viernes, 30 de abril de 2010

Estar

Amigo escorpión,

El fulgor de tu veneno me salvó la vida. Andaba corriendo y furiosa, un cuchillo de obsidiana entre los dientes, electrochoc... estaba en mi pantalón, cagado de miedo... nos parecíamos tanto que me pusé a llorar.

El alacrán:
Calma guerrera, calma...
¿A donde quieres escaparte?
Ya, ya estas.

jueves, 29 de abril de 2010

lunes, 26 de abril de 2010

Aclaraciones

¿Porqué no quiero Facebook?

Hay unas cosas que he de aclarar (estoy en este proceso: las aclaraciones). Recibo decenas de invitaciones al facebook desde meses y no, no, no. No quiero. Al principio, pensaba que iba a empeojar mi adicción a internet. Luego me dí cuenta de la base de datos enorme que regalamos a la policía, al patronato... en fin, al poder. Tampoco quiero aprender de la vida privada de toda la gente que conozco... hay cosas que no quiero saber, que no quiero ver, no porque me gusta estar ciega sino porque necesito ignorar y compartir secretos.

Pero la verdadera razón de este rechazo radical es que necesito poder perder a la gente. De vista o para siempre. Es una necesidad inherente al encuentro... su caracter efímero. Por eso me gusta el auto-stop (ride), por eso me gustan más los gatos que los perros.

Quiero poder desaparecer.




Pourquoi je ne veux pas de Facebook?

Il y a certaines choses que je dois éclaircir (je suis dans ce processus: l'éclaircissement). Je reçois des dizaines d'invitations à Facebook depuis des mois et non, non, non. Je ne veux pas. Au début, je pensais que ça allait agraver ma dépendance à internet; puis je me suis rendue compte de l'immense base de donnée qu'on offre à la police, au patronat...bref, au pouvoir. Je n'ai pas non plus envie d'apprendre toute la vie privée des gens que je connais, non pas que j'aime être aveugle, mais plutòt que j'ai besoin d'ignorer et de partager des secrets.

Mais la véritable raison de ce rejet catégorique, c'est que j'ai besoin de pouvoir perdre les gens. De vue ou pour toujours. C'est un besoin inhérent à la rencontre... l'éphémère. C'est pour ça que j'adore faire du stop, que je préfère les chats aux chiens.

Je veux pouvoir disparaître.

sábado, 24 de abril de 2010

In la kech

A Stig Dagerman,
Paix à son âme... quoique...

Comment peux tu dissocier les dauphins de la mer, l'oiseau du vent, la liberté de la peur de vivre, l'espoir du désespoir, l'homme de la masse, la masse du monde, l'errance du bonheur, les jours des nuits, la terre de la mer, la vie de la mort... L'amour du voyage, le plaisir de la solitude, l'orgie de l'ascèse, l'existence de l'éternité...




Como puedes disociar los delfines del mar, el pájaro del viento, la libertad del miedo a vivir, la esperanza de la desesperación, el ser humano de la masa, la masa del mundo, "l'errance" (práctica del errante) de la felicidad, los días de las noches, la tierra del mar, la vida de la muerte... el amor del viaje, el placer de la soledad, la orgía del ascecis, la existencia de la eternidad...


In la kech: "yo soy tu tu eres yo", precepto maya
"Je suis toi tu es moi", précepte maya


viernes, 23 de abril de 2010

Intime

A Gourdlife,


Y'a quand même un aspect de l'anthropologue dont on ne parle jamais. Sa vie privée. Comment fait on pour être amoureux et nomade? A t'on déjà pensé aux compromis réels que ça implique? Pourquoi aucun de nos profs, quel(le) qu'il soit n'a jamais abordé le sujet?

...Gourdlife, t'as une idée?



J'ai ouvert ce blog pour qu'il soit lu, pour qu'il soit une espèce d'innovation en matière de carnet de terrain, tu sais ce journal intime qui se veut scientifique... même toi dans ton dernier post t'y arrives un peu malgrè toi... l'intime.
C'est incroyable comme on nous a appris à tout dissocier. Vraiment, cette nuit j'y arrive pas. La vie est une malgrè ses mille facettes.
Oui c'est intime et je le traduirai pas. J'aurai pu t'écrire un mail mais j'ai envie d'aller jusqu'au bout de ce "terrain d'expérimentation trans-mondiste"que personne ne lit à part les potes, les amours et la famille. Genre pour avoir des nouvelles...

Y'a milles choses que j'ai envie d'étudier, d'apprendre. Je suis au bout d'un monde qui a pas de bord, j'aime et j'ai plus de pays depuis longtemps et putain, l'amour me poursuit, il est au fond de moi et j'arrive pas à me concentrer.
J'ai envie d'écrire des poèmes et de les publier sur la toile, en même temps j'ai envie d'être pro (quelle connerie!) et puis d'un coin sauvage où y'a pas internet.
Me débrancher. Vraiment. Prendre du recul, ne rien lire qui arrive d'europe, qu'un putain de coup de téléphone bouleverse pas mon existence... que tous les coups de speed ne s'envoient pas intantanément, enfin, tu vois quoi... Le mythe de l'âge d'or. On ne vit plus sans cette vitesse, sans ces flux de mots, d'ondes et de désirs...

Parfois dans ce tout cybernétique qui n'a plus de frontière, je suis vraiment perdue...


¡¡¡Puros cuentos!!!


Todavía no les conté nada de la propaganda nacionalista con la cual nos disparan el cerebro cada día en este país. Van a festejar el bicentenario de la "independencia de México". Instalarón una exposición gratuita en el zócalo. Se trata de fotos de indígenas fotoshopeadas (echas por un hombre, claro, del cual me olvidé del nombre) donde se muestra el "orgullo nacional" de "ser mexicano". Mujeres guapas y morunas corriendo entre cactus con la bandera, mujeres tsotsiles tejiendo blusas en la plaza de San Cristóbal, pescadores dignos y orgullosos, fiestas tradicionales, campesin@s felices... La exposición se acaba por un video de tres minutos que se parece a un cuento de Walt Disney... un México toda fiesta, música y colores dónde son tod@s felices, guap@s y orgullos@s en sus vestidos tradicionales.

También se festeja el centenario de la revolución... Ahorita estan militarizando todo Chiapas bajo este pretexto de que esos muertos de hambre se van a levantar... ni tienen para comer.
En la salida, una caja en la cual todos le echan billetes y monedas y, porsupuesto una boutique donde puedes comprar posters de la exposición.

Salgo mareada y escena cotideana... la policía esta echando fuera de la plaza a los danzantes emplumados que quieren aprovechar del evento!

Les ahorro mi analisis en cuanto al uso de códices sagrados para crear el sentimiento nacional (la puta bandera), la manipulación gobernamentalmente patriarcal de las imágenes, el "olvido" asquerozo de 5000 años de historia (el calendario maya nace en 3114 A.C), la manipulación de las imagenes femeninas y sobre todo de las indígenas, del ritmo mediatico del video... y lo peor de todo, lo peor esta en este video.

¡Viva México cabrones!


Catrina


Je ne vous ai toujours pas parlé de la propagande nationaliste avec laquelle on nous mitraille le cerveau tous les jours dans ce pays. Le bicentenaire de l'"indépendance méxicaine" est sur le point de se fêter. Y'a une exposition gratuite sur la place du centre, une instalation gigantesque. Il s'agit de photos d'indigènes (désoléee des termes mais je manque d'imagination) photoshopées qui sont sensées démontrer l'orgueil national du méxique 8prises par un homme biensûr). De belles femmes brunes courrent entre les cactus en brandissant le drapeau, des femmes tsotsiles tissent des blouses sur la place de San Cristóbal, de dignes et fiers pêcheurs lancent leurs filets dans les eaux poissoneuses des baies de Veracruz... L'expo se termine par une vidéo de trois minutes digne d'un conte de Walt Disney.

Un Mexique tout fête, musique et traditions.

Ils vont aussi fêter les 100 ans de la révolution... en même temps qu'ils militarisent tout le Chiapas en cette occasion pretextant une rebellion imminente... les gens n'ont pas de quoi manger et sont face à des tanks...

A la sortie, y'a une caisse où tout le monde jette des billets et des pièces. Et biensûr une boutique où on peut acheter des posters. Au dehors, scène quotidienne, les flics jettent les danseurs emplumés hors de la place, eux qui auraient pu penser profiter de l'occasion!

Je vous épargne mon analyse quant à l'emploi de symboles sacrés afin de créer un sentiment national (le putain de drapeau), la manipulation gouvernementale patriarcale des images du peuple, "l'oubli" des 5000 ans d'histoires précédent les 200 ans mexicains (on date le calendrier maya à 3114 ans Av. J.C), la manipulation des images féminines et surtout des femmes indigènes, du rythme médiatique de cette vidéo de bas étage... et le pire, le pire ce sont les commentaires des gens dans cette vidéo (désolée, c'est en espagnol)


jueves, 22 de abril de 2010

Le terrain

Huella identitaria desde el fondo del cagadero


Tengo ganas, ganas de entregar una tesis transfemenista en Francia.

Porque es un país que me jode desde siglos, en el cual me siento super violentada por todos sus esquemas de mierda, esquemas que violentarón a mis ancestras hasta olvidar nuerto idioma, esquemas que violentan a las mujeres, a lxs demás, a los pobres, a las minorías étnicas, culturales y sexuales, en el cual me insultan de "hooligan" cuando me rapo el pelo cagandome en las imagenes de mujeres heterosexuales rubias y satinadas que colonizan las calles.

En la ciudad de México, encuentro femenistas mexicanas, lesbianas y otrxs que se cagan el las teorías queer... Lo ven como un femenismo colonizador, post estructural que los viene a enseñar la deconstrucción de una identidad que los niegan desde siglos...

Lobas con mucha rabia.

Abro mis orejas y me vuelvo pacienta, escribiendo una memoria sobre el despertar de Tonantzin, especie de femenismo espiritual que se queda en un pensamiento dual a pesar de esperar a la era androgína. Todo es al nivel energético: el origén de la vida es atribuado a una energía andrógina (Padre-Madre), luego llega el matriarcado, el patriarcado y la vuelta a una era original andrógina (en término de equilibrio energético). Por eso ahorita hay muchas celebraciónes a la Tierra y ceremonias para despertar a las energías femeninas... para reequilibrar un orden cósmico.
Estoy ubicandome desde la hermeneutica del imaginario, la herida identitaria, la utopía pre-hispánica, la resistencia a un colonialismo mental y emocional... Hay bastante que decir.

La verdad es que me lo tomo como un ejercicio de escritura, tengo que validarme dos años del master para poder presentar una tesis en Paris, al centro del miedo, del poder y de todo lo que me vuelve loba. Escucho las femenistas latinas y me entran dudas...

¿Porque el queer funcciona tan bien en Chile, Argentina, Europa y Estados unidos? Porque son los mismos ancestros los que nos imponierón los terminos de "mujer", "hombre" y toda la mierda... entonces quizas esta deconstrucción solo nos concerna (incluyendo a todxs los que viven en esas aeras geográficas). ¿Quizas pensar el conocimineto y las revoluciones como evolución universal es tambien una herencia del heteropatrialcalismo? ¿Quizas el mundo es mil y cada cultura tiene su propio femenismo, sus propios caminos de emancipación?

...


Otra aclaración: no estoy de acuerda con la necesidad de destruir la monogamia y la pareja. Porque cuando se vive con toda la conciencia histórica, hegemónica que nos lleva a este tipo de deseo, de pensamiento emocional, de forma de vida, cuando es una elección y no una creencia, sí, son actos libres de esquemas. Aunque no crea ni en la pareja ni en el amor libre porque son las dos caras de la misma moneda.
Otra vez lo grito: SON ESPACIOS DE CREACIÓN en el cual nadie, ninguna teoría tiene que imponer nada, sino caemos el un extremo opuesto a lo que combatimos, y volvemos a la misma mierda esquematizada.

No se hace la revolución controlando la imaginación.

Queers de México
Entrevista a Diana Tylor



Comme ces jours ci j'ai les nerfs et qu'aucun académicien ne prend le temps de me lire, un peu de musique (sorry la famille)



Trace identitaire du fond de mes chiottes.



J'ai envie, envie de balancer une thèse transféministe dans la gueule de l'académie française.

Parce que c'est un pays qui me baise depuis des siècles, dans lequel je me sens super violentée par tous ses shémas de merde, shémas qui ont violenté mes ancêtres jusqu'à en oublier nos langues, shémas qui violentent les femmes, les autres, les pauvres, toute minaurité ethnique, culturelle, sexuelle; pays où je me fais insultée de "hooligan" quand je me rase la tête pour chier sur les images de femmes hétéros blondes satinées qui colonisent les rues.

A México ciudad, je rencontre des féministes mexicaines, lesbiennes et autres qui vont contre les théories queer.... elles voient ce mouvement comme un colonialisme féministes, post structuraliste qui débarque avec toute la prétention de leur enseigner la déconstruction d'une identité qu'on leur nie depuis des siècles....

Des louves bien enragées.

J'ouvre grand mes écoutilles en je prends mon mal en patience, écrivant mon mémoire sur le réveil de Tonantzin (déesse mère)... sorte de féminisme spirituel qui reste dans la pensée duelle mésoaméricaine malgrè l'attente d'une ère androgyne sur le point d'arriver. Tout se situe au niveau énergétique: l'origine de la vie est attribuée à une énergie androgyne (Dieu mère-père), vient le matriarcat puis le patriarcat et le retour à une ère originelle androgyne. C'est pourquoi il y a beaucoup de célébration à la Terre en ce moment et des cérémonies pour réveiller les énergies féminines... afin de réequilibrer l'énergie cosmique.
Je creuse du còté de l'herméneutique de l'imaginaire, la blessure identitaire, le synchrétisme inhérent à une culture hybride, la résistance à la colonisation mentale... Y'a beaucoup à dire.

La vérité c'est que je le prends comme un exercice d'écriture, il faut que je valide ce master pour pouvoir présenter une thèse à Paris, au centre de la peur, du pouvoir et de tout ce qui me donne les crocs... en écoutant les féministes latinas m'arrivent les doutes...

Pourquoi les théories queer fonctionnent au Chili, en Argentine, en Europe et aux USA? Parce que ce sont les mêmes ancêtres qui nous ont imposé les mêmes termes de "femme", d'"homme" et toute la merde... Il s'agit donc peut être d'une déconstruction qui ne concerne que nous (en incluant n'importe quelle personne qui vit dans une de ces aire géographique). Peut être que penser la connaissance et les révolutions comme évolution universelle est aussi un héritage de l'hétéropatriarcalisme? Peut être que le monde est mille et que chaque culture a son propre féminisme, ses propres chemins d'émancipations?

...


Autre aclaration: Je ne suis pas d'accord avec la nécessité de détruire la monogamie et le couple. Parce que quand ça se vit avec toute la conscience historique, hégémonique qui nous amène à ce type de désir, de pensée émotionelle, de forme de vivre l'amour, lorqu'il s'agit d'un choix et non d'une croyance, si, il s'agit d'actes libre de shémas. Même si je ne crois ni au couple ni à l'amour libre (autre face de la même pièce)
Je le crie encore une fois: IL S'AGIT D'ESPACES DE CREATION dans lesquels personne ni aucune théorie n'a rien à imposer à personne. Sinon on tombe dans un espace opposé à celui qu'on combat, et on retourne à la même merde. shématisée.

On ne fait pas la révolution en contrôlant l'imagination.

Pour ceux qui ne comprennent pas de quoi je parle:
Lire Béatriz Préciado (en lien), Judith Butler et pour ceux qui parlent espagnol chercher sur google "transfemenistas"




viernes, 16 de abril de 2010

Le Spleen de México



No consigo escribir, sentir, vivir, buscar, pensar, amar, trans-gresar sín poesía. No creo que el amor sea una decisión.

Las fronteras sí.

Vivo en una cabaña de sábanas, velero terestre, las hojas luminosas como cielo, mi amor en el pecho que se abre que se abre difundiendose al mundo... alcanzandote. Hoy quiero agarar algo con eso. Quiero pintar y no creer en nada. Quiero olvidarme de la analisis, de la observasión partecipante, de las promesas con su conjunto de miedos.

Ganas de cuerpos, de tierra, de humo.







Intraduisible...

viernes, 9 de abril de 2010

Cuicuilco

Versión castellana al final de la página

Le ventre de la terre demeure béant entre les autoroutes
Le site est vide, la gorge ouverte.
Pyramide ronde
La plus ancienne de toute la mésoamérique
Ode millénaire à la Déesse cosmique

L'appel insatiable des portes temporelles réuni quelques personnes
Les pieds nus, le coeur ouvert

Quetzal crevant le smog

Hirondelle, ma chère, je reconnais ton cri entre mille.
Nous ne faisont qu'une
Suspendue à tes ailes

Je suis la chute rouge de ton vertige


Oui Rouge

Rouge comme ta gorge
Rouge comme la lune, le ciel et les étoiles
Comme le faisceau du temps tranchant les pyramides aux équinoxes
Ligne intergalactique, plume tellurique
Rouge comme la peau du cactus témoin des corps
Rouge comme le reveil des volcans
Comme la graine envelloppée de pétale, index du vent
Comme le mystère palpitant de la pierre noircie par le temps
Rouge comme la mémoire de l'oubli
Rouge comme l'éclair de la rencontre
Reflet céleste des nouvelles pyramides

Ayyy México, des siècles que je t'attends



Juan Carlos juste après notre entretient
"N'importe quelle Vierge représente la Terre Mère"
Juan Carlos despues de nuestra entrevista
"Cualquier Virgen representa a la Madre Tierra"



El vientre de la Tierra permanece boquiabierto entre las autopistas
El sitio esta vacío, la garganta abierta.
Pirámide redonda
La más antigua de toda Mesoamérica
Oda milenaria a la Diosa cósmica

La llamada insaciable de las puertas temporales une unas personas
Descalzadas, el corazón al aire

Quetzal acribillando el esmog

Golondrina,
Mi querida, reconozco tu grito entre mil
Nos fundemos
Agarrada a tus alas

Soy la caída roja de tu vertigo


Sí, roja

Roja como tu garganta
Roja como la luna, el cielo y las estrellas
Como el haz del tiempo atravesando las pirámides en los equinoccios
Línea intergaláctica, pluma telúrica
Roja como la piel del cactus testiga de los cuerpos
Como el despertar de los volcanes
Como la semilla envuelta en el pétalo, índice del viento
Roja como la memoria del olvido
Como el relampago del encuentro
Reflejo celeste de las nuevas pirámides

Ay México, hace siglos que te espero