viernes, 28 de febrero de 2014

Cuba

Il faudra écrire Cuba et sa nonchalance caribéenne, ses musiciens hors pair qui donnent à chaque note la valeur incroyable de la débrouillardise et du génie. Cuba où le temps se défait au gré des horloges sans aiguilles, des instruments sans cordes. Cuba la Noire, la métisse, la coloniale. Ses rires, ses regards sur un horizon qui semble avoir oublié les vivants. Ces gens familiers, chaleureux, courtois et gentils. Ces gens prisonniers par "la maudite circonstance d'être entourés d'eau", prisonniers du temps, des utopies vieillissantes et de la cruauté de l'Empire. Entre les rires, l'impatience lourde a pris un visage étrange auquel il est difficile de donner un nom. Dictature? La vie quotidienne caribéenne semble le démentir, et pourtant... pourtant ce quelque chose étrange entre les silences et les choses qui s'est installés entre les rêves de vieux débris à l'agonie et  la résignation joyeuse des survivants.

Armando, auteur compositeur de Matanzas et mon père. Armando compose sur le piano de l'église de sa rue qui lui laisse y accéder. Le instruments sont hors de pris et les cordes n'arrivent pas à Cuba...



domingo, 2 de febrero de 2014

«Pepe» Mujica, le Président qui veut recueillir 40 enfants

José Mujica devant sa maison à Montevideo le 25 juin 2013. (AFP)

source: libération 17 décembre 2013

PORTRAIT: A 78 ans, le chef de l'Etat uruguayen est connu pour son franc-parler, son mode de vie très modeste et son refus du protocole.

José Mujica conforte une fois de plus sa réputation. Le président uruguayen a annoncé vendredi vouloir adopter des dizaines d’enfants défavorisés. Selon le quotidien national El Observador, il a déclaré lors d’une rencontre avec des entrepreneurs : «J’ai l’intention de rassembler 30 ou 40 gamins pauvres et de les emmener vivre avec moi.» En 2006, alors qu’il était ministre de l’Agriculture, Mujica avait déjà entamé des démarches pour ouvrir une école agricole dans sa ferme :  «Ma famille, ce sont les enfants des pauvres qui veulent travailler, ce sont eux mes enfants, alors je me suis engagé à faire une école de métiers ruraux […]».

 Le chef de l’Etat élu en 2009 a tenu à préciser qu’il réalisera ce projet d’adoption «quand on lui enlèvera ce costume qui lui pèse». Une référence à son mandat présidentiel qui s’achèvera en mars 2015. A 78 ans, celui que l’on surnomme «Pepe» est célèbre pour sa personnalité débonnaire, son franc-parler rehaussé d’argot typique de la région du Rio de La Plata, mais surtout pour son mode de vie très modeste et son dégoût pour tout ce qui touche au protocole.

 

Botanique et Coccinelle

José Mujica ne vit pas dans le palais présidentiel, mais dans sa propre maison, une vieille ferme de 26 hectares située dans un quartier populaire de la capitale, Montevideo, avec son épouse, la sénatrice Lucia Topolansky. Il s’y adonne à l’une de ses passions, l’horticulture, reverse 90% de son indemnité de Président à des programmes sociaux, et son seul bien précieux est une Coccinelle bleue de 1987.
Ce mode de vie assez inédit pour un chef d’Etat en a fait la coqueluche des médias internationaux, qui l’ont surnommé  «président le plus pauvre du monde». Le réalisateur serbe Emir Kusturica est en train de lui consacrer un documentaire.


 Reportage de la BBC (en anglais) réalisé en novembre 2012.

 

Des années de prison pour activisme

Derrière le look négligé de José Mujica se cache un homme politique avec un intense parcours militant. Il a en effet été un farouche opposant à la dictature militaire qui a sévi dans la «Suisse de l’Amérique du Sud» de 1973 à 1985. Il avait pris les armes en étant l’un des fondateurs du Mouvement de libération nationale-Tupamaros, une guérilla d’extrême gauche. Son activisme lui a d’ailleurs valu plusieurs années de prison, dont onze en isolement total, pendant lesquelles il a régulièrement été torturé.

Des années difficiles qui ont certainement contribué à forger cette simplicité qui lui est singulière. Dans un entretien avec l’AFP, il déclarait ainsi : «J’ai besoin de peu pour vivre. Je suis arrivé à cette conclusion parce que j’ai été prisonnier durant quatorze ans, dont six où si la nuit, on me donnait un matelas, j’étais content».
Son franc-parler et son indépendance d’esprit font prendre à l’Uruguay des décisions très progressistes. En 2013, le pays a légalisé le mariage homosexuel à une très large majorité. La semaine dernière, il est devenu le premier pays à légaliser la culture et la vente de marijuana. Une réforme lancée et soutenue par «Pepe Mujica» qui voit dans cette nouvelle décision avant-gardiste une «expérience pour le monde».

Mathilde SAGAIRE

sábado, 1 de febrero de 2014

Solidarité avec les espagnoles!

Mobilisation en France et en Espagne contre la loi de Gallardon (fils d'un franquiste) qui limite sévèrement l'accès à l'avortement pour les Espagnoles. Aujourd'hui elles et demain? Le fascisme pousse comme une mauvaise herbe sur tout le continent, nos grands parents en ont payé les frais et les femmes sont toujours les premières cibles. Les opposant.es aux études de genre en France (qu'ils appellent théorie?)exigeront bientôt la même chose pour nous qu'en Espagne. La peste n'a qu'une couleur et elle est brune (relire Camus et Simone de Beauvoir c'est urgent). Si on m'avait dit qu'à 30 ans je devrais défendre l'avortement et me battre pour la reconnaissance de la construction socio culturelle de mon identité de "femme" et de ma sexualité je ne l'aurais pas cru!!!