martes, 30 de noviembre de 2010

Le féminisme, à l'heure actuelle, en France, est sur le point d'exister! Il ne sera pas un féminisme blanc. Il sera métis ou ne sera pas.


 L'amphithéâtre est plein. On est venu-e-s écouter les conférences de Christelle Taraud, Sophie Bessis, Christine Detrez, Nacira Guenif Souilamas "Afrique du Nord : les représentations en situation coloniale et postcoloniale" suivi de celle de Wassyla Tamzali, Geneviève Fraisse, Chahla Chafiq, Eleni Varikas intitulée  "Être féministe à l’époque du postcolonialisme et du postmodernisme".


Les voix se dessinent, ont soif de parole, veulent se faire entendre. On aborde l'orientalisme, le corps de la femme du Maghreb, sa disponibilité jusque dans l'imaginaire actuel français, le fantasme et le rejet. Elles dépatouillent l'histoire, l'anthropologie, la colonisation, le métissage, la "beurette" (terme désignant les femmes nées en France -donc françaises- issues de l'immigration maghrébine).
La "beurette", femme arabe uniquement française dont le corps est toujours sensé être disponible, en témoigne le moteur de recherche google qui ne les dirige que vers des sites pornographiques.


Il est temps de poser la question du métissage en France. Qui est "la femme française" aujourd'hui? Cheveux courts, frisés, teints, noirs, blonds, nous voilà... Étrangement, il n'y a aucune femme voilée lors de ce débat féministe... Cependant, comme l'ont fait les chicanas, les noires américaines, les africaines ou encore les féministes islamistes; les intervenantes de ce débat questionnent les différentes voies d'émancipation possible des femmes. Elles dénoncent le caractère évolutionniste du discours dominant occidental qui se veut garant du seul modèle de libération des hommes, puis des femmes , puis des femmes issues de l'immigration (toujours victimisées) auquel elles  devraient obéir voire démontrer qu'il est le bon.


Je les écoute, incandescente. 
Je les écoute et je comprends qu'on ne peut aborder la question du voile différemment. Un outil: l'ethnographie. Ecouter chaque voix puis les écrire et les enregistrer. Brutes. Dans un pays où l'on ne se parle pas, nous n'avons pas d'autre choix. Nacira (je suis fan) -sociologue et anthropologue "beurette"- mentionne la publication des premières thèses à Paris sur le sujet. Chaque voile témoigne d'une histoire différente, d'une revendication différente. Porter un voile à Téheran, à Beyrouth où à Lyon ne veut pas dire la même chose.
 Effectivement, les mesures d'interdictions du port du voile menées par le gouvernement le plus oppresseur que nous ayons connu ces 50 dernières années ne font que renforcer les structures patriarcales dominantes sans jamais questionner l'autonomie des citoyennes auxquelles il s'adresse.
 Mais je reste convaincue qu'on ne peut dénoncer l'oppression sarkozyste sans dénoncer l'oppression islamiste car je me fiche des masques des oppresseurs puisqu'ils ont la même cible: les femmes (et autres corporalités non-homme: la lesbienne, le gay, le trans, le/la pauvre...)

En écoutant Sophie Bessis -historienne franco-tunisienne du monde arabe- je retrouve les mêmes problématiques qui m'ont menées au Chiapas. Qu'est ce que cette image de la femme? Mais surtout, qui la façonne? Elle offre une riche analyse du rôle actuel des femmes dans le monde arabe. Violées par les colons, leurs hommes se les réapproprient puis leurs donnent une mission: "voila l'image de toi que tu vas donner au monde contre l'impérialisme". (Elle parle essentiellement de la Tunisie).


Mais c'est une image de "la femme" façonnée par l'homme où l'occident est réduit à un cliché. Il serait intéressant de faire un rapprochement avec le contexte actuel français. Le port du voile ne me semble pas être une revendication féministe parce qu'aucune religion n'a jamais pensé l'émancipation de la femme puisqu'elles sont toutes patriarcales.
 Cependant il est urgent d'écouter ces femmes pour comprendre ce qu'il se passe dans le pays. Je pense sincèrement qu'on désamorcerait plusieurs bombes (par seulement sur les questions de genre). 

lunes, 29 de noviembre de 2010

arbre azar te
 abra zarte   a brasa arte   a vez arte  abesarte   habra asarte

sábado, 27 de noviembre de 2010

Suenos, memoria y leyendas

y la luz es azul otra vez
Azul
Azul

Turquesa

Cheval Turquoise

Je suis le fils du Soleil
Je suis assis sur Cheval Turquoise
à l'ouverture du ciel.

Mon cheval aux sabots terrifiants
avance sur la courbure supérieure de l'Arc en ciel,
tenant dans sa bouche, en guise de bride,
un rayon de soleil.

Mon cheval encercle tous les peuples de la Terre.

Aujourd'hui je chevauche sur son large dos
et il est mien;
demain il appartiendra à un autre.

Poème navajo

viernes, 26 de noviembre de 2010

La phrase du jour

Rien de meilleur qu'une bonne indigestion pour réaliser comme la vie est belle (quand ça s'arrête!).

La ultima vez que fue tan enferma tenia cuatro anos y me habia envenenada con agua. Hasta me acuerdo perfectamente todo lo que se sentia. EL cuerpo vaciandose de su propia sustancia, el dolor frio del corazon de los huesos, la incapacidad total de hacer cualquier movimiento sin sentir el acercamineto del desvanecimiento.
Es raro como uno vuelve a lo esencial en esos momentos... Llamé a mi Madre con la misma voz de 22 anos atras, con el mismo dolor en los huesos y me contesto con la misma voz. La que no se olvida. La que lloraré cuando se marchara... Estas voces de las mujeres de mi vida que me resonan en la nuca cuando estoy lejos.
 Voces de Diosas.
Me llevo a su cama y dormimos juntas.

Je t'aime
Merci

jueves, 25 de noviembre de 2010

Opération "Toutes en jupe"


"Mettre une jupe c'est un acte militant, dans le quotidien, sur le lieu de travail, dans la rue, chez soi, car aujourd'hui tous ces espaces sont des espaces de danger pour les femmes"

Sihem Habchi, Présidente de Ni Pute Ni Soumise
Pienso en la gente de las jornadas de Sevilla y creo que nuestros contextos (el espanol y el frances) son muy distintos. Lxs transfemenistas espanoles (o viviendo en espana) estan actuando, estan escribiendo, hacen performance y poesia, tejen alianzas "imposibles", devuelven a la vida la esperanza y la politica. Es un movimiento VIVO donde creo sinceramente que todo es posible y al cual quiero partecipar.

Yo creo que Francia se enmudecio en sus propios miedos y dolores. Igual no toco al buen timbre pero hace tiempo que intento reventar puertas y abrir ventanas... en vano!

Me encuentro en una soledad tan grande...  ni siquiera es poetica.

Et maintenant???

Ayer fui en un encuentro de "femenistas" en la biblioteca de Lyon. ORLAN y Catherine Millet debatieron entre ellas hablando de sus obras respectiva a lo largo de las ultimas decadas. Abortaron completamente el debate entre el publico aprovechando de este encuentro para darse publicidad.
Me sorprende mucho que Catherine Millet accepta la invitacion para decirnxs que "no es femenista" y que "no hay que preocuparse,a muchos hombres les gustan mujeres mayores"!!!, presentandonos su obra literaria como subversiva (escritos sado masoquista), venerando a Sade etc...
No me parece poder hacer alianzas con gente que solo toma la palabra para nutrir el culto de la personalidad que jode cada vez mas cualquier debate democratico.
Tambien me sorprende mucho que ORLAN cita Testo Junkie (lo traducieron!!!) despreciando las partes literaria como "aburridas".
Esta costrumbre francesa de subrayar todo lo negativo para hacerce chulx! Gastar el tiempo en retorica de mal gusto.

Al final, no hemos hecho ninguna alianza. Al final,  el termino "femenista" se queda tabu (lo escuche varias veces, al tomar la palabra una mujer empieza por :"no se preocupen no soy femenista"!!!!!!) entonces no entiendo lo que estamos haciendo... sobretodo si tanta gente vino a reirse delante de tanta absurditad.
  Cuando le pido explicaciones en cuanto al vacio de nuestras bibliotecas, cuando le hablo de Wittig y Despentes, cuando menciono el termino "genero".C. Millet me dice que "Francia no tiene una cultura femenista".
Entonces muy bien! Que el pais entero se vuelva museo, guapo y vacio. Vacio, vacio.

No me gusta la soledad francesa, creo que por eso me desperté enferma, creo que por eso estoy encabronada.

miércoles, 24 de noviembre de 2010

Sister,


Je ne sais plus comment te dire...
no te quiero hacer la guerra
C'est difficile d'aimer
anoche vi en tus ojos frios
el odio
este hielo verde enfrente del cual ya no puedo
quedarme callada
ni faire comme si...


"ther's so many different worlds
So many different suns
And we have just one world 
But we live in different ones"



martes, 23 de noviembre de 2010

Passante

Je marche sous la pluie. La grisaille ne m'aura pas.
 La lutte incessante en contra del aburrimiento francés. Calles transitorias où il ne se passe rien. L'indifférence croise l'ennui dans un décors merveilleux. Lumières et musique de navidad.

 Brillo y espejos

Francia es guapa, guapa que te cagas!
Hermoso museo
Mercado de la ilusion
donde la desaparicion se introduce por las moleculas
del consumidor transeunte


Quinta potencia mundial
canto por tus calles para que se rompe el cristal
de tu disfraze policiaco
y machista

A veces no quiero hablar mi propio idioma para no entender lo que esta succediendo
no quiero sentir las estructuras carnales del sistema de sobrevivencia de la mujer cuando cruza el espacio "publico" colonizado por hombres, buisenessMEN y machos rapados.

Dejenme!

Tengo la luz, el fuego milenario y lo voy a  proteger
nutrirlo, mantenerlo
 no dejarme colonizar

es mi cuerpo!
"Une petite pluie choit sur toi multiple dispersée, cellule après cellule tu es touchée, l’eau tombe mollement, ta peau frappée multiplement se tend, tu te crispes, tes seins bougent, de longs mouvements te parcourent le long du dos à la gorge au plexus au ventre, j/e m//accrois, j/e tombe sur toi à coups redoublés, des éclairs d’orage m/e traversent, ta peau crépite, tout ton corps s’en va en eau, j/e m/épands sur toi du haut en bas, j/e coule en fontaine, j/e suis sur toi déversée à grand bruit, tout le cumolo-nimbus éclate, le brouillard d’eau s’étend, l’averse augmente, l’eau coule à longs jets en gouttes si pressées qu’elles sont insécables, il se fait des tourbillons en de nombreux endroits de ton corps, ta peau se creuse, son élasticité permet la formation de cratères, j/e roule enfin à gros bouillons sur ton corps, j/e m/e jette en  claquant sur tes épaules, j/e tourne autour des os iliaques, j/e fais entonnoir par-dessus tes seins, j/e brasse ton ventre où les mares à peine formées ruissellent et débordent sur tes flancs tandis que les yeux fermés les muscles tendus tu résistes de toutes tes forces, j/e  commence un cri bref, j//émets un cri brutal, j/e fais une modulation, j/e ulule, j/e deviens tout d’un coup un orage, j/e te menace. Toi tu sursautes alors, tu t’arrêtes, tu te meus, tu tentes de t’échapper, tu redeviens immobile, tu te démènes, mais déjà la foudre s’abat sur nous avec des éclats éblouissants, lumière lumière ton sang m/on sang aveuglent, ils débordent de leurs canaux, ils passent sur les yeux, les cœurs en même temps se mettent à battre aux clitoris."

Monique Wittig. Le corps lesbien. Les éditions de minuit, 1973. P.162-3.

lunes, 22 de noviembre de 2010

Il fait 5 degrès avec la pluie et la grisaille. Je m'apprête a pelear toute la journée avec l'administration française.
JE SUIS INVINCIBLE!!!!!

sábado, 20 de noviembre de 2010

Je vous aime...
La exitacion del acercamineto
al lugar de mi nacimiento

una exitacion tremenda
el nino intenta decifrar su nuevo mundo

me subo a la terraza
y veo claramente
lo que acaba de decirme Cherrie M.

Coyolxauhqui con todo su esplandor
me desvela su falda
este halo de luz que abre el espacio
un circulo perfecto

el ojo de Diosa
me habla en un idioma claro

la bienvenida
al ciclo nuevo

mi mejor promesa

La jonquera

Cerbère

" _A donde vas?
_ Al norte
_ Te sigo, voy contigo"

sus ojos azules llevan esta insolencia de nino
que uno tiene al escaparse de un cuartel militar

"vamos a Lyon, alli tengo casa"

Francia me acoge con vino y poesia
tres gatos nos llevan
tienen cita en Collioure
con Antonio Machado

"Vamos
y bailamos encima de su tumba"



jueves, 18 de noviembre de 2010

Madrid Barcelona





Ventana 19

El autobus arranca y tiemblo y siento que este dia es el primer dia de mi vida

Todo se escurre entre mis piernas
Sangre y deseo
Vida y muerte

Escucho la risa de Coatlicue
resonar sobre mi nuca

quizas porque esos días fueron ex-mex
y que la palabra im/possible a tomado otros acentos

y que estoy leyendo a Cherríe y Sayak al mismo tiempo
y que resona esta guitarra azul

tiemblo y me rio como me corro

Y toco la luz
la luz de España que me salva la vida

Otra vez



domingo, 14 de noviembre de 2010

miércoles, 10 de noviembre de 2010

Graná

La vuelta nunca occure.

El viento me abre el corazón y siento mi propia carne otra vez.
La mirada del monte es una mirada espejo.
Cristalina.

Escucho las memorias del tiempo y el latido del presente.

Estoy
Y respiro

"El sueño va sobre el tiempo flotando como un velero..."

domingo, 7 de noviembre de 2010

Sevilla

Reencontrarme con la gran Ola.

Entre tantas voces vuelve el deseo. La palpitacion del corazon clavada en los ojos, hacia el pecho, en el coño que suda que pide que quiere.

Feliz por el temblor. El del abrazo, el del (re)encuentro, el del dolor, el del deseo, el de la libertad.

Una promesa, una promesa hacia delante