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Mostrando las entradas etiquetadas como Mexique. México

Le pire serait arrêter de viser les étoiles (1)

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Je me souviens que des millions de français ont interrompu leur vie un instant, le souffle coupé lorsqu'ils ont appris que des journalistes avaient été impactés par les balles d'hommes lourdement armés à la lumière d'un jour comme un autre, dans Paris. Notre bulle de confort s'est étiolée, brisée. On pouvait être tué pour faire un travail d'information et d'enquête. On pouvait mourir pour défendre ses idées. Javier Valdez est mort hier au Mexique, à Culiacan dans le Sinaloa. Il a reçu 12 balles de deux pistolets à midi, alors qu'il quittait son bureau du journal RioDoce. Je ne le connaissais pas. Mais il faisait parti de Periodistas de pie , ce collectif d'écrivains journalistes de terrain, qui passent des mois avec les proches de victimes enlevées, torturées, portées disparues ; au contact permanent avec toutes les associations et ONG de quartiers, de villages, de villes de la société civile en lutte mexicaine. Ils luttent pour retrouver leurs mort...

Codex 43. Récit, critique sociale et tortillas

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enfin! Je découvre ce merveilleux blog, cet ode à la route à travers le Mexique. Je retrouve mes milliers de kilomètres en stop et mes premiers pas en anahuac. Que du bonheur! https://codex43.wordpress.com/ "Le voilà l’objectif secret du stop, briser l’entre-soi, être ce grain de sable qui dérègle la belle mécanique d’enfermement. Au fond, on s’en balance d’arriver à destination sinon on ferait du covoiturage comme tout le monde. J’ai essayé un soir d’hiver. Porte d’Italie – esplanade de La Part-Dieu, c’était sympa comme un départ en colo. T’as pris mes trente balles et on n’a pas causé du voyage. D’ailleurs tu l’avais précisé sur le site : le bla-bla c’est pas ton truc. Tu dois préférer le pognon de toute évidence. J’ai pas vraiment pu me plaindre, on est arrivés à l’heure mais j’avais l’impression d’avoir gâché ma chance. Quand t’es allé pisser à l’Autogrill de Nemours, j’ai eu envie de me faire la malle pour relancer la roulette. Le stop c’est pas terrible pou...

¿Dime tu que es esto y porque?

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On appelle ca "la guerre". C-est quelque chose que le langage n-a pas encore conçu. La "guerre du narco" au Mexique, c-est quelque chose qu-on ne comprend pas. Les disparu.es donnent lieu a une infinité d-imaginaires plus gore les uns que les autres. Entre les feminicides, les disparitions de migrant.s et celles de mexicain.es, on ne comprend pas. On ne comprend pas l-indicible. Un membre de l-organisation paramilitaire armée zeta raconte qu-ils decoupent les corps et qu-ils les brulent dans de l-acide dans des bidons, ils font ca dans des camps. La 'guerre du narco" mexicaine en verité c-est comme decouvrir auswitsch. Les femmes violées par milliers par des dizaines de mecs qui ne bandent meme plus parce que c-est leur boulot, les migrants qu-on enferme dans des caves pour des rançons, ceux qui doivent passer la frontiere avec de la drogue en plein champs de bataille pour peut etre y arriver, les corps sans tete dans les poubelles, les fosses communes... ...