Luth, compagnon de ma calamité, De mes soupirs témoin irréprochable, De mes ennuis contrôleur véritable, Tu as souvent avec moi lamenté ; Et tant le pleur piteux t'a molesté Que, commençant quelque son délectable, Tu le rendais tout soudain lamentable, Feignant le ton que plein avais chanté. Et si tu veux efforcer au contraire, Tu te détends et si me contrains taire : Mais me voyant tendrement soupirer, Donnant faveur à ma tant triste plainte, En mes ennuis me plaire suis contrainte Et d'un doux mal douce fin espérer. Louise Labé, Les sonnets XII, Lyon 1555. Disculpenme si no traduzco este poema, es que se trata de un francés antiguo... Louise Labé o "la belle cordière" fue una poeta en mi ciudad y probablemente la primera femenista francesa ;-). Es un poema bastante erótico en cuanto a su luth (guitarra antigua). Es que tengo nueva amante. Se llama Negrita, tiene el cuerpo suave y una voz dulcecita. Me gusta mirarla, cantarla, accariciarla...tocar...