jueves, 31 de octubre de 2013

Del feminismo

Hace tiempo que me quedo callada en cuanto al tema por varias razones y decepciones que no voy a retratar aqui. Creo sin embargo que es tiempo volver, pues ya no estoy tan encabronada con las incoherencias del feminismo (y de las feministas) y creo que es importante seguir escribiendo y formulando convicciones e ideas con las cuales vamos creciendo a lo largo de la vida.
Creo que muchas veces las feministas y lesbianas nos equivocamos de meta y de prioridades. Creo por ejemplo que es un error definirnos en cuanto a nuestra manera de relacionarnos con lxs demas basandonos en la sexualidad o mas bien en el sexo. Por eso creo que es un error definirnos como "monogamas" o "poligamas" (o "poliamorosas" lo que no me parece tan distinto). Estos conceptos me parecen muy obsoletes pues ponen el sexo en el centro de nuestras relaciones cuando no tiene porque ser asi . 
Me parece que cada relacion es muy distinta a pesar de inscribirse en un solo aprendizaje para quien las vive. Me parece que cada relacion se merece su propia definicion, la cual se va creando y definiendo con lxs que la viven a pesar de que a veces se pueda cruzar con otras historias en una misma temporalidad... o no.
Lo que para mi es importante es el encuentro que hago con una persona, o mas bien en lo que me concierne con una mujer (aunque a veces puedan ocurir encuentros "amorosos" con otras corporalidades). Lo que me importa es lo que nos toca en el momento de la vida en el cual nos encontramos. O sea cuales son las cosas que surgen, desde donde surgen, como podemos amarnos, liberarnos y crecer desde estos lugares que son distintos para cada quien (aqui caben tambien los encuentros muy furtivos y meramentes carnales).
Lo que a mi me importa no es tanto la vida sexual de lxs demas sino su sinceridad y su transparencia. Y no hago ningun tipo de concesion con estos temas. La transparencia no significa que lx.s otrx.s tienen que conocer toda mi intimidad, sino que sepan quien soy, que mi voz es una y que no cambia. Lo que me importa no es tanto lo que construimos en un momento dado, sino lo que se queda y lo que dejamos alli.
Para mi, alli reside tanto la verdadera posibilidad de una hermandad, de un lesbianismo y de un feminismo transnacional, transetnico, transmundista, transexual, transamoroso, transtemporal, transespacial y multidimensional; como la posibilidad de crecer como seres amables, amantes, amorosos, carnales y espirituales.

miércoles, 30 de octubre de 2013

Sentir

Les ruines de Teotihuacan sont merveilleuses. C'est beau de revenir ici après tout ce temps. Je grimpe sans me retourner puis je m’assied au milieu des touristes que je ne vois plus, la peau des pieds contre les pierres. Le vent souffle, les nuages dansent et je sens que mes vies concordent ici, en haut de la pyramide du soleil, là où "les hommes se transforment en dieux". Je respire, puis je m'agenouille. En fait, je suis bouleversée, pas triste ni joyeuse, bouleversée et je pleure et je respire et je suis au monde et c'est merveilleux de sentir comme la terre avale toutes nos misères, comme elle nous lave comme ses enfants. De l'intérieur, depuis là où l'on sent en croyant rien n'y comprendre.

Dios viejo del fuego adorado el la cuspide de la piramide del sol en Teotihuacan
 

martes, 29 de octubre de 2013

Georges Christin

Bon voyage tonton Georges!


sábado, 26 de octubre de 2013

"Y a fuerza de partir voy a saber lo que es volver y volver"
Léon Gieco

The Nochtitlan vrombit toujours à la face du monde, les bougainvilliers tapissent les murs effilochés des maisons qui s'appuient les unes sur les autres. J'arrive, encore, et je me sens toujours "chez moi". J'ai l'impression de "rentrer à la maison". C'est très étrange l'attachement que j'éprouve pour cette terre loin des miens... Mais la séparation, ce déchirement physique d'avec ceux et celles qu'on aime, ça signifie aussi se retrouver seule avec soi, un soi tout neuf qui n'en fini pas de grandir et de vous faire vivre, ici, dans mon coeur qui sourit vraiment. Dans les rues de Coyoacan, sous l'épais smog que l'Europe ne connaît pas encore. Je danse après Frida, brûle mes papilles aux piments locaux qui me surprennent toujours. Il fait beau, il fait doux au Mexique. Ca doit être les gens. Cette faune incroyable et imprévisible, cette faune qui ouvre ses bras à qui veut s'y jetter les yeux grands ouverts.
Je vous aime. La distance, ça permet aux choses, aux gens de prendre profondément racine en moi.
  Le voyage n'est pas une fuite, c'est une retrouvaille.


viernes, 25 de octubre de 2013

Las simples cosas

"uno vuelve siempre a los viejos sitios donde amo la vida"


jueves, 24 de octubre de 2013

MERCI la France

MERCI les ami.es, la famille, les belles rencontres sulfureuses. Flav', Marie, maman, papa, la Dan, mamie, la Lule, Lucien, Flo, Dumé, Juju, la merveilleuse Mélanie, ma Kenzouille, Malouk, Mallo, Marinette, Laët, Gamelle, Seb, Karinette, mon Philou, Migue, Dounia, Roque, la Waoudhe, Grand Mich'... et toute la peña.
Vous me réchauffez l'âme et m'accompagnez dans mon immense quête d'amour et de liberté. Je vous emporte dans mon sourire. Je vous aime.
Bénie soit la lumière. Bénie soit la liberté!


miércoles, 23 de octubre de 2013

"Il avait suffi que je décide de reprendre ma route pour que la poussière des habitudes s'efface et pour que je ressente plus vivement  que jamais la puissance des pierres, leur vie muette, lourde et pourtant exaltante. Je découvrais à chaque pas que l'imminence de la séparation ravivait étrangement l'amour que j'éprouvais pour les êtres et les choses, et réveillait en moi un chant profond, d'une force si douce et si abandonnée qu'elle  en était presque insuportable."

Les sept plumes de l'aigle, Henri Gougaud

lunes, 21 de octubre de 2013

L'émotion

L'amour, l'amour, l'amour
C'est souvent embrasser la contradiction. Saisir le regard là où l'émotion est une libération de chaleur explosive.

viernes, 18 de octubre de 2013

jueves, 17 de octubre de 2013

La cercania

El espacio se deshace otra vez. La cercania de otros tiempos, otras distancias, tambien. El idioma tararea, busca trabalenguas, un pequeno bug antes del cambio, del adopto de otra saliva, otras melodias, cercanas, muy cercanas.
Este espacio particular, la tranquilidad y el quiebre de una cotidianidad impropia a mi vida. Es imposible por ahora vivir de otra forma. La ruta sigue por delante, esta vez compartida, con el efecto mariposa de conocer ya lo irreconocible, lo conocible y el abrazo del mundo que limpia, sana, y vlibera todas mis memorias. Creando otras a medidas que la union se efectua fuera y muy a dentro del tiempo, del espacio
de mi casa.

"Cesse de te vouloir autrement que tu n'es. 
Tes misères, tes peurs, tes défauts sont périssables. Ne leur accorde pas  plus d'importance qu'aux nuages qui passent. Ils ne sont rien d'autre que cela. Des nuages. Ne cherche pas la perfection. Qui cherche la perfection se condamne à l'angoisse et à la culpabilité perpétuelles. Défais-toi de ton passé, fils, et de ces sortes d'émotions qui troublent la vue juste. Seigneur! Si je pouvais te déshabiller de tout ce qui t'encombre, comme tu serais beau! Mais je ne peux pas, je ne suis pas le vent. Lui seul sait disperser les brouillards."


 Les sept plumes de l'aigle

miércoles, 16 de octubre de 2013

Le cœur des choses...

"Il estimait que la seule connaissance qui vaille était au dedans des choses, et qu'il fallait aller l'y chercher. De fait, tous les Indiens apprennent dès l'enfance à explorer cet intérieur des choses. Quand une femme aymara donne à manger à son petit, la première cuillerée de sa "masamora", sa soupe de maïs, est offerte à la "Pachamama", la vieille Terre Mère. Ainsi pénètre dans l'esprit de l'enfant l'évidence que cette boule céleste  où nous avons vu le jour  est vivante, qu'elle respire, sent, donne, prend, qu'elle a besoin d'être nourrie. Les Indiens ne soignent pas la terre parce qu'elle est malade, ils la soignent parce qu'elle est leur mère. Ils l'aiment; voilà tout. En vérité, les chamans n'apprennent rien d'autre que cela:  entrer en relation intime avec la vie qui est en toute chose."

Les sept plumes de l'aigle, Henri Gougaud

martes, 15 de octubre de 2013

Chacahua


16 avril 2013, lettre à mon père

"Ça y est je suis calée sur la plage avec une bonne connexion! L’océan est déchaîné,  on peut pas nager mais c'est magnifique! Tout va bien, le Mexique est magique, c'est vraiment un des endroits les plus surprenants que je connaisse avec ses 90 langues officielles, ces milliers de types différents, c'est un truc de fou. On a passé 3 jours dans un bled où les gens sont noirs y'a deux cents habitants, apparemment une frégate pleine d'esclaves a échoué sur ces côtes aux bon vieux temps du triangle d'or et des esclaves se sont échappés, ça m'a fait un choc quand j'ai vu des cheveux crépus! J'avais perdu l'habitude! Des gens supers cool  Un soir on est allées nager dans la lagune pleine de plancton fluorescent c’était magique et en rentrant on aurait dit qu'il y avait une grande fête dans un bar, on est rentré, y'avait un vieux tout seul le cul dans sa chaise en plastique un cigare au bout des lèvres qui écoutait la sique a fond, je lui donnait 75 ans, il en a 95!!! Né en 1918 il est arrive il y a 40 ans ici depuis l’état de guerrerro et n'a plus bougé! On s'est bu quelques mezcals en écoutant son histoire, il boit pas et mange pas de viande, ca conserve putaing!!! Et puis il nous a dit qu'il avait un mec à Barcelone qui venait le voir de temps en temps et qui voulait qu'il le suive en espagne, il lui a dit, "non moi je reste la!" Il m'a grave fait

halluciner le Nono laisse tomber, ils meurent pas du stress ici, c'est des putains de centenaires descendants d'esclaves!!!
Bref, ce voyage est merveilleux, vraiment j'ai bien fait de monter dans l'avion, en vrai j’étais dépressive a cause d'histoires d'amour mal finies,  de conneries de système économique et de discours hégémoniques qui me faisaient me sentir comme une merde et envie de tout brûler alors qu'ici je me rends compte que la vie et grande, qu'elle passe vite et qu'on n'a pas le temps pour les conneries, l'exploitation et la suprématie.
J’espère que tu vas bien et que tu profites des ganaches de Firminy quand tu vends tes clopes, y'a forcement du bon dans tout ça même si la vie de retraité te démange, t'es quand même bien accompagné et tu manques de rien  donc Zen le papounet, zen
Enfin, comme tu peux le lire je suis euphorique, j'ai fait la paix avec moi, avec l’être humain et avec la vie  donc le monde du travail fait bien d'attendre encore un peu!

Je t'aime
ta fille Giblette forever young"



lunes, 14 de octubre de 2013

La vie d'Adèle/ Blue is the warmest color



Hacia tiempo que esperaba una pelicula asi en Francia. Una pelicula del maravilloso Abdellatif  Kechiche (otra vez!) que trata de una historia de amor pasional entre dos mujeres, una historia inspirada del comic Blue is the warmest color, una historia que no cae en la victimisacion, tampoco en el drama, tampoco en todos los cliches que ya conocemos. Una pelicula cuyas escenas eroticas son muy reales y se escapan tambien de la idea que nos hacemos en cuanto a la sexualidad de dos mujeres para dejar lugar al lenguage del cuerpo, de la vida y de las palabras.

MERCI Abdellatif!

Entrevista en ingles:

domingo, 13 de octubre de 2013

"Un cœur sans amour est un écrin sans perle.."

Merveilleuse la récolte du beaujolais chez Martine et Bernard. Les rides du sourire ont creusé des rigoles. Les tensions aussi, entre le père et le fils qui ne reprendra pas l'héritage de ses patriarches. La gentillesse, la bienveillance, le partage, les grands rires, les courbatures. La rencontre. Les belles rencontres des chemins improbables qui viennent, ici, trouver la paix. 
Abdallah, les yeux couleur café, le sourire de celui qui monte les rangées sans plainte, avec ses vieilles chaussures cirées, sa veste de chabani qui a traversé 35 ans d'usine sans tomber jamais son sourire.
Michel l'édenté qui revient pour le plaisir. Rémi et Margot, les amoureux allumés. Mariane, la douce Mariane et la beauté de ses 23 ans. Marine, siempre en mi camino. Luce et son humour débordant, Seb et l'anarchie, les turcs et leur solidarité, les pauses café en poudre, tranche de lard et verre de pinar. Aubin le rescapé en manque d'amour, Philippe qui redescend doucement sur Terre, vers la lumière et la liberté, la liberté.

Gracias a la vida, que me ha dado tanto...

Mes vendanges dans le beaujolais: mixité, ripaille et courbatures.

sábado, 12 de octubre de 2013

Irma Lopez

"Al menos el 80 por ciento de las mujeres indígenas y de poblaciones rurales de Oaxaca son sometidas por el personal médico en las clínicas comunitarias y hospitales a tratos discriminatorios, violencia psicológica, física y verbal durante el control del embarazo y atención del parto, señala Mayra Morales Aldaz, representante de la Red en Defensa de los Derechos Sexuales y Reproductivos (DDSER) en Oaxaca."


Articulo entero: Violencia obstetrica en 4 de 5 mujeres Indigenas, 12 de octubre del 2013 

domingo, 6 de octubre de 2013

Fiesta de los muertos (révisions)



ese fascinante sincretismo...

sábado, 5 de octubre de 2013

Covoiturage libre

Covoitureuse depuis de longues années, je suis assez déçue de ce qu'est en train de devenir le site "blablacar", anciennement "covoiturage.fr". Des frais de transaction bancaires sont apparus, il faut désormais payer en ligne afin d'avoir accès aux coordonnées des covoitureurs.  Un montant élevé de la somme versée lors de la réservation est prélevé lors d'une annulation, cela même si le conducteur trouve d'autres passagers. Les frais sont toujours plus élevés pour les passagers alors que cette démarche est, à la base, citoyenne et en dehors de tout système marchand. Je rencontre de plus en plus de conducteurs sans scrupules qui laisse des passagers aux péages d'autoroute dépourvus de transports en commun... Pour cela, il existe le stop me semble t'il. Je rencontre aussi des gens qui ne partagent pas seulement les frais mais qui se font de l'argent sur les passagers.
Même si je comprends que le site se développe et qu'il crée de l'emploi, qu'il est soumis à des taxes etc... je me sens abusée dans ma démarche de transmondiste écolo débrouillarde et solidaire, et ne retrouve pas toujours l'état d'esprit de partage et de débrouille du covoiturage qui m'enchantait jusqu'alors. Heureusement, je ne suis pas la seule!
Un covoitureur excédé à créer un nouveau site GRATUIT du nom de covoiturage-libre.fr. Les numéros de téléphone sont disponibles et nous n'avons pas besoin d'effectuer de transactions bancaires en ligne, c'est à dire qu'on paie directement le conducteur comme on a toujours fait. Voici un extrait du texte de présentation du site de Nicolas Raynaud, créateur du site.


Texte intégral

"Ce site répond à un besoin devenu indispensable aujourd'hui, permettre le covoiturage facilement et gratuitement. Contrairement au leader du secteur qui a choisi d'imposer un fonctionnement payant à ses utilisateurs, je compte sur ce site pour créer une communauté libre autour du covoiturage."


Nicolas RAYNAUD

Créateur de covoiturage-libre.fr

Président de l'association "covoiturage-libre.fr"


jueves, 3 de octubre de 2013

Aborto libre para mis compas!



Miles de personas manifestaron en Madrid el 27 de septiembre para reclamar las libertades sexuales y reproductivas y defender el derecho a decidir. Realización: Laura Rubio / Montaje: Manuel Bustamante

miércoles, 2 de octubre de 2013

martes, 1 de octubre de 2013

"Regardez autour de vous et regardez vous vous-même: le monde grouille d'assassins, c'est à dire de personnes qui se permettent d'oublier ceux qu'ils ont prétendu aimer. Oublier quelqu’un, avez vous songé à ce que cela signifiait? L'oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire. Pour l'immense majorité des hommes, ce navire se réduit à un rafiot misérable qui prend l'eau à la moindre occasion, et dont le capitaine, personnage sans scrupules, ne songe qu'à faire des économies. Savez vous en quoi consiste ce mot ignoble? A sacrifier quotidiennement, parmi les membres de l'équipage, ceux qui sont jugés superflus.  Et savez vous lesquels sont jugés superflus? Les salauds, les ennuyeux, les crétins? Pas du tout: ceux qu'on jette par dessus bord, ce sont les inutiles -ceux dont on s'est déjà servi. Ceux là nous ont donné le meilleur d'eux mêmes, alors, que pourraient ils encore nous apporter? Allons, pas de pitié, faisons le ménage, et hop! On les expédie par dessus le bastingage, et l'océan les engloutit, implacable. Et voilà, chère mademoiselle, comment se pratique en toute impunité le plus banal des assassinats."

Amélie Nothomb, Hygiène de l'assassin, 1992