viernes, 22 de julio de 2016

Nice

Les victimes de Nice ont toute mon affection, toute ma compassion. Leurs familles et leurs amis aussi.

J'aimerais dire aux terroristes que je les condamne à l'oubli. Je vous boycotte. Je ne veux rien savoir de vous. Ni votre nom. Ni votre visage. Ni votre histoire. A tous les psychopathes qui se révèlent grâces aux velléités d'une organisation mortifère, colonisatrice, opportuniste et mafieuse; il y a assez de force dans l'Univers pour que vous pourrissiez dans la fosse commune de l'Oubli. Vous n'obtiendrez de moi que le Silence. Vous n'aurez Rien. Rien d'autre.

Après chaque assassinat massif, après chaque "attentat", j'irai aux Musées, j'irai aux concerts, je serai près des gens, je chanterai le soir venu. Je ne vous offrirai pas une minute. La Vie gagnera. Elle gagne toujours.

Vous les médias, vous qui vous accordez le nom de journalistes, vous qui mangez sur des cadavres. Vous êtes coupables aussi. Vous ne respectez rien, vous les Charognards. Vous ne valez guère mieux.

Quant à vous les gominés, vous les gouvernements, vous les "Présidents", vous les "politiques", vous les guerriers. Vous les Assassins du monde. Ne me demandez plus rien. Tout est de votre faute. La Misère et les Guerres c'est Vous, les Morts c'est Nous. Allez donc rejoindre les premiers!

Je ne vous haie point. Je vous nie, je vous bannis de mon Humanité, de mon espèce et de mes morts.

Vous les petits, vous les fantômes, vous les Enfants, vous les assassinés, vous les disparus. Je vous jure que je vivrai vieille. Et je vivrai pour Vous.




Emilie Mourgues.
Photo 11 avril 2015 de Denise Alamillo