jueves, 28 de octubre de 2010

buscar las letras en la orilla de los dedos
la insureccion del deseo

Volver a mi piel. Seguirla.
Volver al cuerpo. Volver al papel
Volver.
...
Soltar la presa.

miércoles, 27 de octubre de 2010

Voix

Radio Lilith
Voix de lycéennes et de salariées ...

Donde estàn???


Después de la semana de insurrección que conoció el centro de la ciudad de Lyon (Francia) y la ola represiva y mediática que la siguió, es tiempo replantear el espacio público y cuestionar la “bio-politica” de los cuerpos en resistencia.

A quien pertenece el espacio público? Existe todavia? Como re-apropiarse la calle? Cuales nuestros medios de resistencia?
Pero sobretodo,
Donde estan las chavitas????
La policía ocupa nuestras calles. Los medios invaden nuestras mentes con imágenes y propaganda donde la violencia está siempre representada por hombres (policías o “casseurs”).

Foto publicada por el periodico leones Le Progrès

Esa imagen es la única que encontré en todos los medios de esta semana. Es la única que muestra una chava violenta en primer plano de las violencias urbanas leonesas . Pero estaban en la calle, en minoría pero estaban. Desde los 12 hasta los 20, arrancando retrovisores, disparando policías con proyectiles, insultándolos. No tenían reivindicaciones tampoco porque el país sufre del “diálogo de sordos”. Lxs jóvenes saben que el pacifismo es anacrónico y que el gobierno no les escucha.
La represión fue arbitraria. El cuerpo policiaco separando los manifestantes “oficiales” y los “casseurs” (los que rompen) impidiendo cualquier alianza. Esta alianza que teme este gobierno cuya mano de hierro nos había avisado durante la represión del movimiento social del 2006. Las detenciones fueron sufridas principalmente por las poblaciones “negras” y “árabes” (términos periódicos y policiacos) cuales sufren discriminaciones sistemáticas en Francia.Detenieron también a las chavitas!!! La policía secuestró manifestantes durante horas en la Place Bellecour y deporto la mitad en comisarias según su color de piel.
Mientras los medios se emplean a difundir falsas informaciones para criminalizar las poblaciones de “los suburbios” y inventan motines étnicos; abortan el debate democrático y las voces de las mujeres.
Había que verlas romper cristales con tacones…

lunes, 25 de octubre de 2010

Mais où sont les "casseuses"?


Après la semaine d'insurrection qu'à connu le centre ville de Lyon et les vagues répressives et médiatiques qui l'ont accompagnée, il est temps de repenser l'espace public et de questionner la "bio-politique" des corps en résistance.

A qui appartient l'espace public?
Existe t'il toujours?
Comment se réapproprier la rue?
Quelles sont nos moyens de résistances?
Mais surtout,

Où sont les meufs?


La police occupe les rues. Les médias nous envahissent d'images où la violence est représentée par des hommes (flics ou "casseurs"). A croire que les images de meufs violentes ont été toutes censurées...


Photo apparue dans le journal Le progrès ( à vérifier)

Cette image (haut de l'article) est la seule qui est apparue montrant une fille en premier plan des violences urbaines lyonnaises de la semaine. Comme si les filles n'avaient pas le droit à la violence...
Elles étaient pourtant là. Lycéennes, collégiennes à arracher des rétro et à caillasser la flicailles. Elles n'avaient pas plus de revendications que leurs collègues parce que le pays subi la violence du "dialogue de sourd". Les jeunes savent que le pacifisme est anachronique et qu'on ne les écoute pas.
La répression a été arbitraire, le corps policier s'immiscant entre les manifestants "officiels" et les soit disant "casseurs" empêchant toute alliance possible. C'est la crainte du pouvoir dont la main de fer nous avait déjà averti lors du mouvement contre le CPE. Les arrestations ont surtout touché les populations "noires" et "maghrébines" et... les pt'ites meufs!!! La police a séquestrer les manifestants des heures sur la place Bellecour et en a embarqué la moitié au faciès.

Alors qu'on nous fait croire que les coupables sont les jeunes "issus de l'immigration maghrébine" (Lyon plus), que la banlieue serait descendue sur la ville... on occulte complètement le débat et les voix des femmes.

Il fallait les voir se tenir par les coudes au milieu de tous ces gars...

viernes, 22 de octubre de 2010

"L’émeute n’énonce pas une insuffisance du champ politique qui devrait s’ouvrir pour intégrer de nouvelles revendications, de nouveaux enjeux et de nouveaux acteurs. Nous sommes en présence de quelque chose de plus profond qui dit l’épuisement de l’espace public moderne et des formes d’action collective qui s’y sont déployées, qui vient affronter la nature même du champ politique moderne et son langage"

Alain Bertho, Le temps des émeutes. Bayard. 2009.

jueves, 21 de octubre de 2010

Testo War III



Come on baby give me your hand
Check out the high spots, the lay of the land
Need a little lovin' in a big limousine
Oooh, come on over baby and I'll make you obscene

I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City

All over the city and all of the dives
Don't mess with this place, it'll eat you alive
Got a lip smackin' honey to suck off the jam
I'm on top of the world ma, ready to slam

I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City

[Runnin' Movin'] all over like a jumpin' bean
Take a look at that thing in the tight assed jeans
Comin' your way, now, you might be in luck
Don't you fret boy, she's ready to buck

I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City

I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City
I feel safe in New York City

Ready to make it ??

New York
New York
New York

I feel safe in a cage in New York City

miércoles, 20 de octubre de 2010

Testo War II


Place Bellecour. Lyon.


Imaginons qu'aujourd'hui j'ai 16 ans, Sarko est arrivé au pouvoir quand j'en avais 8. Ma culture audiovisuelle oscille entre GTA et "Secret story". Mon fantasme le plus subversif se résume à Liberty City.
Ma mère a 50 ans et se fait exploiter depuis 30 ans. Mon père lui donne une pension alimentaire pour qu'elle ferme sa gueule. On s'adresse à ma soeur comme à une clocharde quand elle demande du boulot. Son passeport est devenu son meilleur ami.
Effectivement je veux de belles sapes parce que je travaille ma masculinité pour cacher mon appareil dentaire et arrêter de passer pour un bouffon.
Les vieux gueulent pour leurs retraites. Moi je fais des études pour espérer gagner le smic les 40 prochaines années de ma vie. Franchement ça dépasse mon imagination, mon entendement et mes désirs. Les gauchaux s'égosillent pour profiter encore un peu du wealfare state pendant que la droite les traitent de feignasses.
Qu'est ce que j'en ai à foutre? Des revendications??? Des slogans??? C'est ce que les medias attendent de moi??? On va leur montrer avec les potes nos revendications!!!


Place Bellecour. Lyon


Imaginamos que hoy tengo 16 años en Francia. Tenía 8 años cuando Sarkozy llego en el poder. Mi cultura audiovisual viaja entre GTA y emisiones de tele realidad. Mi fantasia la mas subversiva se resuma a Liberty City.


El mundo laboral explota a mi madre desde 30 anos. Mi padre le da una pensión alimentaria para que se quede callada. Para mi hermana, pedir trabajo significa pedir caridad y enfrentarse con paredes. Su mejor amigo es su pasaporte.
Efectivamente, me gusta la moda. Es que estoy trabajando mi masculinidad para esconder este aparato dental que me colgó este cabrón.
Los viejos gritan para su jubilación. Yo estoy estudiando para poder esperar ganar el salario mínimo los 40 años que están por venir. Francamente, supera mi entendimiento, mi imaginación y mis deseos. La izquierda grita para poder disfrutar del welfare state mientras la derecha les sigue insultando de parasitas y huevones.
A mí que me importa??? Reivindicaciones??? Eslóganes??? Es lo que los medios están esperando de mí???? Les vamos a ensenar con mi amigos a esos pendejos nuestras reivindicaciones!!!



martes, 19 de octubre de 2010

La manif qui danse, et celle qui casse


19.10.2010

"
SOCIAL - Il est 11 heures du matin. La rue de la République, artère principale du centre de Lyon, semble avoir été ravagée par le passage de Godzilla. Les voitures sont retournées comme si elles étaient tombées du ciel. Les poubelles brûlent. Les abris bus et les vitrines ont été éclatés par des jets de pierre. Un camion est couché sur son flanc. Plus loin, des boutiques sont pillées. En fait de Godzilla, un millier de lycéens et de collégiens ont envahi le centre ville en fin de matinée. Ils n'ont pas de banderolles, pas de slogans. Juste des cris, se résumant à un appel groupé à la sodomie du président de la République. Et des gestes, ruades par groupes et jets de projectiles sur tout ce qui se casse. Certains posent à côté des voitures renversés tandis que leurs copains les filment avec leurs portables. Ils n'ont pas l'intention de rejoindre le cortège syndical qui part au même moment de l'autre bout de Lyon. Parmi ceux que nous avons interrogé, certains ignorent même qu'il y avait aujourd'hui une journée de mobilisation nationale."


Sans casque ni bouclier

Un ex- officier de la Police Française témoigne lors d'un reportage effectué en 2005 lorsque la politique du Ministère de l'intérieur menée par l'actuel président de la République annonçait déjà de beaux jours à venir...




Testo War


Camino en las calles entre marchas de sindicatos pateticas y motines de pendejos.
Este no es mi mundo.
Veo pollas y pollas buscandose, calientandose, deseandose por toda la ciudad. Por un lado rapados, por el otro con cascos.
Este cabron que vuelve a casa cada noche feliz porque quemaron basuras y coches en barrios populares, que espera las ocho de la tarde a que los medios le ensenan su pinche orgullo escondido debajo de una capucha, que no tiene ningun tipo de conciencia, que solo suena con tomar Sarkozy por el culo...
No es tan dificil hermano, no es tan dificil...

Sueno con Apocalypse Bébe, masturbarme con una bomba lipstick y mandar este pinche pais en el planeta marzo.

Pero cuando vamos a dispararlos con vaselina para que se cojan de una vez!!!



V. Despentes


Je marche dans les rues entres des manifs de syndicats pathétiques et des émeutes de connards.
Ça n'est pas mon monde.
Je ne voit que des bites et des bites qui se cherchent, qui se chauffent, qui se désirent à travers toute la ville. D'un coté les crânes rasés, de l'autres les casqués. Ces demeurés qui rentrent chez eux heureux parce qu'ils ont cramé les voitures des pauvres, qui attendent impatiemment le JT de 20 heures pour qu'on leur montre leur orgueil de merde caché sous une capuche, qui sont dépourvu de tout type de conscience, qui rêvent juste d'enculer Sarkozy...
C'est pas si difficile bande de connards!

Je rêve d'Apocalypse Bébé. Me branler avec une bombe lipstick et envoyer ce pays sur la planète Mars!
Mais quand est ce qu'on va les bombarder de vaseline pour qu'ils s'enculent une bonne fois pour toute!!!


miércoles, 6 de octubre de 2010

FUCK OFF!!!

Je vous invite à lire la pétition du "Collectif pour la condamnation de Sexion d'assaut", groupe de RAP diffusant des propos homophobes qui s'apprête à représenter la France aux MTV Music Awards. Effectivement, si les associations gays ne s'étaient pas penchés sur leurs textes, personne ne l'aurait fait.

A l'heure où on traine en procès des rappeurs type Snipper (que je n'apprécie guère) pour leurs propos anti républicain (la sacro sainte),

A l'heure où la faculté d'anthropologie de Lyon me donne deux avis défavorables en ce qui concerne mon projet de recherche concernant la question de la "féminité" au Mexique sous prétexte que cette question "est tellement vaste qu'elle ne vaut pas la peine de s'y pencher" -ce qui se traduit par le bannissement officiel des questions de genre au sein d'académies dites de "sciences humaines", je pose ouvertement la question:

A QUI PROFITE LA CENSURE???

Femmes en flagrant délit d'indépendance

lunes, 4 de octubre de 2010

Soné que andaba en el mar con un delfin.
Eramos el agua y la luz era de plata. Bailabamos entre el aire y el agua hasta descubrir que yo tenia piernas.
Me dijo que no queria que me vaya pero entendi que tenia que elegir entre dos mundos.

A pesar de mis deseos,
elegi a la tierra.

Me acompano y me espero un ratito en la orilla.
Me quedé mirando el horizonte.

Inexorablemente.

Entendiendo que siempre mi vida se hallara entre los mundos siendo el quiebre y el puente... sin poder caber nunca en uno u otro.

Echandome a la ciprina como uno se echa al mar.





sábado, 2 de octubre de 2010

Performe ton genre!

En castellano abajo

Depuis mon expérience du port de talons class et ma découverte du lesbianisme, les actes performatiques font partis de mon quotidien.

L'appréhension de l'espace maitrisé, déguisée en bourgeoise lyonnaise du 6ème arrondissement, la gueule en queer... ca y est je le crie:

JE SUIS LESBIENNE!!!

Merci Wittig! Car la lesbienne ne fais pas que baiser ou tomber amoureuse: elle vous emmerde! Et c'est sur ce terrain là que j'approuve le mot, la case, la palabre: du cul, on arrive enfin au politique, au gros Fuck!

Effectivement, c'est un terme qu'on m'a toujours collé sans que je le choisisse et que j'ai toujours nié car il s'apparentait uniquement à une sexualité homo figée avec laquelle je n'entretiens aucune relation identitaire.
Cependant, depuis que je connais M. et que j'arrive enfin a comprendre qu'elle est une lesbienne hétérosexuelle (au grand désarrois de ma vie sextimentale de mouche estropiée), nous avons enfin trouver un terrain d'entente et dessinons ensemble les contours de cette relation expérimentale platonique (sisi).

Elle réalise qu'elle n'est pas une femme et de temps en temps on joue au petit couple histoire de semer le trouble parmi les connards! Le trouble dans le genre. Revendiquant l'acte sodomite comme le centre d'une reconstruction possible de tout ce qui doit d'abord s'effondrer (l'hétéropatriarcat), s'emparant du phallus sécateur, nous voici parties à la conquête, à la conquête de l'espace!

What a beautiful friendship Darling! (avec l'accent paquistanais)


Desde mis experimentaciones callejeras en tacones y mi descubrimiento del lesbianismo, los actos performáticos se volvieron cotidianos.La aprensión del espacio dominado, disfrazada de pija leonesa , la boca queer, por fin lo grito:
¡¡¡SOY LESBIANA!!!
Gracias Wittig!
Es que la lesbiana no solo folla o se enamora: ¡les manda al carajo! ¡Que se jodan! Y es esatamente en este terreno que accepto la palabra, la caja, la etiqueta: del sexo llegamos al politico, al Fuck off!
Es un término que me pegaron sin pedirme nada, sin nunca elegirlo, que siempre he negado porque se aparentaba solamente a una sexualidad homo fija con la cual nunca he tenido ningún vinculo identitario.
Desde que conozco a M. -y que por fin entiendo que es una lesbiana heterosexual (por la gran desgracia de mi vida sextimental de mosca manca), encontramos un terreno común que nos permite dibujar los contornos de esta relación experimental platonica (sisi).
Está realizando que no es mujer y a veces jugamos a la parejita solo para sembrar la confusión entre los cabrones! Reivindicando el acto sodomita como centro de una reconstrucción posible de todo lo que tiene que derrumbarse (el heteropatriarcado), apoderándonos del falo podadora, estamos conquistando, conquistando el espacio!
What a beautiful frendship Darling! (con el acento andaluz)