


Les corps tapent la planche autour des musiciens qui deviennent à leur tour les danseurs. La séduction est courtoise, les couples se frôlent et les enfants imitent. Le père et la fille démontent la scène, lui, on dirait son frère avec son chapeau à plume, elle, sublime dans sa robe bleue et ses pas firmes, forts, sûrs d'eux. Leurs pas s'accordent à merveille. Puis les nouveaux danseurs chassent doucement le couple qui attire tous les regards. Ils prennent la relève sans concurrence, juste parce que la planche et trop petite pour que tous y rentrent.

jueves, 5 de diciembre de 2013

Gioconda Belli

"No podria vivir si no creyera que la imaginacion puede crear nuevas realidades"

"Je ne pourrais pas vivre si je ne croyais pas que l'imagination puisse créer de nouvelles réalités"
Gioconda Belli, El pais bajo mi piel

Gioconda Belli

"Estaríamos dementes todos nosotros? Que misterio genético hacía que la especie humana trascendiera el mandato de la supervivencia individual cuando la tribu, el colectivo estaba en peligro? Que hacía que las personas  fueran capaces de dar su vida por una idea, por la libertad de otros? Por que era tan fuerte el impulso heroico? Para mi lo que resultaba mas extraordinaria era la felicidad, la plenitud que acompañaba al compromiso. La vida adquiría rotundo sentido, propósito, norte. Se experimentaba una absoluta complicidad, un vinculo entrañable con cientos de rostros anónimos, una intimidad multitudinaria en la que desaparecía cualquier sentimiento de soledad o aislamiento. En la lucha por la felicidad de todos la primera felicidad que uno encuentra era la propia. 

 (que grande!...)

Gioconda Belli, El pais bajo mi piel

miércoles, 4 de diciembre de 2013

Le soleil. Et la solitude qui tape à ma porte, qui me cherche comme le voilier cherche l'horizon.

lunes, 2 de diciembre de 2013

Madres centro américanas recorren México en busca de sus hij@s


 
 Caravana de Madres centro américanas en La Patrona,
Veracruz.

“No es casual que las desapariciones de migrantes continúen siendo una realidad en México. Cuando los responsables de secuestros y otros abusos no rinden cuentas ante la justicia, la impunidad se convierte en garantía de que los abusos se repetirán. No hay mensaje más peligroso que el de la impunidad.”

Perseo Quiroz, Director Ejecutivo de Amnistía Internacional en México.

"Ce n'est pas un hasard que les disparitions de migrant.es soient toujours une réalité au Mexique. Quand les responsables d'enlèvements et autres abus ne rendent aucun compte devant la justice, l'impunité devient une garantie à ce que ces abus se reproduise. Il n'y a pas de message plus dangereux que celui de l'impunité".

Directeur exécutif d'Amnestie International au Mexique

domingo, 1 de diciembre de 2013

Coyolxahqui a pris la forme de Shiva

Coyolxauhqui, la déesse lune démembrée par son frère.


il va falloir prendre soin de soi au milieu du désert, des yeux horrifiés des rescapées. S'accrocher à la lumière sous les paupières, à Benedetti et aux salutations au soleil. Prendre la guitare par la gorge et la plume par la peau, ne rien lâcher à la tristesse de ce monde. Embrasser les vraies amitiés, les chérir comme l'air et avancer, soigner avec le chant et les belles paroles où la douleur a pris racine dans l'espérance.
©Emilie Mourgues


Habra que cuidarse en medio del desiero, de los ojos horrorizados de lxs sobrevivientes. Agarrarse a la luz de los parpados, a Benedetti y a los saludos al sol. Tomar la guitarra por la garganta, la pluma por la piel, no dejarle nada a la tristeza de este mundo. Besar las amistades verdaderas, quererlas como al aire y seguir caminando, sanar con el canto y las palabras donde el dolor se arraigo a la esperanza.

Shiva en colère danse sur l'ignorance.

sábado, 30 de noviembre de 2013

Día internacional en contra de la violencia hacia las Mujeres

Un 25 de noviembre en Oaxaca

por autor EmiSaria

Familiares de victimas y Asociaciones civiles llamaron a una Marcha por la Justicia y una vida libre de Violencia hacia las Mujeres el día 25 de noviembre en la ciudad de Oaxaca, día internacional en contra de las violencias hacia las Mujeres.

  La Defensoría de Derechos Humanos y organizaciones gubernamentales que luchan supuestamente para los derechos de las victimas en Oaxaca no asistieron a la Marcha. Cabe señalar que el articulo articulo 33 de la constitución mexicana prohíbe a lxs extranjerxs el derecho a manifestar, o a participar a cualquier evento político en México. Lo que se traduce en la realidad con la probabilidad de una deportación hacia su país de origen con 10 años de entrada prohibida al país.

El día 25 de noviembre se celebra en el mundo entero pues se supone que no es un delito manifestar para la Justicia y en contra de feminicidios, violaciones, abusos, acosos y violencias de cualquier tipo hacia la altredad, aquí, en contra de las Mujeres. Pero en México es distinto, en México el gobierno ilegitimo paga defensores de "Derechos Humanos" para que se queden en sus oficinas redactando informes sobre victimas que han sufrido un abanico bastante amplio de violencias. La tasa de impunidad es de 98% para los crimen y delitos, 99% para los casos de feminicidios. En estas estadísticas, no caben las desapariciones de migrantes pues no están registradas, tampoco las de los casos que no salieron a la luz.

¿Y eso porque? Porque muchas veces el mismo gobierno  asesina, desaparece, silencia e impune. Sus instituciones son una fachada sarcástica, una mascara que ni siquiera funciona.

   Los familiares llevaban la Marcha con retratos de sus hijas, hermanas, nietas. Fueron mas de 240 mujeres las que fueron asesinadas desde el comienzo del actual sexenio de Cabino Cué en el único estado Oaxaqueño. Cuatro familias que perdieron a sus hijas estaban presentes con unas representantes de 12 organizaciones civiles. Otra familia cuya hija esta presa por ser mujer e "indígena" camino hacia el centro judicial de Ixcotel para dirigirse a los juzgados, ubicado en la agencia municipal de Santa María Ixcotel y esto con el único afán de reclamar "la actuación -muchas veces parcial- de los jueces y que las sentencias incorporen la perspectiva de género."

Bloquearon el periférico con coches. Los transeúntes miraban esta Marcha fúnebre en silencio. Cada vez que se bloqueaba una calle, las madres, los padres explicaban como había muerto su hija y la gran impunidad de la cual cada caso goza a pesar -en la mayoría de los casos- de conocer al asesino.

Los familiares y una miembra de la asociación civil Consorcio tomaron la palabra en la entrada del centro judicial. Nadie les atendió, nadie les hizo caso. Dejaron allí mas de 240 cruces con el nombre cada mujer asesinada y una tumba de cartón por cada una. El patio se convirtió en un panteón de cartón

La poca participación de la sociedad civil, de las organizaciones gubernamentales, la ausencia y el silencio del cuerpo judicial evidencian tanto la falta de respuestas institucionales y gubernamentales como el desinterés del Estado de Oaxaca en cuanto a los feminicidios. Refleja también el fracaso de las políticas de igualdad y de protección hacia las Mujeres en Oaxaca cuando la violencia hacia ellas es una de las mas grandes causas de muerte del Estado y del país. Esto evidencia la ausencia de Justicia en México, la impunidad total de la cual gozan asesinos, la corrupción de lxs jueces y el terrorismo de Estado.
 
Aquí van unos vídeos de las intervenciones de familiares. Cada persona dio la autorización de difundirla en internet a pesar del riesgo de acoso que podría implicar para cada una de ella.






La abuelita de Dafne Denisse Carreño Bengochea, minuto 4


Este caso en particular evidencia la violencia de clase, el machismo y el RACISMO que rigen la sociedad mexicana y, en particular, el estado de Oaxaca.




Asociaciones civiles presentes:

Zoila E. Bengochea, Consorcio para el Dialogo Parlamentario y la Equidad Oaxaca, Colectivo Mujer Nueva, Colectivo Herramientas para el Buen Vivir, Diversidades y No Discriminación, Casa de la Mujer Rosario Castellaños, Grupo de Mujeres 8 de Marzo, La Red Nacional Católica de Jóvenes por el Derecho a Decidir Oaxaca, Campo A.C., Calpulli A.C., Foro Oaxaqueño de la Niñez, Colectivo Mujeres Lilas.

jueves, 28 de noviembre de 2013

Oaxaca 3

Santisima Virgen de las barricadas,
Protegenos

Le soleil bleu

L'amour est une enfant rieuse qui pisse debout à la face du monde. L'homme grenouille presse mon ventre pour que sorte ma voix.

"Canta mi amor, asi, NA TU RAL".

 Il se fiche du tremblement de terre et des cars retournés. Il chante.

miércoles, 27 de noviembre de 2013

Oaxaca 2

J'aime rouler en voiture quand la nuit est tombée. Oaxaca chaotique déglingue les pots d'échappement des vielles carlingues avec son goudron défoncé, ses dos d'ânes invisibles, ses feux improbables.
Oaxaca et ses grandes fresques pour la justice. L'art de ses rues est impressionnant. Le peuple s'exprime à grand cris contre les injustices qu'il subit. Ils ont beau cacher la misère en vidant le centre ville de ses vendeurs ambulant pour gagner je ne sais quel label qui remplira encore un peu plus leurs fouilles de truands, ils ont beau mentir, ériger l'impunité en principe fondamental de leur pouvoir. Ils ont beau mépriser, piétiner, invisibiliser, assassiner, faire disparaitre;  les mexicains, les mexicaines chantent jour et nuit pour la paix, la liberté et la justice. Les couleurs de leurs peintures crèvent tous les écrans du silence. Les disparus, les disparues sont rappelé.es chaque jour à la mémoire de leurs assassins.
Zapata serre la main de Gandhi, du Che et de Frida Khalo. Le quatre portent une crête. Les jaranas vibrent et el son jarocho chante en pleine nuit contre "el mal gobierno".

"No queremos mas sangre, mas sangre no queremos"

martes, 26 de noviembre de 2013

L'amour, la paix... et la liberté.

Aujourd'hui on avait rendez vous dans le centre de migrants de Oaxaca pour jouer. Des quatre migrants de la veille, trois avaient repris leur route. On a décidé de partir à la recherche du curé qui s'occupe du centre. En effet, ce sont des religieux qui accueillent et s'occupent des migrant.es, des jésuites. L'Etat leur permet d'avoir le local. Ils ont le droit de rester trois jours et trois nuits. Certains se reposent à peine et reprennent leur route vers le  nord, d'autres entament des démarches pour résider au Mexique alors ils peuvent rester plus longtemps. Le centre d'Ixtepec est le plus grand de l'Etat de Oaxaca, il est à 5 heures de route, 800 migrant.es y passent chaque années.
On est parties à la recherche de la "Paroquia Cristo Rey" derrière la gare de seconde classe, prêt du grand marché de la central.

 "Tout droit puis à gauche, toujours tout droit"

On s'est enfoncées derrière la gare. Les voitures, les chiens, les taquerias aux eaux troubles, les vendeuses de jicama, les stands où résonne la musique à fond entre les pochettes colorées de DVD piratés... On cherche le toit de l'église, en vain. Derrière un vndeur ambulant et un groupe d'hommes, une ruelle.

"C'est par là"

Une fête. Des couples de danseurs vêtu.es de costume traditionnel colorés dansent, environ 80 personnes sont présentes. La paroisse est petite, simple, peinte en beige et en doré pour imiter les riches églises du centre ville où l'or volé aux gens de cette Terre éblouit dès le seuil. Sur la droite, la Vierge de Guadalupe; sur la gauche, Jésus avec son auréole de lumière. Dans un cercueil de verre, Jésus sanguinolent sous son linceul. Des dizaines de bouquets ornent l'église, les fleurs sont ravissantes.

On demande où se trouve le Père. Un homme d'une cinquantaine d'années s'avance avec son sandwich qu'il me postillone dessus sans avoir l'air de l'ignorer ou de s'en inquiéter. Il porte un chapeau noir, un polo rouge, de vieilles chaussures vernies et un pantalon à pince. On dirait un vieux communiste! Il nous dit qu'on peut jouer là si on veut, sans micro pour ma guitare d'enfant, ça va pas le faire. Il nous serre la poigne. Je lui demande comment on se rend à Ixtepec, il me répond que là bas il y a 800 migrants.

Un vieil homme parle dans un micro qui date d'Erode, les gens ont l'air d'y faire moyennement attention, pourtant, tout le monde a bien compris que le seul lot de la tombola en jeu et une "licuadora". Un beau ruban bleu orne avec malice le carton du gros lot ménager.

Je sors m'acheter une tlayuda, un homme s'approche et me prie de lui en acheter une, il a faim. Il me remercie cent fois, dans ce quartier il n'y a pas de viande, une tlayuda, ça coûte 1 euro... (énorme tortilla avec de la purée d'haricot rouge, de la salade, du fromage et une sauce pimentée à l'ail)

La populace est majoritairement autoctone, des "Indiens" comme on dirait en France. Etre "indigena" au Mexique, ça veut dire être un fantôme. Un être sans aucun droit dont la misère est une malédiction qui se transmet de génération en génération. Je dois changer de place car la femme en face de moi pue la misère, ça me prend à la gorge et je ne peux rien avaler.

Un groupe d'homme en habits traditionnels entre en scène, ils miment "los abuelitos de Michoacan", ils portent des masques rieurs de grands pères, des chapeaux de pailles avec des rubans qui ressemblent assez à ceux que je connais du Chiapas, des cannes. C'est très drôle.

On rentre tous dans la paroisse, le sermon va commencer. L'odeur me fait faire un pas en arrière, une dizaine de "clochards" sont assis où je suis. Les familles entrent aussi, un chien s'est enamouré de mon étui à guitare, il passe entre les fidèles (entre les damnés).

Une musique de fanfare stridente résonne dans la paroisse. Le père s'est vêtu de blanc. Il commence son sermon. "Le règne de Dieu c'est l'amour, la paix et la liberté... c'est très éloigné de ce qu'on vit ici avec toute cette violence, les enlèvements ..." Il dit parle des migrants et de "nos proches aux Etats Unis". Puis recommence la musique. C'est tellement fort, c'est tellement strident que c'est à se demander si ça n'est pas juste pour réveiller un vieux barbu qui a oublié ces gens là depuis sont putain de nuage.

"Si près des Etats Unis d'Amérique et si loin de Dieu" dit le dicton...

A la sortie, un bel orchestre à vent d'enfant nous attend. On s'attend à de fausses notes dissonantes, à une continuité dans le registre. Pas du tout, ça sonne bien, ça sonne même très bien. Le chef d'orchestre est debout sur une chaise vernie, son ombre grandi sur un rideau de scène rouge. Une sourde muette traduit la musique vers un groupe de sourd muet, elle reproduit les fréquence de la musique avec ses bras. C'est magnifique! Au premier rang, 5 filles clarinettistes, elles sont timides face au tuba et aux trompettes masculines qui les appuient. Mais elles sont là, au premier rang. Ils jouent une belle valse. La scène est surréaliste. Une vielle "Indienne" écoute perplexe sous sons chapeau de paille de la costa, moi je me balance sur ma chaise en riant. Les gens sont contents. Ma voisine a gagné la "licuadora", elle est aux anges!

©Emilie Mourgues


lunes, 25 de noviembre de 2013

Oaxaca

El mezcal y el re-encuentro. La amistad se sella, asi de sencillo, a veces basta un abrazo para reconocerse y sentirse companerx. He vuelto. Sentir que este cuerpo es una gran casa a donde me siento bien, a donde puedo acoger gente y sentirme feliz.
He vuelto al feminismo. Por fin, siento que si, estamos conectadas desde el cuidado entre todxs y que es un apoyo gigante en mi vida. Siento el vuelo mas firme pues sé que tengo nidos a donde companerxs me apoyan y me reciben con gusto. Siento que alli-aqui me puedo espresar, puedo subir al escenario tranquilamente y tocar, cantar, leer-me, leernos.

La fiesta empieza, la musica esta fea pero es lo que hay. Empieza el baile, el cuerpo muy seguro me sorprende por su amplitud. Miro al periodista soltar todas sus frustraciones frente a esta sociedad asesina y mientras me repite "100 000 muertos...y si contamos los feminicidios son 100 000 mas" no dejamos que el baile se nos vaya. Porque asi tambien se resiste. Dandole cana a una vida preciosa, a una vida que -sin embargo- no vale absolutamente nada.

Una vida que si, aqui en México late mas fuerte que en ninguna otra parte. Y eso a pesar de la guerra, a pesar de esos ninos fantasmas que no han dormido y ya son las 4 y esperan a que les compramos chicles y cigarillos. A pesar de esos contrastes surrealistas entre rubios pedos e indigenas fantasmas...
A pesar de todo, miro a Pablo descalzado enloquecido con la rabia que tiene por su pais. Miro a esta loca cuyas tetas gritan a este putx mundo :"Me abuurrrooooo!" y mi risa estalla, estalla.

domingo, 24 de noviembre de 2013

Afirmación

Soy feminista, soy viajera, soy lesbiana, soy música, soy antropóloga, soy escritora.

sábado, 23 de noviembre de 2013

Diana y la Golo



a veces la vida pone en tu camino gente que no te esperas. Y vuelven a aparecer en contextos distintos donde la improvisacion rige el ambiente.



viernes, 22 de noviembre de 2013

S.O.S Diagonal



El periódico quincenal independiente español DIAGONAL necesita apoyo y donaciones. Sin prensa libre e independiente, no hay información, sin información no hay conciencia política, sin conciencia política no hay nada -menos un cambio social.

Aquí van los motivos de su campaña de microfinanciación para quien pueda apoyar, va desde 5 euros: http://goteo.org/project/diagonal

jueves, 21 de noviembre de 2013

Encore

C'est à se demander ce que fichent ces textes dans mon ordinateur. Ma vie est un ensemble de textes, de voyages et d'amoures inachevés qui se chevauchent au firmament en laissant des pointillés de partout sur le sol de mes nuits.
Il fait bon. J'aime ce chemin qui semble avoir pris une direction qui me dépasse, comme ça, à la naissance.
Et pourtant, en faisant mine d'en oublier le prologue, les pages s'écrivent et la plume fait ce qu'elle veut. Mon destin s'écrie: "Encore!".

©Emilie Mourgues

miércoles, 20 de noviembre de 2013

viernes, 15 de noviembre de 2013

Mercado de la central

Puede ser que el mercado de la central oaxaqueño sea el más grande del continente. Centenas de puestecitos pegaditos juntitos bajo el calor acumulado por debajo de  techos de plásticos improvisados ofrecen un paisages de colores y un viaje olfactivo inolvidable. No me atrevo a sacar la cámara en este sitio, no por peligro, sino porque mi presencia se nota bastante pues soy la unica güera al kilometro cuadrado.

 "Ey! güera! que buscas? Que te ofrezco?"
"Ey! guüra, por aqui! por aqui!" 

La ausencia de mestizxs y güeritxs en el mercado demuestra otra vez la violencia de las clases sociales y étnicas en México. Es decir que conocen la existencia del mercado pero tienen miedo a los pobres y a lxs indigenas  (que en este contexto es un pleonasma) asi que no se atreven a cruzar la frontera del periférico donde Oaxaca (al igual que muchas ciudades en el mundo) cambia de rostro.

La gente pobre no roba, se buscan la vida desde la madruga hasta la noche. Es la gente más trabajadora con la cual me cruze. Tienen una valentia inestimable que no les oscurce el corazón a pesar de la violencia estatal, social y política que sufren. Basta contestar a las miradas interrogativas y tímidas con una sonrisa franca para sentirse en paz con ellxs.

  Los niños mean en la calle, otros andan en bragas tirandose agua, la vendedora de fruta mira una vieja tele jugando con una antena de otro siglo. Los perros descansan bajo la sombra de coches destrozados. Los hombres me miran mucho, alzo los hombres y me dejan en paz.

El miedo, el racismo, el clasismo, el machismo estallan a este país cuyas posibilidades y riquezas son inmensas.

jueves, 14 de noviembre de 2013

OhMmmmmmmmmmmmm


Instalarse en el Sentir y no moverse de alli.

martes, 12 de noviembre de 2013

Santiago

Por la careterra 40 con Santiago y Choco! 
Don't cry for me Argentinaaaaa


lunes, 11 de noviembre de 2013

Apoyo a Silvia Pérez Yescas

Une défenseuse des Droits Humains menacée de mort à Oaxaca vit cachée depuis 8 mois. Elle protège des femmes et des enfants victimes de violences. Des hommes cagoulés et armés ont tenté de l'enlever avec son fils en janvier 2013. Ils ont réussi à s'enfuir grâce à leurs voisins. Le gouvernement mexicain ne les protège pas. Ci joint une pétition de soutien.



Petición: SEGOB debe cumplir y proteger a Silvia, defensora amenazada de muerte

domingo, 10 de noviembre de 2013

Love love love

Traducción abajo

 L'incroyable lumière oaxaqueña transperse les feuille colorées des arbres en fleurs. Il pleut des anges sur nos têtes nues. Elle fend la tomate entre eux airs de cumbia. Le vieil homme s'assied sur le banc et regarde la scène avec ses yeux qui ne voient plus. Il me parle de ses 55 ans de route pour la compagnie d'autobus ADO. Les moteurs diesel l'ont rendu sourd et sa fille est en Argentine.
"Elle a du passer par ton pays en avion pour arriver là bas non?"


La Golo
en Tutuma, Oaxaca

La increíble luz oaxaqueña atraviesa las hojas coloradas de arboles vestidos con flores. Llueven angeles sobre nuestras cabezas desnudas. Parte el tomate en dos entre aires cumbialeros. El viejito se sienta en el banco a mi lado y mira la escena con sus ojos ciegos. Me cuenta sus 55 años de carretera con la ADO como chófer. Los motores diesel lo volvieron sordo y su hija anda por Argentina.
"Tuvo que pasar por su país para llegar hasta alla verdad?"

 ©Emilie Mourgues

viernes, 8 de noviembre de 2013

La peau

Il y a quelque chose chez ces gens qui palpite entre le monde et la vie. Une place pour la joie, la verdadera alegria de se rencontrer, de se bénir, de se souhaiter le meilleur. Et cela juste parce qu'on est en vie. Le reste n'a d'importance que la valeur qu'on lui porte, un vrai jeu d'enfant qui respire, vraiment par le nombril. Ça chante et ça danse. En fait ça vibre, une douce membrane, une peau humaine entre les choses.

 ©Emilie Mourgues

Aruna y La Golo en Oaxaca

 



jueves, 7 de noviembre de 2013

Donne moi la petite mort

La pénombre et les lueurs infimes de ceux qui se souviennent des autres. Les peuple du Mexique fêtent le retour de leurs morts une fois l'an. La fête dure trois jours. Le 31octobre, les cimetières sont à la fête. Les mariachis sont convoqués et chantent les airs favoris des défunts pendant que leur proches dansent sur leur tombes en buvant, en riant. Les autels sont dressés dans les maisons. Des pans de fleurs oranges, un verre d'eau, le pain des morts, des calaveras en sucres, une belle photo du défunt, une photo où il-elle sourit. Des fruits aussi, beaucoup de fruits, des bougies et de l'encens afin d'ouvrir les portes interdites. 

 un bout d'Autel, Oaxaca de Juarez.

Le premier novembre, c'est le jour des enfants. Ils reviennent. Ce sont les premiers invités. Le deux novembre ce sont tous les autres. Les cimetières sont ouverts à tous. On s'y sent bien, ça nos rapproche, nous, les vivants. C'est chaleureux. On sent qu'il ne sont pas loin, qu'ils sont là. Qu'ils palpitent entre les vivants qui les rappellent. Afin qu'ils se souviennent du chemin, on met des objets qu'ils aimaient sur leur tombe, on la décore bien, on met les boissons, les aliments qu'ils aimaient, comme ça ils ne se trompent pas. Comme ça ils n'oublient pas les vivants.

 Costume traditionnel d'Etla San Augustin, Oaxaca
01/11/2013

Puis la fête commence. Les Indiens d'Etla (province de Oaxaca) sortent leurs costument de grelots et de masques, certains portent aussi des figures d'Halloween, on n'en fini pas de créer, de mélanger les traditions et de les faire siennes au Mexique. On s'en fout tant que la vie tape du pied sur la Terre, tout est permis.
Alors trois fanfares parcourent le village et jouent dans les jardins de toutes les maisons qui ont laissé leurs portes ouvertes. Alors le silence se brise et c'est la folie. Il y a 7 tubas, 10 trompettes et une armées de morts vivants prend l'espace et danse à en réveiller les morts. Les grelots des costumes battent la mesure et la transe commence. Quand on quitte les lieux, certains habitants offre le mezcal, ce suc du coeur des cactus de maguey. Et c'est reparti, en silence jusqu'à la prochaine maison. L'alcool monte et la fête bat son plein. Ça n'en fini pas, ça n'en fini pas de fêter la Vie.

La bringue. "100% panteonero"
Etla San Augustin, Oaxaca 
01/11/2013




miércoles, 6 de noviembre de 2013

La Parca

Le voyage a quelque chose d'indicible, cette peau fine entre les réalités qui se chevauchent, qui rend la narration difficile, comme si rien d’extraordinaire n'était en train de se passer. Et pourtant. Pourtant les couleurs, les odeurs, les histoires et les armes. Pourtant les guitares désaccordées et les chants infinis. Pourtant la lune sourit, les enfants rient dans le patio et les plantes en novembre. Oaxaca. La douceur infinie au milieu du désert. L'oasis coloniale où tout est possible. Surtout les artistes, l'amour, les peintres et les musiciens. Il pleut des tonnes de fleurs sur les morts qui dansent sur nos têtes. C'est à en pleurer de rire d'être en vie. Et ils le savent bien, ils le savent bien. Que leurs squelettes colorés sont un hommage à la vie qu'on leur porte, depuis ce monde illisible qui n'a de sens que celui qu'on lui donne. Les cimetières sont devenus des antres de fête où coule la joie du souvenir, la rica comida et l'envie de se mélanger sur la terre fraîchement retournée de leur départ. Incommensurable présence de ce qui fut, de ce qui reste.


Panteon del pueblo Xoxocotlan, Oaxaca




El pais bajo mi piel

"Un tiempo incólume y eterno habita las ciudades donde nunca pasa nada....Ese apacible romanticismo es ya tan ajeno a mi vida... La agitación de otros lugares me parece mucho más tolerable y estimulante. En esos momentos me di cuenta de que ya nunca me conformaría con el gozo pasivo o los placeres puramente sensoriales, que para mí ya nada podría competir con la euforia contagiosa de los sueños colectivos...."

Gioconda Belli, El pais bajo mi piel, Nicaragua

domingo, 3 de noviembre de 2013

compañera

mi compañera me enseño que amar es cuidar, tarde quasi 30 años en entender esto. Frente a su casa esta escrito
AMAR ES EXISTIR

 (quiero besarte en todos los panteones del país)

¡¡Alberto Patishtán esta libre!!


Après avoir été enfermé 13 ans pour ses opinions politiques sous couvert  d'assassinat de sept policiers qu'il n'a pas commis au Chiapas, le professeur Alberto Patishtán a été libéré hier  à San Cristóbal de las Casas grâce à la forte mobilisation de ses proches et d'Amnestie International.


 "¡Hasta la victoria siempre cabrones!"


 
Héctor Patishtán, hijo del profesor indultado, afirmó que "desgraciademente mi papá no puede  estar aquí pero está de la forma en que más le gusta: con el corazón y el espíritu. Creo que todos nos merecemos mucha alegría el día de hoy: ¡felicidades, compañeros!, ¡sí se pudo! ¡Hasta la victoria siempre!
“A mi padre no lo liberó un indulto, lo liberó el pueblo” dijo ayer su hijo, Héctor Patishtán, agradeciendo a todas las personas que con sus acciones hicieron posible esta victoria.

viernes, 1 de noviembre de 2013

Carlos

Carlos a 23 ans. La première fois que je l'ai vu, il portait une tunique blanche d'infirmier et suppliait de lui ouvrir la porte de la maison où nous sommes hébergées d'un air pressé. Il était 7 heures du matin et je refusais de sortir de mon sac de couchage faisant fis de la sonnette stridente qui perturbait le peu de répis que me laissaient les mosquitos.
Il loue une chambre dans cette maison et vient une fois par semaine de Toluca. Je n'ai pas bien compris pourquoi mais il étudie la médecine d'où son accoutrement. Il se tient très droit et fait beaucoup de manières galantes qui me font beaucoup rire. Ce matin, je me suis excusée pour le loquet fermé et il m'a beaucoup parlé. Son père est mort très jeune et il a dû s'occuper de sa mère très tôt. L'etat de México (autour de la ville) est un des plus violent du pays, c'est à dire qu'il est régit par des bandes organisées qui séquestrent, volent etc... Il doit prendre l'autoroute payante pour venir à México, elle coûte 70 pesos pour faire trente kms (5euro), "Sur la route gratuite tu te fais braquer. Ici, quand tu n'as pas d'argent, tu n'as pas trop le choix: où tu raquettes ou tu te fais dépouiller"
Quand on a 16 ans, le choix est vite fait. Il a braqué des voitures et commencé sa carrière de médecin en faisant des bandages à ses potes qui revenaient blessées de leurs maudites escapades. Il a enlevé des balles, recousu, soigné, fait et vu pleins de choses qu'il n'a pas voulu me raconter. Derrière ses bonnes manières c'était difficile à croire et pourtant... Il a fait le choix de revenir dans le droit chemin pour ne pas se faire crever comme un chien, comme ces dizaines de visages mal photocopiés de disparus qui jonchent les avenues du metro. "Ce gouvernement est tellement mauvais... il n'a même pas été élu, ils nous taxent comme jamais pour construire des routes qui ne verront jamais le jour, ils gardent tout pour eux. Ce jeune con que tu vois à la télé est un pantin, derrière il y a les plus grands truands du pays qui font appel aux bandes organisées pour faire le sale boulot, si tu savais ce que j'ai vu dans mon barrio... Et nous on n'a aucune alternative, tout le monde nous vole, le gouvernement comme les bandes, comme les flics. Il n'y a pas d'issue à cette situation, j'aimerai voir la France avec votre sécurité sociale..."
Ses yeux brillent. Il n'a jamais été à la basilique du Tepeyac alors on a décidé d'y aller ensemble. "Pour moi la religion, c'est très important tu comprends, ça m'a aidé à ne pas devenir un diablito, à devenir bon, à faire le bien, à soigner les gens." Quelle belle étoile tu as Carlos... passer de malfrat à médecin c'est pas donné à tout le monde! Il me remercie. Il est tellement courtois et tellement jeune que le décalage est surprenant avec ce qu'il me raconte. Pourtant, ses yeux brillent d'une belle sincérité.
On va à la basilique, il prie, moi aussi même si je sens tout le poids des mensonges de l'église étouffer une belle énergie puis en rentrant, il m’ausculte. Carlos est très savant, il travaille comme un fou et connaît très bien le corps humain. Il me montre où est mon estomac, mon foi, mes artères. Il a écouté mon cœur et m'a tendu le stéthoscope. Moi aussi j'ai écouté son cœur.

jueves, 31 de octubre de 2013

Del feminismo

Hace tiempo que me quedo callada en cuanto al tema por varias razones y decepciones que no voy a retratar aqui. Creo sin embargo que es tiempo volver, pues ya no estoy tan encabronada con las incoherencias del feminismo (y de las feministas) y creo que es importante seguir escribiendo y formulando convicciones e ideas con las cuales vamos creciendo a lo largo de la vida.
Creo que muchas veces las feministas y lesbianas nos equivocamos de meta y de prioridades. Creo por ejemplo que es un error definirnos en cuanto a nuestra manera de relacionarnos con lxs demas basandonos en la sexualidad o mas bien en el sexo. Por eso creo que es un error definirnos como "monogamas" o "poligamas" (o "poliamorosas" lo que no me parece tan distinto). Estos conceptos me parecen muy obsoletes pues ponen el sexo en el centro de nuestras relaciones cuando no tiene porque ser asi . 
Me parece que cada relacion es muy distinta a pesar de inscribirse en un solo aprendizaje para quien las vive. Me parece que cada relacion se merece su propia definicion, la cual se va creando y definiendo con lxs que la viven a pesar de que a veces se pueda cruzar con otras historias en una misma temporalidad... o no.
Lo que para mi es importante es el encuentro que hago con una persona, o mas bien en lo que me concierne con una mujer (aunque a veces puedan ocurir encuentros "amorosos" con otras corporalidades). Lo que me importa es lo que nos toca en el momento de la vida en el cual nos encontramos. O sea cuales son las cosas que surgen, desde donde surgen, como podemos amarnos, liberarnos y crecer desde estos lugares que son distintos para cada quien (aqui caben tambien los encuentros muy furtivos y meramentes carnales).
Lo que a mi me importa no es tanto la vida sexual de lxs demas sino su sinceridad y su transparencia. Y no hago ningun tipo de concesion con estos temas. La transparencia no significa que lx.s otrx.s tienen que conocer toda mi intimidad, sino que sepan quien soy, que mi voz es una y que no cambia. Lo que me importa no es tanto lo que construimos en un momento dado, sino lo que se queda y lo que dejamos alli.
Para mi, alli reside tanto la verdadera posibilidad de una hermandad, de un lesbianismo y de un feminismo transnacional, transetnico, transmundista, transexual, transamoroso, transtemporal, transespacial y multidimensional; como la posibilidad de crecer como seres amables, amantes, amorosos, carnales y espirituales.

miércoles, 30 de octubre de 2013

Sentir

Les ruines de Teotihuacan sont merveilleuses. C'est beau de revenir ici après tout ce temps. Je grimpe sans me retourner puis je m’assied au milieu des touristes que je ne vois plus, la peau des pieds contre les pierres. Le vent souffle, les nuages dansent et je sens que mes vies concordent ici, en haut de la pyramide du soleil, là où "les hommes se transforment en dieux". Je respire, puis je m'agenouille. En fait, je suis bouleversée, pas triste ni joyeuse, bouleversée et je pleure et je respire et je suis au monde et c'est merveilleux de sentir comme la terre avale toutes nos misères, comme elle nous lave comme ses enfants. De l'intérieur, depuis là où l'on sent en croyant rien n'y comprendre.

Dios viejo del fuego adorado el la cuspide de la piramide del sol en Teotihuacan
 

martes, 29 de octubre de 2013

Georges Christin

Bon voyage tonton Georges!


sábado, 26 de octubre de 2013

"Y a fuerza de partir voy a saber lo que es volver y volver"
Léon Gieco

The Nochtitlan vrombit toujours à la face du monde, les bougainvilliers tapissent les murs effilochés des maisons qui s'appuient les unes sur les autres. J'arrive, encore, et je me sens toujours "chez moi". J'ai l'impression de "rentrer à la maison". C'est très étrange l'attachement que j'éprouve pour cette terre loin des miens... Mais la séparation, ce déchirement physique d'avec ceux et celles qu'on aime, ça signifie aussi se retrouver seule avec soi, un soi tout neuf qui n'en fini pas de grandir et de vous faire vivre, ici, dans mon coeur qui sourit vraiment. Dans les rues de Coyoacan, sous l'épais smog que l'Europe ne connaît pas encore. Je danse après Frida, brûle mes papilles aux piments locaux qui me surprennent toujours. Il fait beau, il fait doux au Mexique. Ca doit être les gens. Cette faune incroyable et imprévisible, cette faune qui ouvre ses bras à qui veut s'y jetter les yeux grands ouverts.
Je vous aime. La distance, ça permet aux choses, aux gens de prendre profondément racine en moi.
  Le voyage n'est pas une fuite, c'est une retrouvaille.


viernes, 25 de octubre de 2013

Las simples cosas

"uno vuelve siempre a los viejos sitios donde amo la vida"


jueves, 24 de octubre de 2013

MERCI la France

MERCI les ami.es, la famille, les belles rencontres sulfureuses. Flav', Marie, maman, papa, la Dan, mamie, la Lule, Lucien, Flo, Dumé, Juju, la merveilleuse Mélanie, ma Kenzouille, Malouk, Mallo, Marinette, Laët, Gamelle, Seb, Karinette, mon Philou, Migue, Dounia, Roque, la Waoudhe, Grand Mich'... et toute la peña.
Vous me réchauffez l'âme et m'accompagnez dans mon immense quête d'amour et de liberté. Je vous emporte dans mon sourire. Je vous aime.
Bénie soit la lumière. Bénie soit la liberté!


miércoles, 23 de octubre de 2013

"Il avait suffi que je décide de reprendre ma route pour que la poussière des habitudes s'efface et pour que je ressente plus vivement  que jamais la puissance des pierres, leur vie muette, lourde et pourtant exaltante. Je découvrais à chaque pas que l'imminence de la séparation ravivait étrangement l'amour que j'éprouvais pour les êtres et les choses, et réveillait en moi un chant profond, d'une force si douce et si abandonnée qu'elle  en était presque insuportable."

Les sept plumes de l'aigle, Henri Gougaud

lunes, 21 de octubre de 2013

L'émotion

L'amour, l'amour, l'amour
C'est souvent embrasser la contradiction. Saisir le regard là où l'émotion est une libération de chaleur explosive.

viernes, 18 de octubre de 2013

jueves, 17 de octubre de 2013

La cercania

El espacio se deshace otra vez. La cercania de otros tiempos, otras distancias, tambien. El idioma tararea, busca trabalenguas, un pequeno bug antes del cambio, del adopto de otra saliva, otras melodias, cercanas, muy cercanas.
Este espacio particular, la tranquilidad y el quiebre de una cotidianidad impropia a mi vida. Es imposible por ahora vivir de otra forma. La ruta sigue por delante, esta vez compartida, con el efecto mariposa de conocer ya lo irreconocible, lo conocible y el abrazo del mundo que limpia, sana, y vlibera todas mis memorias. Creando otras a medidas que la union se efectua fuera y muy a dentro del tiempo, del espacio
de mi casa.

"Cesse de te vouloir autrement que tu n'es. 
Tes misères, tes peurs, tes défauts sont périssables. Ne leur accorde pas  plus d'importance qu'aux nuages qui passent. Ils ne sont rien d'autre que cela. Des nuages. Ne cherche pas la perfection. Qui cherche la perfection se condamne à l'angoisse et à la culpabilité perpétuelles. Défais-toi de ton passé, fils, et de ces sortes d'émotions qui troublent la vue juste. Seigneur! Si je pouvais te déshabiller de tout ce qui t'encombre, comme tu serais beau! Mais je ne peux pas, je ne suis pas le vent. Lui seul sait disperser les brouillards."


 Les sept plumes de l'aigle

miércoles, 16 de octubre de 2013

Le cœur des choses...

"Il estimait que la seule connaissance qui vaille était au dedans des choses, et qu'il fallait aller l'y chercher. De fait, tous les Indiens apprennent dès l'enfance à explorer cet intérieur des choses. Quand une femme aymara donne à manger à son petit, la première cuillerée de sa "masamora", sa soupe de maïs, est offerte à la "Pachamama", la vieille Terre Mère. Ainsi pénètre dans l'esprit de l'enfant l'évidence que cette boule céleste  où nous avons vu le jour  est vivante, qu'elle respire, sent, donne, prend, qu'elle a besoin d'être nourrie. Les Indiens ne soignent pas la terre parce qu'elle est malade, ils la soignent parce qu'elle est leur mère. Ils l'aiment; voilà tout. En vérité, les chamans n'apprennent rien d'autre que cela:  entrer en relation intime avec la vie qui est en toute chose."

Les sept plumes de l'aigle, Henri Gougaud

martes, 15 de octubre de 2013

Chacahua


16 avril 2013, lettre à mon père

"Ça y est je suis calée sur la plage avec une bonne connexion! L’océan est déchaîné,  on peut pas nager mais c'est magnifique! Tout va bien, le Mexique est magique, c'est vraiment un des endroits les plus surprenants que je connaisse avec ses 90 langues officielles, ces milliers de types différents, c'est un truc de fou. On a passé 3 jours dans un bled où les gens sont noirs y'a deux cents habitants, apparemment une frégate pleine d'esclaves a échoué sur ces côtes aux bon vieux temps du triangle d'or et des esclaves se sont échappés, ça m'a fait un choc quand j'ai vu des cheveux crépus! J'avais perdu l'habitude! Des gens supers cool  Un soir on est allées nager dans la lagune pleine de plancton fluorescent c’était magique et en rentrant on aurait dit qu'il y avait une grande fête dans un bar, on est rentré, y'avait un vieux tout seul le cul dans sa chaise en plastique un cigare au bout des lèvres qui écoutait la sique a fond, je lui donnait 75 ans, il en a 95!!! Né en 1918 il est arrive il y a 40 ans ici depuis l’état de guerrerro et n'a plus bougé! On s'est bu quelques mezcals en écoutant son histoire, il boit pas et mange pas de viande, ca conserve putaing!!! Et puis il nous a dit qu'il avait un mec à Barcelone qui venait le voir de temps en temps et qui voulait qu'il le suive en espagne, il lui a dit, "non moi je reste la!" Il m'a grave fait

halluciner le Nono laisse tomber, ils meurent pas du stress ici, c'est des putains de centenaires descendants d'esclaves!!!
Bref, ce voyage est merveilleux, vraiment j'ai bien fait de monter dans l'avion, en vrai j’étais dépressive a cause d'histoires d'amour mal finies,  de conneries de système économique et de discours hégémoniques qui me faisaient me sentir comme une merde et envie de tout brûler alors qu'ici je me rends compte que la vie et grande, qu'elle passe vite et qu'on n'a pas le temps pour les conneries, l'exploitation et la suprématie.
J’espère que tu vas bien et que tu profites des ganaches de Firminy quand tu vends tes clopes, y'a forcement du bon dans tout ça même si la vie de retraité te démange, t'es quand même bien accompagné et tu manques de rien  donc Zen le papounet, zen
Enfin, comme tu peux le lire je suis euphorique, j'ai fait la paix avec moi, avec l’être humain et avec la vie  donc le monde du travail fait bien d'attendre encore un peu!

Je t'aime
ta fille Giblette forever young"