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Mostrando las entradas etiquetadas como Grèce

Kalo Taxidi

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Après avoir décidé de « partager » notre voyage sur Facebook, je me rends compte que ça a suscité toutes sortes de réactions. J’aimerais juste vous dire qu’un voyage est toujours avant tout intérieur et unique, que ce que la Grèce nous a donné chacun.e peut le trouver sur son propre chemin. Qu’avant tout se déplacer dans ce monde demande d’être toujours conscient d’où nous venons et de chez qui nous arrivons. Que si on vous a donné envie d’aller en Grèce vous saurez respecter le pays et ses nobles habitant.es. Que vous consommerez local et que vous ne financerez pas de multinationale ou tout autre entreprise faisant son beurre sur la crise, privatisant plages et villages tout en exploitant les habitants. C’était juste pour éclaircir mes intentions de « partage » de richesses de la vie. Love
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8 avril C’est Pâques! Et les déguisements du tourisme tombent. Aujourd’hui c’est méchoui pour tout le monde, il n’y a plus d’étoiles qui tiennent. La grand mère a pris la réception en pantoufles et donnent de précieuses recommandations aux cuisiniers. La musique résonne et le vin coule à flot. Les gosses jouent. Enfin un moment convivial sur cette île de Santorin vendue au tourisme de masse et aux chinois!!!

Pâques

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6 avril Ce soir c’est vendredi saint de la Pâques orthodoxe. Les églises sont toutes décorées de cierges. Les chants des popes résonnent dans les rues. Les femmes vont vêtues de noir et voilées. L’une d’entre elle me sourit, elle est très émue. J’avoue que même si je ne comprends pas trop le christianisme, ce soir, la fête est vraiment très belle. Ça vibre de partout.
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3 avril Le voyage fait de nous ce qu’il veut. Les vents nous portent vers les abysses de l’imaginaire et du réel . Denise vient de découvrir que La mère d’Homère -Climéne- est fille de l’île oú nous avons échoué hier! Et son fils, le célèbre aède, est enterré là! Les Cyclades sont le berceau de l’imaginaire de notre civilisation et de toute notre littérature!!!!! Les voyages d’Ulysse sont nés ici. Et nous les traversons, 28 siècles plus tard.
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3 avril Le bonheur est intense. Le café chauffe et le soleil se fait chaque jour plus grand. On frappe doucement à notre porte. Irène nous apporte des douceurs, feuilletés et biscuits au citron. Chez elle ça sent toujours bon. J’ai d’abord cru qu’elle était boulangère, mais non, elle prépare la Pâques orthodoxe comme beaucoup de femmes du village et nous régale de ses spécialités. Les hommes, eux, repeignent tout en blanc pour faire honneur à la résurection de Dieu et de la Nature - c’est un peu la même chose. Gaie et chaleureuse, elle apprécie nos efforts pour nous faire comprendre en mauvais grec. Je crois qu’elle nous a adopté!

Kyklades

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Tomber à la renverse

Hôtel Sparti

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On se repose á l’hôtel Spárti du port du Pirée. Vieux et majestueux. Au XIX eme, ces murs servaient d’ambassade á la France. C’est une famille qui le gère. La doyenne finit tranquillement ses jours devant la télé dans la chambre á côté de la notre, porte ouverte sur le monde qui embarque et débarque chaque jour dans sa maison colorée. On a été accueillies chaleureusement, le gérant était très fier de nous montrer l’ancien coffre fort en bois de l’ambassade qui se situe maintenant dans sa réception. De vieilles photos noir et blanc des films qui ont étés tournés ici ornent les murs. L’hôtel Sparti, un hôtel comme on n’en fait plus.
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27 mars La route est belle! On croise plus d’animaux que d’humains. Les chèvres carillonnent dès qu’on arrête le moteur. Les chats gardiens des temples viennent quémander leurs offrandes. On a même cédé le passage à une vaillante tortue plusieurs fois centenaire! Les chouettes accompagnent nos nuits de leur légendaire sagesse. Les aigles planent au dessus des sommets enneigés, fixant leur proie entre les oliviers des plaines. J’observe ce monde grec qui tourne dans la lumière ambrée de l’orient méditerranéen, en savourant la chair neuve d’une orange-papillon bénie des Dieux.

Sparte

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26 mars Les montagnes sont magnifiques, s’enchevêtrent dans la lumière et les hauteurs en arrivant sur la mystérieuse et antique Mystras. Superbe ville fortifiée fantôme, fondée par les Francs dont il reste l’aplomb dominant les champs d’oliviers vallonnés, les arbres de Judée en fleurs et les monastères byzantins. Une véritable merveille!!!!!

Fête nationale

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25 mars Aujourd’hui les grecs sont sur leur 31 pour fêter leur indépendance de la Turquie. C’est la fête nationale. Les vieux conduisent leur petite moto chapelets à la main, chaussures cirés, costumes sombres et moustache impecable. Les enfants sont habillés en tenue traditionnelle. Les femmes ont enfin leur place dans les bars et tavernes d’où elles sont le reste du temps totalement absentes! Les drapeaux grecs flottent dans le ciel gris. L’ouzo, le vin et le café coulent à flots. Ça chante, ça hurle, ça boit et ça fume des grosses clopes. Bon anniversaire ma foi!!
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24 mars Notre voisin a passé 40 ans sur des cargos et connais bien les ports de Nantes, Brest et Bordeaux. Du coup il parle français et il passe sa retraite dans une petite boutique de Loutraki près de Corinthe à reproduire des œuvres mycéniennes et d’autres plus récentes. Un artisan passionné à qui nous sommes heureuses d’avoir laissé l’argent qu’on ne donne pas aux autoroutes 

Dimitris Christoulas

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« Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou  [ 1 ] a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant trente-cinq ans (sans aucune contribution de l’État). Mon âge ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que, si un Grec avait pris une kalachnikov, j’aurais pu être le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne ou, sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la piazzale Loreto, à Milan. » (1) Le général Georgios Tsolakoglou, signataire de l’armistice avec les forces allemandes, fut le premier chef de gouvernement grec sous l’Occupation, nommé par les nazis (30/04/1941-02/12/1942). Son nom en Grèce est synonyme...

Nous sommes tou-tes grec-ques

Alexis Tsipras à Paris Hollande peut devenir "Hollandréou" par Europe1fr Programme de Syriza: europegrece.wordpress.com .. Alexis Tsipras, Jean Luc mélanchon et Maite Mola

Temps du vent mauvais

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La première intention de ce blog était d'être mon cahier de terrain dans lequel je retranscrirais mes expériences d'anthropologue trans-mondiste. Comme les lecteurs et lectrices aguerries ont pu s'en rendre compte, cet objectif a évolué depuis mon retour du Mexique. J'ai continué à écrire sur cette plateforme, y ai publié des choses plus littéraires et intimes, inclut de la musique... Le trans-mondisme est une vaste entreprise! Le voyage se surprend souvent à lui même... lx trans-mondiste n'en fini pas de s'étonner de la perméabilité de ses propres frontières.  Certains ethnologues sont beaucoup plus sérieux. J'ai découvert l'excellent blog de l'anthropologue grec Panagiotis Grigoriou avec émoi. Nous sommes très peu à nous servir de blogspot.com pour faire de l'anthropologie alors même si je ne le connais pas, nous sommes un peu de la même espèce non? Juger vous même:  Greek Crisis. Carnet de notes d'un anthropologue en Grèce

La lettre laissée par le retraité qui s'est suscidé á Athénes.

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Lettre manuscrite du pharmacien retraité âgé de 77 ans qui a mis fin à ses jours sur une pelouse de la place Syntagma, près du Parlement grec, le 4 avril 2012 (via le blog Greek Crisis ).   « Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou (1) a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant trente-cinq ans (sans aucune contribution de l’État). Mon âge ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que, si un Grec avait pris une kalachnikov, j’aurais pu être le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne ou, sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la piazzale Loreto, à Milan. » (1)  Le général Georgios Tsolak...