viernes, 22 de julio de 2016

Nice

Les victimes de Nice ont toute mon affection, toute ma compassion. Leurs familles et leurs amis aussi.

J'aimerais dire aux terroristes que je les condamne à l'oubli. Je vous boycotte. Je ne veux rien savoir de vous. Ni votre nom. Ni votre visage. Ni votre histoire. A tous les psychopathes qui se révèlent grâces aux velléités d'une organisation mortifère, colonisatrice, opportuniste et mafieuse; il y a assez de force dans l'Univers pour que vous pourrissiez dans la fosse commune de l'Oubli. Vous n'obtiendrez de moi que le Silence. Vous n'aurez Rien. Rien d'autre.

Après chaque assassinat massif, après chaque "attentat", j'irai aux Musées, j'irai aux concerts, je serai près des gens, je chanterai le soir venu. Je ne vous offrirai pas une minute. La Vie gagnera. Elle gagne toujours.

Vous les médias, vous qui vous accordez le nom de journalistes, vous qui mangez sur des cadavres. Vous êtes coupables aussi. Vous ne respectez rien, vous les Charognards. Vous ne valez guère mieux.

Quant à vous les gominés, vous les gouvernements, vous les "Présidents", vous les "politiques", vous les guerriers. Vous les Assassins du monde. Ne me demandez plus rien. Tout est de votre faute. La Misère et les Guerres c'est Vous, les Morts c'est Nous. Allez donc rejoindre les premiers!

Je ne vous haie point. Je vous nie, je vous bannis de mon Humanité, de mon espèce et de mes morts.

Vous les petits, vous les fantômes, vous les Enfants, vous les assassinés, vous les disparus. Je vous jure que je vivrai vieille. Et je vivrai pour Vous.




Emilie Mourgues.
Photo 11 avril 2015 de Denise Alamillo

viernes, 17 de junio de 2016

El matrimonio igualitario sirve.

No hubiera imaginado jamas que el matrimonio gay nos iba a ayudar tanto.

 Lo hicimos por amor y por precariedad, las dos cosas iban de la mano y ni lo pensamos, fuimos a pedir derechos al Estado Frances. Nos los dieron gracias a la lucha de unxs cuantos. Nunca olvidare el nombre de Christiane Taubira. Esa mujercita negra que puso las manos en el fuego para nosotrxs, que fue agredida y discriminada como nadie por ello. Esa decendiente de esclavos que declamaba Aimé Césaire y Gontran Damas en el hemiciclo fascista frances.

 Empezamos una lucha cotidiana con la buracracia rudisima para poder obtener una carta de residencia a mi esposa. Citas en lugares inalcansables cumpliendo con requisitos muy dificiles. Lo logramos gracias a nuestra Bella Locura, a unos cuantos funccionarios rebeldes y a nuestros 4 ovarios. Hemos dejado de comer, hemos dejado de dormir. Nos hemos cagado de miedo en la clandestinidad. Nos hemos peleado, hemos discutido cuando no podiamos mas. sin embargo anio tras anio, renovan la carte de séjour de Denise. Un anio en paz. Cada vez. Con sus sellitos caros. Un anio de "sursis".

Esos dos ultimos anios, he perdido bastantes "amigos" cuya homofobia se expreso sin complejo. Reacciones increibles. Hoy nos atacan en mi trabajo. Agresiones verbales, acoso, situaciones de violencias irracionales. Me prestan un alojamiento en mi lugar de trabajo, mi esposa duerme conmigo. Una tipa no lo aguanta. Me humillia. Revienta mis nervios a diario. En la lucha tengo muy poco apoyo, la puta hierarquia no responde cuando lo tendria que hacer. Les tengo que recordar la ley, que aguarles por los huevos para que se pronuncien a nuestro favor y que hagan su puto trabajo. No tengo nada que perder. Me siento como un guerrerro iroqui atacando solo con su pobre hacha de geurra... lanzandose contra una pared.

 Sin el matrimonio, sacaban a mi puce. Sin la ley, me hubiera ido. Hubiera perdido mi trabajo.

He estado gritando con un chingo de feministas a lo largo de mi vida. Me he cagado en todos los Estados y en todas las intituciones. Milite por la abolicion del matrimonio en general. Hay que tener muchos privilegios para defender tal postura...

El matrimonio igualitario sirve. Si eres precaria sirve. Si eres sudaka sirve. Si eres vulnerable sirve. Si estas jodida sirve. Si te quieren muerta sirve.

Es un arma increible. Cuando estoy por derrumbarme frente a tantas discriminaciones, resulta que sigo en pie. Y es gracias a los derechos.


13 de junio del 2014 en Lyon France.

viernes, 3 de junio de 2016

Ils peuvent bien aller se faire enculer!

El Sur. Querido. Isimo.
Les gens arrivent par cargos à la recherche du soleil, de l'accent qu'ils moquent. Les plages se défendent. Le vent. Le Mistral. Mistral. Ils ne te connaissent pas, te méprisent souvent.
Moi je t'aime, parce que tu les remet à leur place. Tu les chasse et leur fait regretter leur grand Nord tout carré.

Souvent j'ai la sensation de vivre sur une Terre colonisée. Une Terre colonisée par les Cons qui débarquent en masse. Ceux qui me demandent "d'anticiper" les choses, d'admirer leur connerie, leur "musique" pourrie. Je les regarde. Je les vois tous les jours derrière mes lunettes épuisées. Les conversations vides. Le travail est épuisant. Pas en lui même, mais ce qu'on a fait du travail. Tous ensemble. Une Merde. Parce que cet "ensemble" est un mauvais pastiche qui ne supporte pas l'odeur transpirée d'une femme qui n'aime pas la testostérone du monde... et qui les emmerde.
Celle que la poésie a laissé fuir le temps de sa jeunesse. Un cadeau au néant, à son amour qui souffre des genoux. 
"Je te prie" dit la chanson. Rares sont les conscients, les aimants, les bienveillants, les libres, les sages, les sauvages, les fous. "les assoiffées d'Azur". Rares sont  les amis ici. "La route est longue, à perte de vue"  et je me repose sous les néons de zones comerciales quand l'Etat m'appelle au "garde à vous".

Dans ma mémoire je me souviens que le Monde existe.

Alors je m'en fous, je sais qu'il me reprendra par la taille et que je finirai dans une caravane pleine de musique avec des gens qui parle pas. Des gens qui disent, qui aiment, qui jouent, qui savent la beauté du silence. Je sais que je mourrai en riant, "le vent m'emportera".

J'aurais tous les gens qui vivent dans mon coeur.

Ceux qui vivent tellement  dans le temps qu'on dirait qu'ils sont hors de lui. ça, L'absence chez nous, c'est "être" chez les autres (estar). L'alcool se mêle à ma fatigue. J'ai l'impression de rêver au paradis.
Tout est magnifique, et tout est mort.

domingo, 10 de abril de 2016

Nuit d'Avril



Une des choses que j'aime le plus au monde, c'est marcher dans la nuit. Sentir son étreinte, le message des étoiles: "lave ton coeur". Retrouver cette euphorie d'enfant, ces sensations divines et simples, merveilleuses. Les jambes avancent, le souffle grandit, les yeux s'émerveillent. La lune accompagne ce qu'il faut pour y voir sans inonder les étoiles. L'odeur gonflée du jasmin, les chauves sourient malgré l'arrogance des voitures.


Noche de Abril

Una de las cosas que mas amo en la vida es caminar en la noche. Sentir su abrazo, el mensaje de las estrellas: "limpia tu corazon", la euforia de ninia por reencontrar esas sencasiones divinas y sencillas, fuertes, hermosas. Caminar es la libertad mas grande que conozco. El cuerpo y la Tierra, el amor entre olor a jazmin y murcielago.


jueves, 7 de abril de 2016

"Rue du Grand soleil" petite chronique à la préfecture




 Denise me dit souvent que l'activisme lui manque. Pourtant, entreprendre les démarches administratives pour qu'elle puisse vivre où bon lui semble et être chez elle avec moi ici , c'est une des luttes les plus dures, les plus acharnée, les plus belle que j'ai mené dans ma vie. On s'est lancée dans cette aventure sans y penser sachant que la folie était nécessaire à une telle entreprise.

Chaque rendez vous à la préfecture est une mission. Il nous faut nous rendre à Valence qui, quoique où nous sommes se trouve à au moins trois heures et demie de route en incluant l'autoroute. Il nous faut nous battre continuellement pour que notre vie cadre avec les cases de l 'Etat. Par exemple, nos lieux de travail ne sont pas les mêmes que notre adresse administrative. Allez faire comprendre à un fonctionnaire que vous travailler de temps en temps où il y a du travail quand il y en a. Ils ont du mal. Et que vous faites ça en étant mariées, bataillant avec vos employeurs, négociant à chaque début de contrat votre vie privée et intime. C'est à dire que vous n'êtes pas seule. Le capitalisme ne comprend pas la vie communautaire, même à deux. Alors prouver à l'Etat qu'on est deux, qu'on ne ment pas dans ces conditions, c'est un véritable jeu d'acrobaties.

La dernière fois qu'on est allées à la préfecture c'était pour renouveler la carte de séjour de Denise. Je travaille sur la presqu'île de Giens et elle à la station de ski la Toussuire. Je vous invite à taper sur google map, vous allez vous marrer. Michel, notre ami qui déclare nous héberger entre deux contrats de travail, entre deux voyages, s'est joint à nous puisque cette semaine là, avec la grève générale (que nous soutenons), la poste ne fonctionnait pas bien. Michel m'a rejoint en Avignon chez ma grand mère où on a passé la nuit, et au petit matin on a rejoint Denise à Valence. Il faut être là à 8h30 pour prendre le ticket qui permettra qu'on reçoive notre dossier entre 10h et midi. Inutile de vous dire qu'il y a du monde sur la corde à linge puisque la préfecture reçoit les candidats à une carte de séjour trois matinées par semaine. Cette semaine là on ne pouvait y aller que le mardi puisque le lundi était férié, le jeudi en grève générale.

Bref, à chaque fois j'ai des montées de sueurs, de stress incontrôlable dans cette salle d'attente où personne n'est bien. J'ai toujours l'impression qu'on va se faire refouler, qu'il faut biaiser pour se faire accepter par le système alors qu'on veut juste vivre ensemble, avoir un minimum de droits... Ce jour là, on a attendu deux heures, les toilettes étaient fermés à cause de vigipirate.C'était le premier jour de mes règles... La gamine qui s'occupait de nous nous a à peine regarder, elle chicanait sur les dates des documents qui doivent être datés de moins de trois mois alors qu'on a une facture edf annuelle par exemple, bah la facture annuelle ça marche pas pour la gamine. Alors je serre les timbres fiscaux à 120 euros entre mes doigts moites et je les range, les sors, les range pour qu'au final elle ne me les demande pas puisqu'il faut payer au retrait. Michel nous accompagne avec la gamine, lui non plus ça lui fait pas du bien l'administration, on a guère dormi, il tremble aussi et donne sa carte d'identité en guise de bonne foi. Parce qu'avoir des papiers français dans ce contexte, ça aide à faire avancer le dossier des autres, à prouver leur bonne foi, et plus on est mieux c'est. Une fois l'inspection du dossier terminé, Denise a eu son récépissé et on est parti, lui en voiture, moi en train, elle en voiture aussi vers nos trois destinations jusqu'à ce qu'ils la reconvoque pour venir chercher la carte.

Hier au soir, message de Michel : « la préfecture a écrit. Mon attestation d'hébergement n'est pas valide puisque la facture d'eau que je leur ai fournie a plus de 3 mois et l'adresse ne convient pas. » La facture date du mois de février, on est en avril, c'est vraiment des casses couilles ! Il faut dire que Michel nous héberge à Montbrun les bains, un bled de 400 habitants dont le cadastre de la mairie date au moins de la Révolution. C'est à dire que « rue du grand soleil » dans le cadastre de la mairie, bah ça n'existe pas. C'est « le grand soleil » ou « rue du beffroi » ou « rue de l'horloge », mais « rue du grand soleil » non. C'est con parce que tous nos papiers et notre adresse officielle c'est « rue du grand soleil » à Montbrun. Alors maintenant qu'EDF et que les factures d'eau sont informatisées, le service client ne peut pas changer l'adresse parce qu'ils ne peuvent sélectionner que les adresses que leur système informatique reconnaît, soit celles des cadastres, et leur système ne peut pas reconnaître une rue qui « n'existe pas ». J'appelle Michel qui est vachement perturbé, ça fait 30 ans qu'il vit « rue du grand soleil » ha ha ha ha ha !

Après quelques manifs auxquelles j'ai participé il y a des années, je me suis toujours éloignée de l’État et du pouvoir, j'ai dispatché mes adresses au quatre coins de France, pour que le jour où on entre en dictature, j'ai quelques jours d'avance pour quitter le pays par voies terrestres ou maritimes. J'ai jamais rien fait de grave à part gueuler un peu fort et croire qu'on peut destituer un gouvernement avec une manif pacifiste, mais les coups de bâtons m'ont rendu paranoïaque. Alors croyez moi, essayer d'avoir des papiers pour ma belle qui a quitté un pays dont les conflits armés sont parmi les trois plus sanglants du monde, c'est un vrai combat.

miércoles, 6 de abril de 2016

Après un an de travail salarié

 Paris , nuit debout #mars 2016
" Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien"
Jean Ferrat

Travailler depuis des mois et voir le désastre que ça crée entre les gens. Les mensonges, les trahisons, les égos qui se gonflent, les petits chefs mal placés... Les employés qui se victimisent, se transforment en serpillère pour avoir une prolongation de contrat, des murs un peu plus grands, une bagnole, un logement, des droits au chomdu. Les amitiés qui se défont, celles qui y survivront, celles qui n'y survivront pas...
Les gens qui auraient pu être des amis et qui ne le seront jamais. Ceux qui protègent leur petite place, ceux qui préservent leurs petits privilèges et qui ne sont en fin de compte, que des pions, des pantins tirant les ficelles d'intérêts plus grands, plus troubles, auxquels ils aspirent en secret - quand ils osent encore rêver. Et les laissés pour compte, les femmes, les vieux, les pauvres, les gentils, les cons, les bouzillés du système...

Les syndicats et leurs petites guéguerres, leurs intérêts qui nous dépassent souvent. Les syndicats quand il y en a. Mais aussi ceux qui y croient, les sincères, les vrais, les justes...les exceptions mis sur le carreau. Puis les opportunistes, les opportunistes encartés, par centaines bien au chaud sur le dos des autres à endormir la troupe avec de beaux discours, de beaux drapeaux tout neufs.... Ceux qui se gavent qui ne méritent pas plus d'une ligne. Les truands...

Il est vraiment temps de faire autre chose de notre temps. Vraiment. Je rêve d'un monde autogéré en coopératives, où le travail soit l'occasion de créer des relations saines autour d’œuvres communes, concrètes. D’œuvres communes qui ont un sens pour la communauté entière, qui servent à quelque chose de vrai, de réel. Qui servent littéralement un tout, un ensemble humain. Un travail, des travaux en commun. Où la responsabilité incombe à tous et à chacun, chacune de ceux et celles qui retroussent leurs manches. Travailler parce que ça fait sens et que ça nous fait vivre ensemble, pas travailler pour de l'argent ou pour sa petite place. Quelle arnaque...quelle connerie. L'esclavage moderne où tout est précaire, le temps, la vie, l'amour, le sexe, le repos, la santé, l'amitié. Là où la solidarité a déserté ne laissant place qu'à des alliances d'intérêts.

Il est temps. depuis longtemps, il est temps

miércoles, 27 de enero de 2016

la saison stationnaire

Les montagnes blanches sont devenues un gigantesques parc d'attraction. Les hippies du XXIème siècle sont des consommateurs dont l'esprit baigne dans des substances chimiques. La solidarité a laissé place à l'individualisme quotidien. La bouffe fait gonfler le ventre mais ne nourrit plus. Le machisme est toujours là, tapis dans les relations les plus bénignes.

ça fait deux ans bientôt que je suis revenue en France. Je m'y attendais franchement pas, mais vu la situation du monde, ça s'est fait tout seul.
Je me rends compte que ces 10 ans dehors m'ont mise à côté de la plaque. Le pays a drôlement changé. C'est peut être moi aussi.

Il y a quelque chose d'assez hallucinant: la conception que les gens ont de la liberté. C'est une conception complètement tronquée. Individuelle. C'est la solitude aussi. Une grosse arnaque.  Sous couvert de liberté, les gens sont égoïstes. On leur vend du plaisir à la pelle, comme si c'était un droit... Le plaisir ici est sensationnel. Evidemment il faut avoir de la thune: "rider", se défonser, sortir, voyager, consommer à mort. Penser qu'à sa gueule, ça se fait en groupe aussi.

Le tourisme ravage ce qu'il reste de sauvage. La montagne est complètement violée. Le capitalisme a rempli tous les espaces. Il n'y a plus moyen d'y échapper ici. C'est impossible, il a même gagné la tête des plus résistants, des plus cool.
Sous couvert de liberté, on trompe, on chie sur les autres, on justifie tout. On est solidaire quand on perd ses privilèges... le reste du temps, on s'en bat les couilles.

Le grand mythe de l'individu autonome qui prend du plaisir en payant, en profitant, en passant du bon temps sur le dos des pauvres et de la planète. Le pire, c'est que même aux pauvres, ça leur donne envie.

ça craint.

viernes, 4 de diciembre de 2015

Escribir sobre París 1

Escribir sobre Paris. Poco à poco réencontrar El soplo. Habra que articular las palabras, las ideas, las emociones. Hay autores que nos acompañan por la vida. Sus palabras son el abrazo de una desconocida familiaridad, la sonrisa de una amiga. Virginia despentes es una de ellas. Su voz es un basalme para el alma. Pocos días después de las ejecuciones de París hablo en france Inter  (despentes douce). En este barrio donde vive, donde viví, en este barrio que conoció el odio ciego de las ráfagas , dice que se siente como después de una ruptura amorosa, no te lo crees pero te lo repites a lo largo del día: ahora, es así.
 Es cierto, este dolor del post choque es muy parecido. No se muy bien que decirles, pero si sé que las cosas no serán como antes, que el privilegio que hemos tenido de vivir en paz se acabó. Se también que amaré siempre París, esta ciudad que me acogió un tiempo de la vida. Amaré siempre el barrio de Belleville. Es un lugar que sigue siendo una parte de "chez moi". París es una ciudad que me habita y que yo habito para siempre. No nesesito estar allí para esto.
Veo que las guerras matan gente desarmadas. Veo que los espacios de libertad se reducen . Veo que mucha gente se equivoca, opina instantáneamente desde contextos lejanos sin tomar el tiempo de hablar con gente que vive las situaciones sobre las cuales opinan. Vi gente enarbolar banderas en sus cuentas de Facebook... Desde cuándo las banderas representan a los pueblos? Leí comentarios de gente eligiendo un campo desconociendo totalmente el campo que eligen. 
Daesh es extrema derecha islámica. Si ellos representan a los musulmanes entonces damos toda la razón a las extremas derechas europeas, aquí la francesa...
Me da pena que los cadáver siguen teniendo color y hasta "privilegios" para algunos. Escribo sin escribir, dibujar esta realidad intelectualmente no me es posible. 
Es una realidad cruda. Es duro leer los testimonios de mujeres violadas en el campo de refugiados de Caláis por migrantes. Es duro escuchar a mi amiga contarme la agresión que sufrió la amiga de su madre por tres hombres en la calle porque lleva velo. Es duro ver que Francia bombardea civiles. Es duro ver que pendejos franceses se van a hacer la guerra en Siria en el nombre de Allah, que matan como en videojuegos, que regresan al país cuando están hartos gozando de sus privilegios europeos dejando atrás de ellos crímenes de lesa humanidad. Es duro ver que el estado los dejo hacer. Es duro ver miembros de mi familia esperar atrás de los Le Pen... Es duro escuchar a una amiga de París contarme que se acostó con un migrante de Libia que tiene banderas de daesh en su Facebook. Es muy duro el silencio de mis amigas parisinas que no me cuentan como están. Es duro haber dejado un país en paz y ir a reencontrarlo en estado de emergencia... Un estado de emergencia es un estado de excepción.

Envoyé de mon iPhone