miércoles, 12 de diciembre de 2018

Entre femmes: Parcours de mères lesbiennes de l'immigration et des quartiers populaires



Deux militantes de Femmes en lutte ont participé à ce podcast et raconte avec pudeur, humour et résilience, leurs histoires de mères lesbiennes de l'immigration et des quartiers populaires.  Hanane, franco-marocaine, et Sy, franco-hmong, témoignent de leurs parcours de combattantes pour assumer leurs amours et fonder leur famille, tout en affrontant la galère sociale et le racisme. On y comprend mieux leurs luttes pour avoir un bébé avec PMA. Elles assument la vie de combats sur tous les fronts qui les attendent. Mais aussi la fierté d'élever leur famille dans le 93, où elles vivent, militent et travaillent.

sábado, 24 de noviembre de 2018

L'indignation française


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Dix ans après la dernière crise du capitalisme en date, plusieurs mouvements populaires ont émergé dans les pays occidentaux pour crier leur « ras le bol » aux élites de leurs pays et pour dénoncer les inégalités sociales.

En 2011, le mouvement des Indignés enflammait l'Espagne, inspiré par les révolutions des printemps arabes et par le mode d'organisation des grecs de la place Syntagma. Lancé sur internet par huit jeunes dénonçant le manque d'horizon que leur offrait le futur d'une société jetée à la rue par le surendettement et le chômage, le rassemblement spontané du 15 mai 2011 a donné lieu à des occupations de places de villes pendant trois mois. 8 millions d'espagnols de tous horizons sont sortis dans les rues sur une population de 45 millions d'habitants pour demander qu'une démocratie réelle voit le jour, dénonçant les plans d'ajustements structurels de la Troïka (Banque Centrale Européenne, Commission Européenne et Fonds Monétaire International) et l'accaparement des richesse par une minorité.

L'indignation s'est exprimée sous diverses formes similaires dans les pays du sud de l'Europe et jusqu'au USA (Mouvement Occupy). Des millions de citoyens se sont organisés sans partis politiques ni syndicats et se sont mobilisés pendant des mois, créant de nouveaux modes d'auto-organisation citoyens et pacifistes. Mobilisant l'intelligence et le savoir faire des étudiants, des salariés, des retraités, des femmes au foyer et des chômeurs. Ils ont gagné l'opinion, bien que le système économique et politique n'ait guère tremblé.

Après l'échec de la bataille des syndicats et du mouvement des Nuits Debouts contre la loi travail de 2016, le mouvement des gilets jaunes est inédit en France. Parce que c'est la première bataille citoyenne qui émerge suite à la difficulté de se procurer une matière première que la France ne possède pas.

C'est la première fois qu'on voit des milliers de gens se disant apolitiques s'organiser en masse sans le soutien des centrales syndicales pour leur pouvoir d'achat, contre les taxes et le gouvernement. Dans leur majorité, il s'agit de manifestants qui travaillent et qui s'appauvrissent, qui vivent dans des zones où l'Etat providence disparaît peu à peu. A l'inverse des diverses mouvements des Indignés, le mouvement des gilets jaunes est périurbains et rural. La question de l'injustice fiscale est sur toutes les lèvres. Le sentiment de faire partie des 99% qui subissent l'enrichissement des 1% gagne du terrain.

Ce mouvement génèrera t'il vraiment une conscience de classe ? Ou participera t'il à la fragmentation de la société précarisée? 

En pleine campagne pour les élections européennes, l'appel au blocage des routes le 17 novembre a été surmédiatisé par des chaînes d'information en continue avant même qu'il n'ait lieu; contrairement à d'autres mouvements sociaux autonomes et citoyens qui ne sont pas couverts médiatiquement. L'infiltration et la manipulation du mouvement par l'extrême droite française est évidente. On a vu s'exprimer la colère de certains manifestants sur des « minorités » : actes racistes, homophobes, délation de réfugiés etc... On a vu de sinistres personnages enfiler le gilet jaune et se fondre dans la masse. Ce n'est pas un hasard que Frank Buhler, ex "Debout la France", appelle à manifester à Paris en même temps que la manifestation annuelle contre les violences faîtes aux femmes du 24 novembre. On connaît les positions de l'extrême droite quant à l'émancipation des femmes.

Etant un mouvements très disparate, les revendications sont confuses et peinent à s'articuler. Les manifestants scandent « qu'ils ne veulent plus payer » de taxes et expriment à juste titre leur sentiment d'être méprisés par une élite déconnectée de leurs réalités économiques et sociales. Pour l'instant, les gilets jaunes ne remettent pas en cause les fondements de la société capitaliste et néolibérale en place. Ils expriment de la colère quant à la baisse de leur pouvoir d'achat.


De nombreuses personnes se questionnent quant à leur participation au mouvement sans qu'aucune critique de fond ou revendication collective d'émancipation n'émergent. Que faire de tant d'indignation?

Au delà de la question sociale, le conflit actuel pose la question de la dépendance par rapport à la voiture, de l'autonomie des citoyens et du pays par rapport aux énergies fossiles. Des solutions existent pour refaire vivre les campagnes mais ne sont pas appliquées car elles ne sont pas bénéfiques aux multinationales qui gouvernent les gouvernements. 

A l'heure où nous connaissons une crise écologique sans précédent et que des technologies « propres » voient le jour, comment penser collectivement la transition écologique et la redistribution des richesses? Comment survivre dans un monde néolibéral mondialisé? Comment vaincre l'individualisme qui nous a complètement isolés de nous même et des autres?

Les agriculteurs se suicident en masse, les maladies dues aux pesticides se multiplient, les pics de pollutions atteignent des records dans toutes les villes. Le taux de chômage ne recule pas, les salaires n'augmentent pas et même diminuent pour certains. La reconversion écologique de notre société pourrait être une véritable sortie de secours à « la crise ». La France est un pays très dépendant des autres. On exporte 99% du pétrole qu'on consomme, on ne produisait que 8% de notre alimentation en 2006...

Les gilets jaunes ont bloqué les routes et leurs usagers. C'est un premier cri de détresse. Pour se faire entendre, il faudra aller plus loin que les Champs Elysées. Les urnes sont devenues des trous béants.  Les syndicats en ont l'expérience, il faudra bloquer l'économie: bloquer les ports et les raffineries, boycotter les multinationales. Il faudra se politiser, mettre des mots sur les systèmes d'exploitations, comprendre les rouages du capitalisme. La colère populaire est compréhensible, mais, à qui servira vraiment ce mouvement? Aux pauvres?  

 Les revendications pour plus de pouvoir d'achat individuels ne suffisent pas dans un monde qui s'effrite.








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martes, 30 de octubre de 2018

Soleil cherche futur

Je bois du vin dans mon lit en écoutant le plus grand poète de ce pays encore vivant et je crie de rage et de larmes :SOLEIIIIL, SOLEIIIIL. Le monde est en friche, les fachos gagnent l'Amazonie et en for intérieur, je placarde des bombes, je tire tout ce qui bouge, les Marine, les Salvini, les Trump, les Bolsosamère, je cracherai sur vos tombes (comme disait l'Autre)

miércoles, 19 de septiembre de 2018

Libre - Cédric Herrou


Les cris de nuit ont disparu.
Les faisceaux lumineux violant la douceur de la nuit ont disparu aussi.
La chasse à l’Homme est terminée. Les gendarmes s’ennuient, ils se demandent à quoi ils servent. Le teint dépressif, ils sont assis là, nuit et jour, à regarder dans le vide, à observer aux jumelles mes poules à la recherche d’un vers ou, par manque de sauterelles, un brin d’herbe épargné par la chaleur de l’été.
Tchen le gros chien noir a cessé d’aboyer. Elle aussi est triste. La nuit est calme comme avant, l’avant-tourmente, l’avant quand tout était normal. Plus de gamins arrivant comme le vent sans prévenir, après des mois voire des années d’errance entre guerres, mers et déserts. Je n’ai plus de regards venant d’Afrique étincelés par la volonté de vivre. La sensation de réconfort de les savoir arrivés chez moi sains et saufs a disparu. Le plaisir que ces gamins aient réussi à déjouer comme un jeux d’enfant les contrôles policiers, les caméras infra-rouges, les militaires, la Méditerranée.
Ils étaient pour l’Europe bien trop proches. Ici, chez nous, sur nos terres, il était facile de dénoncer, d’humaniser ces flux, ces flots, ces migrants, ces personnes. Il était facile de donner un prénom, un sourire ; il était facile de se battre pour eux, avec eux, grâce à eux.
Le tour est bien joué, plus besoin de sévir à Vintimille, à Menton ou ici dans ma vallée.
Le flux, les flots, les sourires, les yeux étincelants d’avenir resteront loin. Les larmes salées sont désormais leur univers. Je les imagine calmes sans bouger, le regard profond, cherchant le fond. Là-bas plus de sens, plus d’envers ni d’endroit, plus de haut ni de bas. Là-bas plus de larmes, plus de guerre, plus de torture, là-bas tout est calme.
L’Europe aura trouvé la solution ; loin des yeux, loin du cœur. Le flux restera au milieu des flots. La mer étouffera peut-être notre silence. Ma mer, celle de mes frères Italiens, Tunisiens, Portugais ou Marocains n’aura plus jamais la même odeur. Je suis né proche d’elle, j’ai grandi avec elle, maintenant quand je la goûte elle a le goût des larmes, je ne sais pas si c‘est elle qui pleure ou bien si c’est moi, ou alors est-ce les larmes de ses nouveaux enfants morts dans l’indifférence. Ma pauvre mer est accusée d’avoir noyé une partie de l’Humanité. Elle est suspectée de crime contre l’Humanité.
Ma mer, les jours passeront et je continuerai à te défendre, tu resteras pour moi ni complice ni coupable, tu resteras témoin de l’indifférence. Je garderai la conviction de ton innocence mais je ne pourrai plus me laisser porter par ta douceur, ni me laisser bercer par tes vagues, elles sont pour moi la résonance de ces dizaines de milliers de cœurs éteints, de ces poumons gorgés de toi.
Prends soin de moi, venge toi tant que tu pourras, même sur moi si tu le veux, avale moi, broie moi, mélange moi à toi, montre nous que tu es notre mer à tous, que ton rôle est de nourrir l’Humanité non de l’avaler.
Je sais que tu en as vu d’autres, je sais que tu connais mes semblables mieux que moi, je suis désolé de ne pas avoir ton calme ni ta sérénité. J’aurais voulu être toi, j’aurais voulu être tes vagues violentes pour recracher ces milliers de corps en décomposition sur les responsables de ce crime contre la Vie. J’aimerais que l’odeur putride embaume ces hommes gris aux sourires froids, j’aimerais enduire de viscères en décomposition ces députés, ces ministres, et ces préfets. Ici l’odeur est bien trop douce pour eux. Le monde est injuste, les coupables aux mains propres se déculpabilisent avec cette devise « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », mais la misère je la vois dans leurs yeux, ils sont la misère-même, la misère capable de tuer une partie de l’humanité, le sourire aux lèvres. Votre effroyable cynisme rend l’Humanité hideuse. Un jour nous vous jugerons en espérant que nous ne devenions pas comme vous car malheureusement vous n’avez pas le monopole de l’ignominie.
Cédric Herrou

viernes, 10 de agosto de 2018

Marseille l'été


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Marseille l'été c'est le contraste de la pauvreté au soleil et des groupes de touristes qui haranguent les rues du centre. Les plages où débordent les égouts après l'orage du mois d'août sont interdites à la baignade... le matin. Les africains se baignent toujours le long du fort Saint Jean. Ce soir, y'a match. Des petits aux grands, tout le monde est en bleu et blanc. Les couleurs de la Bonne Mère sont devenues le drapeaux de la nouvelle religion. Le foot, c'est ce qui restent à ceux qui ne partent pas en vacances. On fait la queue pour payer l'essence, les gens sont familiers. Des arabes achètent de l'eau fraîche aromatisée. Un petit s'est fait payé une sucette par le gars devant moi, son papi a du mal à l'accepter. Mais c'est de bon cœur, alors il sort et s'écrie :  « Bonne soirée les jeunes, allez l'OM ! ».



domingo, 24 de junio de 2018

miércoles, 30 de mayo de 2018

Kalo Taxidi


Après avoir décidé de « partager » notre voyage sur Facebook, je me rends compte que ça a suscité toutes sortes de réactions. J’aimerais juste vous dire qu’un voyage est toujours avant tout intérieur et unique, que ce que la Grèce nous a donné chacun.e peut le trouver sur son propre chemin. Qu’avant tout se déplacer dans ce monde demande d’être toujours conscient d’où nous venons et de chez qui nous arrivons. Que si on vous a donné envie d’aller en Grèce vous saurez respecter le pays et ses nobles habitant.es. Que vous consommerez local et que vous ne financerez pas de multinationale ou tout autre entreprise faisant son beurre sur la crise, privatisant plages et villages tout en exploitant les habitants. C’était juste pour éclaircir mes intentions de « partage » de richesses de la vie. Love


8 avril

C’est Pâques! Et les déguisements du tourisme tombent. Aujourd’hui c’est méchoui pour tout le monde, il n’y a plus d’étoiles qui tiennent. La grand mère a pris la réception en pantoufles et donnent de précieuses recommandations aux cuisiniers. La musique résonne et le vin coule à flot. Les gosses jouent. Enfin un moment convivial sur cette île de Santorin vendue au tourisme de masse et aux chinois!!!


Pâques

6 avril

Ce soir c’est vendredi saint de la Pâques orthodoxe. Les églises sont toutes décorées de cierges. Les chants des popes résonnent dans les rues. Les femmes vont vêtues de noir et voilées. L’une d’entre elle me sourit, elle est très émue. J’avoue que même si je ne comprends pas trop le christianisme, ce soir, la fête est vraiment très belle. Ça vibre de partout.


3 avril

Le voyage fait de nous ce qu’il veut. Les vents nous portent vers les abysses de l’imaginaire et du réel . Denise vient de découvrir que La mère d’Homère -Climéne- est fille de l’île oú nous avons échoué hier! Et son fils, le célèbre aède, est enterré là! Les Cyclades sont le berceau de l’imaginaire de notre civilisation et de toute notre littérature!!!!! Les voyages d’Ulysse sont nés ici. Et nous les traversons, 28 siècles plus tard.


3 avril

Le bonheur est intense. Le café chauffe et le soleil se fait chaque jour plus grand. On frappe doucement à notre porte. Irène nous apporte des douceurs, feuilletés et biscuits au citron. Chez elle ça sent toujours bon. J’ai d’abord cru qu’elle était boulangère, mais non, elle prépare la Pâques orthodoxe comme beaucoup de femmes du village et nous régale de ses spécialités. Les hommes, eux, repeignent tout en blanc pour faire honneur à la résurection de Dieu et de la Nature - c’est un peu la même chose. Gaie et chaleureuse, elle apprécie nos efforts pour nous faire comprendre en mauvais grec. Je crois qu’elle nous a adopté!


1er avril

Ivre de raki, la musique du vent bleu des gens d’ici frappe mon cœur. Je ne veux plus rien. Plénitude et gratitude infinies.


«En même temps, une légère brise qui s’était levée, piquante à respirer, commençait à marbrer par endroits la surface des eaux mortes; elle traçait sur le luisant miroir des dessins d’un bleu vert, qui s’allongeait en traînées, s’étendait comme des éventails où se ramifiait en forme de madrépores; cela se faisait très vite avec un bruissement, c’était comme un signe de réveil présageant la fin de cette torpeur immense. Et le ciel, débarrassé de son voile, devenait clair; les vapeurs, retombées sur l’horizon, s’y tassaient en amoncellement de ouates grises, formant comme des murailles molles autour de la mer. » 

Pierre Loti, pêcheur d’Islande, 1886


Kyklades

Tomber à la renverse


Hôtel Sparti

On se repose á l’hôtel Spárti du port du Pirée. Vieux et majestueux. Au XIX eme, ces murs servaient d’ambassade á la France. C’est une famille qui le gère. La doyenne finit tranquillement ses jours devant la télé dans la chambre á côté de la notre, porte ouverte sur le monde qui embarque et débarque chaque jour dans sa maison colorée. On a été accueillies chaleureusement, le gérant était très fier de nous montrer l’ancien coffre fort en bois de l’ambassade qui se situe maintenant dans sa réception. De vieilles photos noir et blanc des films qui ont étés tournés ici ornent les murs. L’hôtel Sparti, un hôtel comme on n’en fait plus.


27 mars


La route est belle! On croise plus d’animaux que d’humains. Les chèvres carillonnent dès qu’on arrête le moteur. Les chats gardiens des temples viennent quémander leurs offrandes. On a même cédé le passage à une vaillante tortue plusieurs fois centenaire! Les chouettes accompagnent nos nuits de leur légendaire sagesse. Les aigles planent au dessus des sommets enneigés, fixant leur proie entre les oliviers des plaines. J’observe ce monde grec qui tourne dans la lumière ambrée de l’orient méditerranéen, en savourant la chair neuve d’une orange-papillon bénie des Dieux.



Sparte

26 mars

Les montagnes sont magnifiques, s’enchevêtrent dans la lumière et les hauteurs en arrivant sur la mystérieuse et antique Mystras. Superbe ville fortifiée fantôme, fondée par les Francs dont il reste l’aplomb dominant les champs d’oliviers vallonnés, les arbres de Judée en fleurs et les monastères byzantins. Une véritable merveille!!!!!


Fête nationale

25 mars

Aujourd’hui les grecs sont sur leur 31 pour fêter leur indépendance de la Turquie. C’est la fête nationale. Les vieux conduisent leur petite moto chapelets à la main, chaussures cirés, costumes sombres et moustache impecable. Les enfants sont habillés en tenue traditionnelle. Les femmes ont enfin leur place dans les bars et tavernes d’où elles sont le reste du temps totalement absentes! Les drapeaux grecs flottent dans le ciel gris. L’ouzo, le vin et le café coulent à flots. Ça chante, ça hurle, ça boit et ça fume des grosses clopes. Bon anniversaire ma foi!!

24 mars

Notre voisin a passé 40 ans sur des cargos et connais bien les ports de Nantes, Brest et Bordeaux. Du coup il parle français et il passe sa retraite dans une petite boutique de Loutraki près de Corinthe à reproduire des œuvres mycéniennes et d’autres plus récentes. Un artisan passionné à qui nous sommes heureuses d’avoir laissé l’argent qu’on ne donne pas aux autoroutes 



Le printemps




Joyeux printemps á tou.tes! Que ce long hiver s’incline doucement face aux prémisses du nouveau soleil! De belles pensées depuis le Pelion, terre de Centaures et de chants de Sirènes, celles lá même qui ne laissaient pas le pauvre Ulysse retrouver son chemin de retour! Et on comprend pourquoi! Bon c’est décidé, ma prochaine vie je veux bien me réincarner en chienne grecque. (Sur la photo c’est Sakapuce, ma copine du jour!)



17 mars


Brise de fleurs d’orangers, poulet grillé, café helliniki. Doux, chaleureux, le mare se mâche subtilement, entre deux gorgées. Les oiseaux sont en plein émoi, piaillant dans les orangers qui croulent de fruits énormes. Le Péloponnèse est en fleurs, l’herbe est fraîche entre les oliviers baignés de soleil chaud. La Grèce est douce, ses saveurs sont pareilles à l’Andalousie profonde. Un voyage tout en contrastes. La mer bleue, turquoise, les chèvres des montagnes et le châle noir des femmes de villages d’Arcadie. Perdues, perchées quelque part entre ciel et terre, ciel et mer, eau et fleurs. Rythmée au son des églises rondes et secrètes, pleines et mystérieuses.


14 mars

C’est la Grèce. La croisée de chemins incertains millénaires. La ville pousse les collines étendues sur la mer, dense, blanche et abîmée. La marche de la capitale aux mille rythmes, de l’Afrique á l’Inde aux embruns orientaux. Drôle d’Occident. Les Balkans. Il fait beau sur la terrasse.




12 mars

L’acropole devant moi, 11 ans plus tard j’en ai les larmes aux yeux. Cette ville où une déesse plantait un Olivier allait nous donner á beaucoup des racines. Vieilles comme le temps qui n’oublie pas, Athènes.


domingo, 6 de mayo de 2018

De la apropiacion cultural



La primera vez que escuche el termino de « apropiación cultural » fue con una francesa (Isabel Marant) que se robo tejidos oaxaquenos de la comunidad de Santa Maria Tlahuitoltepec para venderlos como suyos en la alta moda. Como francesa, blanca, antropóloga, conociendo tantito México, su gente y sus culturas; me dio muchisisima vergüenza. Y me alegro que la denunciaran y que hicieran de su vida un infierno. Creo que al final de cabo, ni reconoció el robo y ni hubo reparación... Lxs que conocemos un mínimo Oaxaca sabemos que las tejedoras viven en su gran mayoría en condiciones de pobreza económica, sufren de racismo de la parte de la gente de su país y extranjeros, que su trabajo es maravilloso, que los bordados testimonian de una riqueza cultural inconmensurable que nos es hasta difícil descifrar por la complejidad de sus lenguajes. Esta gente se merece respeto, derechos y vida digna.

Regrese a vivir en el campo a Europa y no me clave mas con el tema. Sin embargo nos llegaron al oido violencias de Estados Unidos desde Trump, su desprecio hacia lxs Latinxs y especialmente hacia Mexicanxs y vimos como policías blancos asesinan a gente Negra en masa en total impunidad. También nos llegaron sus gritos de Black Lives Matter y toda la información que nos llego, la hablamos en familia, amistades todo lo que pudimos. Hasta en mi trabajo monté une exposicion visual sobre esa lucha, difundi peliculas para abrir el debate. También nos cuestionamos mas sobre las condiciones sociales y raciales de afrodescendientes migrando por Francia o franceses. Escuchamos como censuraron en plena campaña electoral a voces Negras que pedian un evento suyo no mixto en Paris. Se toparon con el discurso republicano universalista y les fue bastante mal. Hubo por supuesto recuperación política de la mas rancia.

Nos llegaron palabras Negras denunciando el hecho de que blancxs utilizaran trensas africanas como apropiacion cultural. La verdad es que me freakée bastante. Reaccione con miedo y rechazo a primera lectura. Como? Pero si las culturas siempre son frutos de sincretismos, mestizajes, como que si me pongo trenzas africanas estoy robando a Afrodescendientes? A poco estan reivindicando la idea de pureza cultural? Y si canto a Violeta Parra que pedo? Lei el texto de Maisha Z. Johnson  y entendí de que se trataba. Lo hable mucho con mi esposa y companera de vida mexicana y ella, hablándome del despojo cultural de Mexico tenia un punto de vista mas comprensivo hacia las que denunciaban. Otra amiga blanca filosofa que amo no podía ni entrarle al discurso Negro y lo rechazaba por completo. Entonces entendi lo que muchas veces tenemos que entender lxs blancxs. Que nuestros privilegios nos tapan muchas veces los ojos. Me documente mas sobre el contexto. Descubrí que Justin Bieber tenia une voz importante en el mundo y que fans se peinaban de trenzas africanas llamándolas trenzas de otra fulana (Kelly una celebridad blanca que no conocía) y que en el mismo momento peluqueras Negras eran discriminadas por peinar a su gente en el mismo país. Grite. Y no soy Negra.

Justo estábamos en Paris cuando sucedió lo de Chocolate Remix que es una tipa de la cual nunca había escuchado hablar jamas tampoco. Su concierto de reaggaton lesbico fue censurado por apropiacion cultural hacia lxs Negrxs. Hubo debate en el espacio feministx queer decolonial que la recibia (la Mutinerie) y en su muro de Facebook. Me pareció muy violento todo. Primero la censura, segundo el debate anónimo en un espacio virtual donde es fácil agredir sin conocer físicamente y emocionalmente a la gente; pero lo que me dejo mal, fueron las respuestas de la cantante censurada. Francamente no me imaginaba que el hecho de que mujeres Negras apuntaran a la apropiacion cultural a una cantante blanca o mestiza argentina iba a revelar el racismo fundamental de esta sociedad tan descaradamente.

Escribo este texto porque veo en facebook reacciones diversas. Porque no manejo bien el termino de apropiacion cultural y que existe a pesar de nunca haberlo escuchado en mi universidad de Antropologia Social y cultural francesa, porque los colores de piel son los que hablan en este debate y que francamente, me da muchísimo miedo y me caigo de sorpresa viendo que las blancas o mestizas hablan por un lado y las Negras por el otro en su gran mayoria. Es imposible no verlo. Voy a leer mas y a reflexionar mas, a cuestionarme mas. Pero, me parece esencial, de una importancia capital, escuchar y apoyar a las personas Negrxs o Indigenxs que denuncian el robo y la apropiación de sus culturas por gentes privilegiadxs que no les dan el crédito ni ninguna reparación.

Abrazo a lxs que luchan por un mundo mejor.

Emilie

Tejedoras Maya guatemaltecas denunciando apropiacion cultural y pidiendo respeto.

jueves, 15 de febrero de 2018

Colette Magny



La lumière du pinar, et de c'te meuf stellaire

miércoles, 7 de febrero de 2018

"Quand je parle de la mort , ce n'est pas pour la mort elle même, c'est par rapport à la vie. C'est une sorte de faire valoir. Je me sers d'elle comme un prétexte. Elle est là, comme ça, comme une marguerite dans une histoire d'amour." (Georges B.)