viernes, 17 de junio de 2016

El matrimonio igualitario sirve.

No hubiera imaginado jamas que el matrimonio gay nos iba a ayudar tanto.

 Lo hicimos por amor y por precariedad, las dos cosas iban de la mano y ni lo pensamos, fuimos a pedir derechos al Estado Frances. Nos los dieron gracias a la lucha de unxs cuantos. Nunca olvidare el nombre de Christiane Taubira. Esa mujercita negra que puso las manos en el fuego para nosotrxs, que fue agredida y discriminada como nadie por ello. Esa decendiente de esclavos que declamaba Aimé Césaire y Gontran Damas en el hemiciclo fascista frances.

 Empezamos una lucha cotidiana con la buracracia rudisima para poder obtener una carta de residencia a mi esposa. Citas en lugares inalcansables cumpliendo con requisitos muy dificiles. Lo logramos gracias a nuestra Bella Locura, a unos cuantos funccionarios rebeldes y a nuestros 4 ovarios. Hemos dejado de comer, hemos dejado de dormir. Nos hemos cagado de miedo en la clandestinidad. Nos hemos peleado, hemos discutido cuando no podiamos mas. sin embargo anio tras anio, renovan la carte de séjour de Denise. Un anio en paz. Cada vez. Con sus sellitos caros. Un anio de "sursis".

Esos dos ultimos anios, he perdido bastantes "amigos" cuya homofobia se expreso sin complejo. Reacciones increibles. Hoy nos atacan en mi trabajo. Agresiones verbales, acoso, situaciones de violencias irracionales. Me prestan un alojamiento en mi lugar de trabajo, mi esposa duerme conmigo. Una tipa no lo aguanta. Me humillia. Revienta mis nervios a diario. En la lucha tengo muy poco apoyo, la puta hierarquia no responde cuando lo tendria que hacer. Les tengo que recordar la ley, que aguarles por los huevos para que se pronuncien a nuestro favor y que hagan su puto trabajo. No tengo nada que perder. Me siento como un guerrerro iroqui atacando solo con su pobre hacha de geurra... lanzandose contra una pared.

 Sin el matrimonio, sacaban a mi puce. Sin la ley, me hubiera ido. Hubiera perdido mi trabajo.

He estado gritando con un chingo de feministas a lo largo de mi vida. Me he cagado en todos los Estados y en todas las intituciones. Milite por la abolicion del matrimonio en general. Hay que tener muchos privilegios para defender tal postura...

El matrimonio igualitario sirve. Si eres precaria sirve. Si eres sudaka sirve. Si eres vulnerable sirve. Si estas jodida sirve. Si te quieren muerta sirve.

Es un arma increible. Cuando estoy por derrumbarme frente a tantas discriminaciones, resulta que sigo en pie. Y es gracias a los derechos.


13 de junio del 2014 en Lyon France.

viernes, 3 de junio de 2016

Ils peuvent bien aller se faire enculer!

El Sur. Querido. Isimo.
Les gens arrivent par cargos à la recherche du soleil, de l'accent qu'ils moquent. Les plages se défendent. Le vent. Le Mistral. Mistral. Ils ne te connaissent pas, te méprisent souvent.
Moi je t'aime, parce que tu les remet à leur place. Tu les chasse et leur fait regretter leur grand Nord tout carré.

Souvent j'ai la sensation de vivre sur une Terre colonisée. Une Terre colonisée par les Cons qui débarquent en masse. Ceux qui me demandent "d'anticiper" les choses, d'admirer leur connerie, leur "musique" pourrie. Je les regarde. Je les vois tous les jours derrière mes lunettes épuisées. Les conversations vides. Le travail est épuisant. Pas en lui même, mais ce qu'on a fait du travail. Tous ensemble. Une Merde. Parce que cet "ensemble" est un mauvais pastiche qui ne supporte pas l'odeur transpirée d'une femme qui n'aime pas la testostérone du monde... et qui les emmerde.
Celle que la poésie a laissé fuir le temps de sa jeunesse. Un cadeau au néant, à son amour qui souffre des genoux. 
"Je te prie" dit la chanson. Rares sont les conscients, les aimants, les bienveillants, les libres, les sages, les sauvages, les fous. "les assoiffées d'Azur". Rares sont  les amis ici. "La route est longue, à perte de vue"  et je me repose sous les néons de zones comerciales quand l'Etat m'appelle au "garde à vous".

Dans ma mémoire je me souviens que le Monde existe.

Alors je m'en fous, je sais qu'il me reprendra par la taille et que je finirai dans une caravane pleine de musique avec des gens qui parle pas. Des gens qui disent, qui aiment, qui jouent, qui savent la beauté du silence. Je sais que je mourrai en riant, "le vent m'emportera".

J'aurais tous les gens qui vivent dans mon coeur.

Ceux qui vivent tellement  dans le temps qu'on dirait qu'ils sont hors de lui. ça, L'absence chez nous, c'est "être" chez les autres (estar). L'alcool se mêle à ma fatigue. J'ai l'impression de rêver au paradis.
Tout est magnifique, et tout est mort.