viernes, 8 de septiembre de 2017

Abbaye du Thoronet

"Qu'est ce qui a été, c'est ce qui sera. Qu'est ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera.
Rien n'est nouveau sous le soleil  et si l'on dit :"Vois ceci, c'est nouveau! Il existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. On ne se souvient jamais de ce qui est ancien et ce qui arrivera par la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui viendront plus tard. 

Moi, l'ecclesiaste , j'ai été Roi d'Israël à Jérusalem"

Salomon, il y a 3000 ans.


lunes, 7 de agosto de 2017

Le coeur triste

J'aime pas le vide dans la maison
J'aime pas que tu t'en ailles
comme ça

J'aime pas la musique au soleil
quand t'es pas là

je sens le vide
en moi


martes, 16 de mayo de 2017

Lo peor seria dejar de apedrear estrellas”1

Me acuerdo que millones de franceses interrumpimos nuestras vidas un instante, el soplo cortado, cuando aprendimos que periodistas habían sido impactos por balas de hombres armados de cuernas de chivo en pleno día de cualquier día de Paris. Nuestra burbuja de confort estallo, quebradisima. Se puede morir para defender sus ideas.

Javier Valdez murió ayer en Mexico, en Culiacán, Sinaloa. Doce balas disparadas desde dos pistolas le quitaron la vida. Lo mataron a mediodía, iba saliendo de su trabajo en el periódico RioDoce. No lo conocía. Pero formaba parte de Periodistas de pie, colectivo de escritores periodistas de México. Son periodistas de terreno, pasan meses viviendo en escenas de crímenes, acompañando familiares de personas levantadas, torturadas y desaparecidas. Viven y trabajan al contacto permanente de todas las asociaciones y ONGs de barrios, pueblos, comunidades y ciudades de la sociedad civil mexicana en lucha. Luchan para encontrar a sus muertos y desaparecidos, poder hacer sus duelos y descubrir la verdad. Luchan por sus tierras, para no dejar a las multinacionales, el hambre y la guerra del NarcoEstado con Estados Unidos carcomer sus comunidades. Son mamas que caminan -lo llaman caravanas- en búsqueda de sus hijos que también se fueron a pie hacia el Norte. Son campesinos acosados por el ejército y los paramilitares de todos los gobiernos. Son golpeados, torturados, violados, expropiados de sus tierras, sus lenguas, sus raíces, sus familias y sus pueblos.

En México, la comunidad es la vida. La verdadera vida. Donde se construye, donde uno existe, donde uno se defiende, donde se trabaja, donde se resiste, donde se ama. Un mexicano puede vivir a miles de kilómetros de su comunidad, no la deja nunca. Puede ser de sangre, de corazón, cultural o espiritual y a veces todo. Javier Valdez era de la comunidad de los poetas en búsqueda de verdad, defensor de la dignidad, la comunidad la mas tenaz y chiflada del planeta que sigue viviendo en el corazón del Infierno que intentan destruir. En medio de sus sueños de justicia y amor. Porque no pueden hacer otra cosa. Porque son Resistentes.

« !No al Silencio ! » grito el poeta antes de morir

Homenajeamos a la gente que arriesga su vida por amor a la vida misma, para que el Otro deje de ser extranjero a si mismo y que mañana sea posible.





1Frase de Javier Valdez: "Lo peor seria que nos prohiban sonar, tener ilusiones, querer ser mejor, anhelar justicia y paz y mantener la dignidad. Lo peor seria dejar de apedrear estrellas. No lo,podemos permitir.  No importa que no tumbemos ninguna."

Le pire serait arrêter de viser les étoiles (1)

Je me souviens que des millions de français ont interrompu leur vie un instant, le souffle coupé lorsqu'ils ont appris que des journalistes avaient été impactés par les balles d'hommes lourdement armés à la lumière d'un jour comme un autre, dans Paris. Notre bulle de confort s'est étiolée, brisée. On pouvait être tué pour faire un travail d'information et d'enquête. On pouvait mourir pour défendre ses idées.

Javier Valdez est mort hier au Mexique, à Culiacan dans le Sinaloa. Il a reçu 12 balles de deux pistolets à midi, alors qu'il quittait son bureau du journal RioDoce. Je ne le connaissais pas. Mais il faisait parti de Periodistas de pie, ce collectif d'écrivains journalistes de terrain, qui passent des mois avec les proches de victimes enlevées, torturées, portées disparues ; au contact permanent avec toutes les associations et ONG de quartiers, de villages, de villes de la société civile en lutte mexicaine. Ils luttent pour retrouver leurs morts et leurs disparus, pour pouvoir faire leur deuil et découvrir la vérité. Ils luttent pour garder leurs terres, ne pas se laisser disloquer la comunidad sous les coups des multinationales, de la faim et de la guerre du Narcoétat mexicain avec les Etats Unis d'Amériques. Ce sont des mamans qui partent à pied -elles appellent ça les caravanes- à la recherche de leur fils ou de leur fille partis à pieds eux aussi vers le Nord. Ce sont des paysans harcelés par l'armée et les paramilitaires de tous gouvernements qui se font tabassés, violés, spoliés de leurs terre, leurs langues, leurs racines, leurs familles et leur peuple.

La comunidad au Mexique, c'est la vie. La vraie vie. Celle où l'on construit, celle où l'on existe, celle où l'on se défend en la défendant, celle où l'on travaille, celle où l'on résiste, celle où l'on aime. Un mexicain peut vivre à des milliers de kilomètres de sa comunidad, il ne la quitte pas. Elle peut être de sang, de cœur, culturelle ou spirituelle et même tout à la fois. Javier Valdez était de la comunidad des poètes en quête de vérité, défenseur de la dignité à tous prix, la comunidad la plus tenace et barje du monde, de ceux qui restent vivre au coeur de l'enfer qu'ils tente de détruire. Au milieu de leurs rêves de justice et d'amour. Parce qu'ils ne peuvent pas faire autre chose. Parce que ce sont des Résistants.

!No al Silencio ! grito el poeta antes de morir

Rendons hommage aux gens qui risquent leur vie par amour de cette vie même, pour que l'Autre cesse d'être étranger à soi même et que demain soit possible.




(1) phrase de Javier Valdez: "Le pire serait qu'on nous empêche de rêver, d'avoir des illusions, de vouloir être meilleurs, d'aspirer à la justice, la paix et de maintenir la dignité. Le pire serait d'arrêter de viser les étoiles. Nous ne pouvons pas le permettre. Peu importe si nous n'en touchons aucune"

martes, 9 de mayo de 2017

L'éclatement du monde

Le soleil brille et l'air est frais pour un mois de mai. La Mer scintille sous le ciel sombre. Le pays est en suspens entre deux tours électoraux. Les gens n'en peuvent plus. On vit le plus grand hold up électoral de la Vème république. Blasés, anxieux avec l'urgence au bide de virer Le Pen. On est fait comme des rats...

***
Le soleil se couche sur l'Almanarre et c'est sublime comme toujours. RTBF a donné les résultats avant le ministère de l'Intérieur. Macron est à plus de 62%. On se réjouit de qui perd, pas de qui gagne. Le ciel inonde la Méditerranée. Ca décoiffe.


***
On prend la route des coquelicots jusqu'à nos amis de Longo Mai. John Gibler et Annette nous attendent. On était à la présentation du livre de John à Marseille "Rendez les nous vivants". Il est rentré à la Casa Colorada, magnifique. Les collègues étaient là, la table était belle, on a ramené du vin... terriblement mauvais. J'ai été ivre tout l'après midi. Replongée dans l'horreur de la nuit du 26 septembre 2014 à Iguala, assommée. Et en même temps, baignée des énergies révolutionnaires du Manifesten. L'autogestion et la camaraderie à la veille d'une élection présidentielle aussi pourrie, m'a sauvé le coeur et l'esprit. Les gens étaient beaux, chaleureux. On se serrent les coudes un peu malgré nous. A la fin, je vois des anarchistes danse sur "I'm a barbie girl" et je fais tout pour ne pas perdre cette vision de vue.

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Longo Mai

Annette m'a expliqué vaguement comment arriver à la communauté autogérée. Evidemment elle n'a pas de réseau. On s'arrête dans le village voisin, je suis pied nus sur la caillasse, radio Zinzine à fond, la peau léchée par la mer, les cheveux lavés de sel. Le monsieur nous indique très bien: "Après le pont à gauche, au moulin à droite, il faut monter dans la montagne". On monte, la bagnole a du mal. Une meuf près d'un véhicule. Luna, la reine du potager nous accompagne. Le soleil est d'or. Annette fait des lentilles corail. Y'a des hamacs, un amphi, la bâtisse est merveilleuse. Les gens arrivent. Cédric, Yohann! On se connait! La soirée est fabuleuse, les gens sont tous des copains qu'on ne connaissaient pas encore. Les conversations sont pointues, riches et chaleureuses. On regarde ensemble le monde qui s'écroule. Et bizarrement, nous sommes plus forts. Les masques ne tiennent plus, la joie terrasse les inquiétudes. Le vin coule sur les tables à foison. John me sert encore. Il est ivre, moi aussi. Denise a son chapeau de Baja Calfornia. Lourdes rêve avec moi des jardins potagers sur les friches du Carrefour de Madrid. On a vu les fleurs pousser sur la "crise". On a vu la même chose.

J'ai passé des années à vivre seule la violence du système. Du moins nous étions seul.es, isolés, dans le froid, la faim et l'amitié. Et cette nuit, je suis ivre de joie de voir qu'on est là. Qu'on est plein. Et qu'on peut effectivement dire comme Benjamin Fondane que: "Le monde est fini, le voyage commence".


Marseille, la Plaine

Lien du livre de John Gibler sur le site des Collectifs des métiers de l'édition à Toulouse :http://editionscmde.org/livre/rendez-les-nous-vivants

viernes, 28 de abril de 2017

martes, 25 de abril de 2017

Puisque ce sont les règles du jeu

Ca fait un bail qu'on a compris qu'une élection présidentielle, c'est la loose.

Il commence à pleuvoir et l'émotion aux lendemains du premiers tour de la présidentielle est mitigée. Triste, de voir que la conscience collective avance à petit pas, même si elle avance. Soulagée que le plus grand voleur ne puisse plus prétendre au trône, contente de voir qu'"ON" existe bel et bien et qu'"ON" va être une opposition casse couille et déterminée.

Mal. Aussi, mal, de voir qu'on va continuer avec l'appauvrissement des gens de partout, qui nourrit la xénophobie à l'encontre de gens encore plus pauvres que nous. On va continuer à niquer la planète, à se foutre de l'eau, de l'air, de la Terre, à faire pousser des barbelés autour des frontières.

Blasée. Les avancées sont trop lentes. On ne peut créer un changement effectif sans être la majorité. Une vraie majorité, pas une majorité qui prend le pouvoir institutionnel alors que 20% des électeurs environ sont convaincus. Que ce soit l'une ou l'autre des deux abrutis qui vont s'affronter au deuxième tour, ils ne représenteront pas plus de gens. Ca fait des années qu'on donne aux Le Pen plus d'audimat qu'ils ne le mérite, on nous a rabattu les oreilles avec le FN à n'en plus pouvoir :"ils sont présidentiables! ça va être un raz de marée!". Raz de marée mon cul, 5% à Paris, 21% score historique... Alors biensûr ça monte. Les médias qu'ils critiquent tant leur ont donné une place privilégiée qu'ils ne méritent pas.

Et on comprend pourquoi! Parce qu'en tant qu'adversaires véritables, ils sont nuls. Avec leurs CV d'ancien tortionnaire, de ratonneurs, de négationistes, avec leur Histoire de collabos, de dynastie dégénérée, leur programme vide... les puissants, les magnants de la tunes savent qu'on les laissera pas passer. En fait les caler aux deuxième tour c'est s'assurer la victoire.

Alors il suffit de balancer un candidat du pognon, avec une gueule pas trop dégueulasse, avec les pachydermes d'un parti puis de l'autre qui quémande une bonne place en coulisse, le FMI, la BCE avec lui et qu'est ce que tu veux qu'on fasse. Bah... on se fait encore baiser.

Mais c'est que partie remise les ami.es, parce que les idées grondent et qu'on a raison. On est de plus en plus à vouloir un autre monde, à s'organiser, à se syndiquer, à faire pousser nos légumes, à être pacifistes, à comprendre l'économie, à écrire dans nos journaux, à arrêter de bouffer de la viande. On est de plus en plus à savoir comment faire autrement et à avoir envie de le faire ensemble, partout, tous les jours. On s'occupe de nos vieux, de nos voisins, de nos gamins, de nos malades, de nos amours. On s'aident quand on a plus de boulot, on construit nos communautés de vie.

Et effectivement, on résistera, comme on a toujours résister. Parce que quand on est pauvre ou "précaire", bah... on a pas grand chose à perdre, on construit à notre échelle "Un autre monde on n'a pas le choix" comme dise les collègues de la chanson. Puisque ce sont les règles du jeu.





martes, 11 de abril de 2017

Reportage "Les Cocus du Front"



On en parle peu, mais en deux ans, 400 élus sur 1 500 ont claqué la porte du FN. 
Adhésion et démission sont le lot de tous les partis, mais ce chiffre de 28% est considérable.
Pourquoi ces désillusions ? Les témoignages de ces « repentis » nous donnent une idée de l’ambiance qui règne derrière la charmante façade, ici à Brignoles dans le Var.
Un reportage de Sylvie COMA

Romain TARDIEU, ex conseiller municipal FN à Brignoles


lunes, 10 de abril de 2017

C'est quoi "la France"?


« La France n’est pas responsable du Vél’ d’Hiv, a assuré la candidate du Front national (FN) à l’élection présidentielle, dimanche 9 avril, dans le cadre de l’émission « Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ». S’il y a des responsables, c’est ceux qui étaient au pouvoir à l’époque, ce n’est pas la France. La France a été malmenée dans les esprits depuis des années. On a appris à nos enfants qu’ils avaient toutes les raisons de la critiquer, de n’en voir les aspects historiques que les plus sombres. Je veux qu’ils soient à nouveau fiers d’être Français. »


On en entend de belles sur "la France" depuis quelques temps. Mais au fait, c'est quoi au juste "la France"? Ou plutôt, c'est qui?


J'ouvre un article du Monde sur la polémique d'une des Le Pen qui, comme à leur habitude, ont vite fait de lancer des phrases assassines, blessant les uns, confortant les autres dans leur nationalisme et leur connerie. J'ai entendu des centaines de fois: "faut arrêter de se flageller avec la colonisation et la collaboration, c'est du passé!". Mais, c'est quoi le passé au juste? C'est le passé de qui?


C'est pas ce qui nous constitue? Ce qui fait qu'un "nous" peut voir le jour? C'est pas ce qui fait qu'on peut avancer, réconcilier, nous réinventer? Exister?


 Et puis, un jour, un être proche a su que ma femme et moi on avait tenté une PMA à l'étranger. Il m'a gentiment conseiller d'aller demander des allocs à l'Etat mais de préciser que "j'avais eu une aventure lors d'un voyage" et que c'est comme ça que j'étais tomber enceinte. Je lui ai répondu que "ma femme et moi, on est une famille. Qu'ON essaie de faire un enfant qui aura des DROITS". Puis il m'a rétorqué "Tu ne peux pas imposer ça à "la France". Estomaquée... La phrase a résonné en moi pendant des jours.


"La France" clairement, c'était pas moi, en tout cas pas nous. "La France" était toujours blanche, hétérosexuelle, en bonne santé, de culture "judéo chrétienne"... "La France" serait donc pour moi, pour nous, pour ce gosse qui viendra certainement un jour au monde, un espace privé VIP auquel on aura pas véritablement accès. 


Pourtant la France c'est ma maison. Pas une maison qui se défini par la Nation, cette connerie inventée par des riches, défendue à coup de guerres et d'intérêts qui n'ont jamais convenus aux petites gens. La France c'est où j'ai appris à marcher et à m'envoler. C'est où j'ai appris Georges Brassens, Jean Ferrat, Victor Hugo, Paul Verlaine, Louise Michel, Olympe de Gouges, Jean Moulin, Arthur Rimbaud et les autres. J'ai aussi appris à écouter Aimé Césaire, Christiane Taubira, Frantz Fanon, Leopold Sedar Sengor, et les autres. 
 Dans "l'esclavage raconté à ma fille, Christiane Taubira écrit que l'histoire de la colonisation est notre histoire commune. Les uns étaient dans les cales, les autres sur le pont mais tous étaient sur le même bateau. Affirmer que ce n'est pas "la France" qui a raflé 13000 personnes au Vel d'Hiv qui ont étées livrées puis assassinées à Auswitch, c'est comme dire que Napoléon, c'est pas "la France" quand il a rétabli l'esclavage en remettant à l'ordre du jour le Code Noir. C'est une honte pour toutes les victimes de l'esclavage et du nazisme d'état ou pas.

Ce pays sera toujours pour moi lié aux Autres. Et les Autres ce sont les descendants d'esclaves, les gens qui n'ont pas la même sexualité que mes parents, ceux et celles qui passent par ici parce que chez eux y'a la guerre et qu'il faut se bouger le cul, c'est ma femme, c'est mon voisin, son chien, ses chats et les oiseaux dans le cerisiers. Les abeilles qu'on flingue et tous ceux qui rêvent encore. 


Les Autres c'est moi. Et de Pétain à Fatou Diome, on est sur le même bateau.







L'article du Monde: http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/10/marine-le-pen-choque-en-declarant-que-la-france-n-est-pas-responsable-de-la-rafle-du-vel-d-hiv_5108622_4854003.html

lunes, 27 de marzo de 2017

Le retour

Le retour (éternelle énigme). Le retour sera toujours cette montagne blanche et bleue, l'air lumineux d'un village oublié. Les mois ont passé, la poussière s'est installée. Et pourtant les amis, la famille, les proches. C'est l'amour qui fait qu'on revient. Ici et là.


Les mois ont passé, les inquiétudes du Temps Mauvais ont gagné du terrain, de partout. Et pourtant, pourtant, les cheveux grisonnent, les livres parlent et la Lumière appelle.

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Dans mon ventre,
les graines sont semées,
 elles n'ont pas germé,
mais...

Le semeur est passé,
 il a tout oublié
faisant le chemin
d'un geste de la main
(tel le Petit Pousset)

Dans la nuit de ce pays
je crie: "Vinceeeeent"
Le Fou
s'est coupé l'oreille
un soir d'orage
amoureux

Il a tout oublié
un soir dePleine Lune
et mon ventre Lumière rit
Il sait que
Demain
ça existe


(la Lumière de Van Gogh)


Merci
Merci à tous, à toutes d'être toujours là.