viernes, 10 de agosto de 2018

Marseille l'été


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Marseille l'été c'est le contraste de la pauvreté au soleil et des groupes de touristes qui haranguent les rues du centre. Les plages où débordent les égouts après l'orage du mois d'août sont interdites à la baignade... le matin. Les africains se baignent toujours le long du fort Saint Jean. Ce soir, y'a match. Des petits aux grands, tout le monde est en bleu et blanc. Les couleurs de la Bonne Mère sont devenues le drapeaux de la nouvelle religion. Le foot, c'est ce qui restent à ceux qui ne partent pas en vacances. On fait la queue pour payer l'essence, les gens sont familiers. Des arabes achètent de l'eau fraîche aromatisée. Un petit s'est fait payé une sucette par le gars devant moi, son papi a du mal à l'accepter. Mais c'est de bon cœur, alors il sort et s'écrie :  « Bonne soirée les jeunes, allez l'OM ! ».



domingo, 24 de junio de 2018

miércoles, 30 de mayo de 2018

Kalo Taxidi


Après avoir décidé de « partager » notre voyage sur Facebook, je me rends compte que ça a suscité toutes sortes de réactions. J’aimerais juste vous dire qu’un voyage est toujours avant tout intérieur et unique, que ce que la Grèce nous a donné chacun.e peut le trouver sur son propre chemin. Qu’avant tout se déplacer dans ce monde demande d’être toujours conscient d’où nous venons et de chez qui nous arrivons. Que si on vous a donné envie d’aller en Grèce vous saurez respecter le pays et ses nobles habitant.es. Que vous consommerez local et que vous ne financerez pas de multinationale ou tout autre entreprise faisant son beurre sur la crise, privatisant plages et villages tout en exploitant les habitants. C’était juste pour éclaircir mes intentions de « partage » de richesses de la vie. Love


8 avril

C’est Pâques! Et les déguisements du tourisme tombent. Aujourd’hui c’est méchoui pour tout le monde, il n’y a plus d’étoiles qui tiennent. La grand mère a pris la réception en pantoufles et donnent de précieuses recommandations aux cuisiniers. La musique résonne et le vin coule à flot. Les gosses jouent. Enfin un moment convivial sur cette île de Santorin vendue au tourisme de masse et aux chinois!!!


Pâques

6 avril

Ce soir c’est vendredi saint de la Pâques orthodoxe. Les églises sont toutes décorées de cierges. Les chants des popes résonnent dans les rues. Les femmes vont vêtues de noir et voilées. L’une d’entre elle me sourit, elle est très émue. J’avoue que même si je ne comprends pas trop le christianisme, ce soir, la fête est vraiment très belle. Ça vibre de partout.


3 avril

Le voyage fait de nous ce qu’il veut. Les vents nous portent vers les abysses de l’imaginaire et du réel . Denise vient de découvrir que La mère d’Homère -Climéne- est fille de l’île oú nous avons échoué hier! Et son fils, le célèbre aède, est enterré là! Les Cyclades sont le berceau de l’imaginaire de notre civilisation et de toute notre littérature!!!!! Les voyages d’Ulysse sont nés ici. Et nous les traversons, 28 siècles plus tard.


3 avril

Le bonheur est intense. Le café chauffe et le soleil se fait chaque jour plus grand. On frappe doucement à notre porte. Irène nous apporte des douceurs, feuilletés et biscuits au citron. Chez elle ça sent toujours bon. J’ai d’abord cru qu’elle était boulangère, mais non, elle prépare la Pâques orthodoxe comme beaucoup de femmes du village et nous régale de ses spécialités. Les hommes, eux, repeignent tout en blanc pour faire honneur à la résurection de Dieu et de la Nature - c’est un peu la même chose. Gaie et chaleureuse, elle apprécie nos efforts pour nous faire comprendre en mauvais grec. Je crois qu’elle nous a adopté!


1er avril

Ivre de raki, la musique du vent bleu des gens d’ici frappe mon cœur. Je ne veux plus rien. Plénitude et gratitude infinies.


«En même temps, une légère brise qui s’était levée, piquante à respirer, commençait à marbrer par endroits la surface des eaux mortes; elle traçait sur le luisant miroir des dessins d’un bleu vert, qui s’allongeait en traînées, s’étendait comme des éventails où se ramifiait en forme de madrépores; cela se faisait très vite avec un bruissement, c’était comme un signe de réveil présageant la fin de cette torpeur immense. Et le ciel, débarrassé de son voile, devenait clair; les vapeurs, retombées sur l’horizon, s’y tassaient en amoncellement de ouates grises, formant comme des murailles molles autour de la mer. » 

Pierre Loti, pêcheur d’Islande, 1886


Kyklades

Tomber à la renverse