martes, 24 de enero de 2017

L'injustice de l'exil

La grande découverte de cette escapade se nomme Dany Laferrière. Traversant la jungle de Veracruz et ses richesses luxuriantes, je l'imagine sous le froid polaire de Montréal , ses souvenirs d'enfance brûlant ses paupières endormies

Je revois alors ce gamin sur les rails au milieu de nulle part. Sa peau noire et vulnérable sous le soleil désertique qui mène aux États Unis. Il avait 12 ans tout au plus. Il avait l'air panique et criait aux voitures en tremblant, désespéré :" por favor danme pan!! no tienes agua?" A ce moment là je n'avais rien. Je l'ai cherché au retour avec mon sac de pain. Il avait disparu , on a donné le pain à un autre homme, noir aussi. 

Alors je lis Dany et je pense à Haïti . A ma rencontre avec ce gamin à la croisées des chemins de l'inégalité . A l'injustice de l'exil. Et je sens ce que c'est d'être blanc. Et j'imagine ce que c'est qu'être noir.

lunes, 19 de diciembre de 2016

Taxi1

Tous les jours on monte dans des taxis pour aller au métro le plus proche de l'unidad cuitlahuac. Ca me rappelle mes voyages en stop. On sait jamais avec qui o monte et les chauffeurs ne savent jamais qui ils emmènent à travers une des ville les plus grande et dangereuses du monde.

Le premier taxiste qui m'a donné envie d'écrire était très existé. Un eucalyptus venait de tombait sous les coups du vent, arrachant les câbles électriques d'un poteau, les fils dansaient sur le bitume en faisant des étincelles.
Arbre venait d'écraser l'avant du taxi d'un collègue à lui, soulevant l'arrière du véhicule du sol. La rue était bloquée et ça klaxonnait à des kilomètres de l'accident.

 " heureusement, il n'avait pas de client mais vous vous imaginez! Ces arbres sont dangereux! Si jamais vous êtes en voiture et que vous passez près d'un eucaliptus, ne vous arrêtez pas! C'est pas la première fois que à arrive!"


miércoles, 14 de diciembre de 2016

martes, 13 de diciembre de 2016

Punta Lobos

L'espace sublime des cétacés et de leur migration. Le souffle des baleines est inégalable. Deux bateaux de pêche à l'horizon. Entre eux, de temps en temps, les jets alternés de la respiration des baleines. Sur la plage, des petits groupes de trois personnes pêchent à la ligne sans cane. Derriere eux un hôtel en construction rejette de l'eau sur le sable. Je m'approche:

" -Bonjour messieurs, ça mord?
- Oui regarde, ils sont gros!
Sur le sol, des cadavres de crevettes qui ont servi d'appât.
- Vous savez si quelqu'un peut nous amener en lancha près des baleines?
- Biensûr, mais pas avant une heure mon collègue est à Todos Santos, il est de la coopérative.
- Ça coûte combien?
- C'est les prix de la coopérative, tu verras avec lui. Mais regarde, y'a deux bateaux qui vont rentrer. Demande leur, ils sont aussi de la coopérative, parce que c'est mon bateau là sur la plage, mais mon collègue va tarder.

En effet, le pilote prend son élan et débarque deux touristes allemandes de notre âge. Le visage brûlé et heureux, elles remercient chaleureusement les hommes et se prennent en photo avec eux.  Ils discutent pour savoir qui va nous emmener au large. Certains sont pressés d'aller pêcher. Ils veulent nous emmener deux heures, 50 dollars de l'heure à deux parce qu'ils doivent reverser une part à la coopérative. On négocie un passage d'une heure, ça arrange tout le monde.
Lobos marinos

L'horizon est vierge, des familles de pélicans sont maîtres d'un rocher, plus loin ce sont des lobos marinos, une espèce d'otaries. Le plus cool des animaux! Ils se prélassent au soleil et plongent dès qu'ils sont secs. Ils nous font beaucoup rire, ce sont de grands joueurs! Le plus gros mâle fait le beau et fait des acrobaties pour nous séduire.

 On avance. Quelques plages se dessinent sur le rivage. Le sable, une forêt de palmiers et en arrière plan la Sierra. C'est sublime. On voit respirer une baleine! On s'approche encore un peu, elle plonge. On la suit. Elles sont deux! Leur peau luisante est sombre, elles gardent le rythme. Je suis très étonnée de voir qu'elles nous laissent nous approcher autant.

Une baleine¡
 La nature est si puissante. Les étendues sauvages de l'Amérique sont inimaginables pour un européen. La Vie est partout! La richesse de la Planète donnent tout ce dont les êtres vivants avons besoin. On peut tous très bien vivre sur la Terre: animaux, plantes et humains. Tout est là en abondance... Quand on ne le détruit pas.

Soixante pêcheurs sont organisés à  Todos Santos. Ils vivent essentiellement de la Mer. C'est une communauté de 250 à 300 personnes en comptant la famille. Ils sont là "depuis 100 ans!", me dit Don Eugenio. Je suppose qu'ils sont là depuis toujours.
Hotel en construction

Les allemands sont arrivés pour construire cet hotel 5 étoiles et privatiser la plage. La Banhaus apparement. Les pêcheurs ont refusé toutes leurs offres de dédommagement, la police mexicaine est venu et les a frappé. Un avocat les aide gracieusement. L'argent du projet vient aussi des USA: l'université du Colorado finance l'hôtel resort des allemands. Le gouverneur du coin leur a vendu le projet alors que les habitants sont contre. 


Eugenio, un des pêcheurs déjà bien marqué par la vie nous dit:

"Quand ils prennent l'eau, y'en a plus au village. Ils ont emmené des pierres de la sierra pour la construction, et ils jettent l'eau pour humidifier leur dune artificielle. Nous on résiste, on n'acceptera pas d'argent! Une fois qu'on l'aura depenseŕ qu'est ce qu'il nous restera? Les gens partiront il videront le village! Ils peuvent pas construire ici, quand la mer monte elle monte jusque ici! Quand il y a des ouragans, c'est pire! On a besoin de l'entrée à la mer pour vivre. A san jose, l'accès à la plage est payant. On peut plus pêcher la bas."
Don Eugenio, Denise et Don Bruno.

Denise est outrée. Elle leur a laissé le contact du Barrio Antiguo au cas ou ils auraient besoin d'un espace de diffusion, le journal leur ouvre ses pages digitales!

"-Mais c'est illégal! C'est le territoire national ça ne doit pas être privatisé," s'écrit elle.


L'économie et la vie de 300 personnes dépendent de l'accès à la plage de Punta Lobo. Nous insistons sur l'importance de diffuser les expropriation des pêcheurs et paysans du Mexique par des puissances immobilières occidentales. 

Peut être que ça leur fera plus Honte chez eux qu'ici. En Allemagne ils n'ont pas le droit de faire ce qu'ils font ici!

Partout ou nous allons nous voyons la même chose. De grands complexes hôteliers en construction. Vides. De grands murs marquent de nouvelles frontières entre eux et les villages de pêcheurs. Tous, absolument tous, sont étrangers. Ceux qui entretiennent les lieux et servent les touristes sont mexicains, une main d'œuvre exploitée. 

Les gens d'ici se fichent de l'argent. Ils veulent continuer à vivre en paix, chez eux. Leur respect pour la Mer est immense.
L-acrobate

Les migrations de baleines, de dauphins et autres mammifères marins passent toujours ici, et elles passent près des cotes parce que les habitants des terres les aiment et les respectent. L'impact environnemental des pêcheurs est minime. La Nature est généreuse, ils pêchent le minimum. Leurs familles sont grandes parce qu'ils peuvent les nourrir. Il y a de l'espace pour tout le monde.

 Monsieur Pelican

Il peut y avoir du tourisme et du passage autrement. On peut transiter par le monde sans tout casser, sans s'approprier des terres et des eaux. On peut se rencontrer, partager, participer aux revenus de familles locales dans des endroits magnifiques où l'être humain n'est qu'un être parmi les autres. On peut vivre sur terre sans asservir les autres.

 Il suffit de croiser le chemin d'une baleine pour se rendre compte que la Vie est d'une simplicité à couper le souffle, que la Terre est notre Mère à tous et que notre devoir le plus élémentaire, c'est de la laisser faire, de la respecter!

 Une des plus belle rencontre de ma vie¡
Respect ma soeur, bonne route a toi

viernes, 9 de diciembre de 2016

El Norte

La densité du désert, immense. Le bleu des  étoiles se reflètent au sol. Les cactus , illumination céleste, laissent parfois entrevoir une petite maison de terre, un feu de joie.

- j'aime bien la mode ici.
- la mode?
-Les hommes en santiag, sombrero et moustache. Avec leurs ceinturon à la Sergio Leone. Il manque que le calibre, on se croirait dans un western quoi!

Elle se marre. On est une fois de plus, au bout du monde.


miércoles, 30 de noviembre de 2016

Les Vacances

La douce et âpre odeur de goyave et de mangue m'a enveloppée en entrant chez Jesus et Maggie. Les vacances. Dormir, se faire chouchouter, chanter, écouter les contes et histoires entre deux repas, faire des sudokus.
La vie est douce à Azcapotzalco. La lumière incroyable perce le smog inégalable de la Ciudad de Mexico. Les heures tournent et embarquent la ville et ses 30 millions d'habitants. Moi, je la regarde vivre et s'agiter depuis le deuxième étage de l'unidad.
"Agua bonafonnnt" c'est le marchand de bombonnes d'eau potable. Les marchands offrent leurs services dans la rue et passent d'immeuble en immeuble toute la journée. Mes préfèrés sont passés hier, ils passent deux fois par semaine. Un homme joue de la trompette, l'autre a un petit tambour, une femme au saxophone, l'autre court sous les fenêtres ramasser les pièces et billets des voisins.
J'ai toujours l'air de débarquer dans ce pays, alors j'applaudis les artistes en hurlant par la fenêtres "BRAVO". Le gars me sourit de toute sa beauté édentée. La fanfare continue et bercera ma sieste une bonne partie de l'après midi.
Vive les musiciens de tous les pays. Longue vie aux vagabonds et aux instrumentistes. Vive la débrouillardise des pauvres de ce monde.




domingo, 27 de noviembre de 2016

La Nouvelle, petite réflexion sur la dictature

Fidel est mort. Ça cinglé dans la chambre. Les traits se dont affaissés. La nouvelle s'est propagée dans la rue. Elle s'est installée partout.
Les réactions se sont enchaînées sur les réseaux sociaux: l'inquiétude et la tristesse de tout un continent. Très peu de gens soulagés ou allègres comme on aurait pu le croire.

Quelques heures plus tard, notre Avion décollait direction Mexico. Sur les compartiments des bagages, des photos de Cuba: "venez découvrir la nature et la joie authentique." "Venez vivre l'aventure!". Sur les photos vendant les paysages, les Cubains sont absents. Sur le dos du siège de ma voisine, la publicité d'une clinique privée à la Havane: "Tu rêves de santé? Viens à Cuba, c'est la santé pour tous".



En arrivant, notre taxiste avait mis la radio: une émission cubaine avec de la salsa. C'est pas la musique la plus populaire du Mexique. Quand on lui a demandé ce qu'il pensait de la mort de Castro: " il avait 90 ans c'est normal! Des cubains sont très tristes, d'autres font la fête à Miami, c'est pas bien de se réjouir de la mort mais ils ont leurs raisons. Les cubains ne pouvaient pas sortir de l'île, c'est pas juste. Mais il leur a donné la santé l'éducation et le logement. Moi j'ai vécu aux États Unis, j'ai pas aimé je suis rentré au pays mais j'ai de la famille làs bas, ils sont citoyens américains, ils ne souffrent plus."



La conversation est intéressante, le gars est sympathique. Je divague dans les embouteillages et je pense: Combien de latino américain peuvent sortir de leurs pays? Pourquoi d'un côté en Europe on craint ceux qu'on appelle "les migrants" et certains trouvent que Trump à raison de construire un mur, et de l'autre les mêmes s'insurgent de ce que les Cubains ne pouvaient pas sortir de Cuba à cause d'un dictateur. 
Combien de gens meurent de faim en Amérique Latine à cause des USA et du capitalisme? Combien de coups d'états ont ils mené sur ce continent qui n'ont jamais été dénoncé dans mon pays par ceux qui ont craché sur la dictature de Castro sans jamais relevé les avancées sociales dues à la Révolution cubaine? C'est pas de la dictature ça?



Ils ont flingué Allende, essayer de descendre Castro plus de 600 fois. 600 fois...  Ils ont flingué les Panaméens, les Nicaraguenses. Ils ont fait disparaître et torturer des centaines de milliers de personnes de la Terre de Feu jusqu'à leur maudite frontière en pillant tous les pays, en installant des bordels partout où ils ont pû.


Ces dix dernières années ils ont fait un coup d'état au Honduras, au Paraguay, ils ont essayé de descendre Morales en Bolivie, Chávez á maintes reprises, appuyé le coup d'état contre Dilma au Brésil. Pourquoi? Parce qu'ils voulaient tous leur Indépendance économique et politique et qu'ils se sont organisés. Ils ont enlevé les frontières entre leurs pays. Des pauvres ont pu voyagé dans pratiquement tout le Cône Sud de l'Amerique! Ils ont créé leur banque et on commencé à respirer. C'est à dire arrêter de se faire dépouiller et connaître un minimum de démocratie.



En Europe, personne n'en a parlé sauf pour se moquer. Sauf pour dénigrer les rêves et les avancées sociales de dizaines de millions de pauvres. Et tout le monde s'est bien gavé: pétrole, uranium, cuivre, or, argent, nourriture. Ils se sont bien gavés, sauf à Cuba.



Les multinationales ont brisé tout ce qu'elles ont pu, les mouvements sociaux indigènes continuent de se faire massacrer. Et ça, c'est faute des États Unis. Ceux là mêmes qui votent Trump. Cette mentalité raciste et impérialiste. Dix ans après l'arrivée de Chavez au pouvoir - et Ça c'est grâce à Cuba et à Castro-, la CIA continu de faire son boulot au Mexique, au Pérou, au Brésil, en Argentine et à déstabiliser tout le continent.



Ce que veulent les Nord Américains, c'est être Les Américains. Ils veulent être les propriétaires du continent du pôle Nord au pôle Sud. Ils veulent tout et gratuit. Ils veulent continuer à se de defonser  à la cocaïne sur le dos des pauvres. À s'éclater dans des ressorts type Cancun où les habitants vivent de leurs pourboires. Corrompre tous les gouvernements pour faire ce qu'ils veulent et se garantir une main d'œuvre esclavisée, du pétrole à gogo.



Aujourd'hui dans mon pays la France, des gens se lèvent et vont donner 2 euros à un parti richissime pour voter pour un liberal qui veut enlever les impôts pour les grandes fortunes et flinguer la sécurité sociale. Ce droit à la Vie mis en place par es communistes à la fin de la guerre contre les nazis. L'espérance de vie en France est passé de 45 à plus de 70 ans Grace à la sécu. Je suis sûre que chez les électeurs de Fillon, y'a des gens qui s'insurgent de la dictature castriste et qui détestaient Chavez.
Combien de gens vont crever de maladies si ce connard gagne le pouvoir?



Ce qui me fascine, c'est que des gens de la classe moyenne française s'identifient plus à un Fillon, un Sarko, une Le Pen qu'à un médecin cubain ou un paysan guatémaltèque. Je comprends pas. Je n'arrive pas à comprendre comment c'est possible qu'on voit son voisin comme un assisté alors qu'on a tous et toutes besoin des services publics. Sauf les hommes politiques.



Castro n'était pas un ange. Beaucoup de cubains ont souffert de sa dictature. Mais il a résisté à un monstre. Cuba a été l'espoir de centaines de millions de gens qui ont senti que grace à cette résistance à tout prix, ils pourraient un jour vivre libres et sortir de la misère. Je suis allée à Cuba, je connais le Mexique, l'Argentine, le Pérou, la Bolivie, le Chili. 
La Révolution cubaine à donné aux Cubains ce que personne ne connaît dans l'Amérique Latine que je connais (sauf dans l'argentine de Kirchner et la Bolivie de Morales, tous deux très proches de Cuba): LA DIGNITÉ.

sábado, 26 de noviembre de 2016

Bye bye Cancun

Il est temps de quitter la luxuriante végétation de la rue bacalar de Cancun, ses chants d'oiseaux tropicaux et sa lumière dorée. 

Les corps s'habituant aux bactéries du coin, on a décidé aujourd'hui de se reposer. Denise m'a fait découvrir un film mexicain merveilleux des années 60 : "Macario". Le scénario est de Bruno Traven, un allemand qui a passé du temps au Mexique et dont Jesus, mon beau père, m'a beaucoup parlé.
 Macario est très pauvre, il n'a jamais eu en sa possession qu'une seule chose: la faim, et il a un rêve: manger une pintade à lui tout seul sans devoir la partager avec personne, pour une fois dans sa vie. Il va rencontrer le Diable, Dieu, et la Mort -ces trois entités indissociables du Mexique- avec qui il va passer un pacte malgré lui. 

Je crois que parfois, venir d'ailleurs, ça permet de comprendre les fonctionnement d'une culture et d'une société différente de manière tellement brutale que ça peut surpasser l'entendement des gens de cette même culture. Bien sûr ça n'est pas donné à tout le monde, ça nécessite un sacré talent! Et le beau père à raison, Traven excelle.

Le lien du film : https://m.youtube.com/watch?v=f-0QWddgPMc

On a ensuite visionné un documentaire autobiographique de l'économiste devenu photoreporter brésilien Sebastião Salgado intitulé "Le Sel de la Terre". Fort. Puissant. Poétique. Humain. Désespéré. Ethnographique. Puis le retour sublime de la Vie. Le recommencement. Genesis.

Le Sel de la Terre est un des plus beau documentaire que j'ai vu dans ma vie. Le voyageur, l'homme, l'explorateur, l'exilé, l'humain, le révolté, le témoin et l'acteur se joignent et nous lègue un document immense. C'est le travail de toute une vie et de celle de sa femme et de ses deux fils.
 La difficulté de retranscrire ce monde, ses paradoxes, ses horreurs, sa beauté. Sebastião a une sensibilité incroyablement poétique. Un sacré voyage au cœur de l'humanité. Un voyage en Noir et Blanc.

Sebastião Salgado et sa femme à leur retour au Brésil.

viernes, 25 de noviembre de 2016

Esto es México

  Arriver à Cancun c'est comme arriver nulle part. Les Parks hôteliers ont renversé les palmiers, 25 000 000 de touristes par an s'agglutinent sur les plages et déversent leurs dollars dans des gros complexes nord américains ou quataris. Les mexicains sont la pour les servir. Servirles es un privilegio: vous servir est un privilège. C'est peint sur la façade d'une petite boutique excentrée. Du haut du ciel la jungle, dense et sauvage s'étend sur toute la péninsule yucatèque. De temps en temps un crocodile sort de la lagune nichupte et croque un nageur bourré ou un joueur de golf 5 étoiles. Quelques jours après notre arrivée eilier nous a emmené au cruzero en voiture avec les beaux parents. "Esto es Mexico!" S'est exclamée magui! Les rues inondées par les eaux troubles du passé. Les odeurs de cloaques, les vendeurs à la sauvette, les prostituées de pauvres, la fourmilière chaude et poisseuse du sud mexicain me tendait une fois de plus les bras à deux pas des resort de luxe.  On a construit la ville sur des mangroves, celles la mêmes qui protègent des ouragans. 
La voiture fonçait au milieu de toute la vie du tiers monde et je ne pouvais m'empêcher de penser: quelle monde de merde! Quelle sale époque! Et de me demander si on y verra un jour le bout? Maggie m'a regardé dans le rétroviseur et m'a dit: " moi je préfère être avec les pauvres, les autres sont trop difficiles à vivre."
Bienvenida Mi hija.

miércoles, 2 de noviembre de 2016