lunes, 29 de julio de 2013

Le temps qui passe et les envies qui restent. Les voix, les visages de ceux qui sont loin. Les distances ont laissé place à un amour infini qui se fout des océans, du Mistral et des orages d'été.

viernes, 26 de julio de 2013

Lettre à L.

"Comme quoi les blessures occasionnent souvent de belles aventures...
Ici je vis dans l'opulence, j'ai un super taf où on m'envoie faire
visiter Marseille aux touristes, on m'a donné une maison de deux
étages alors chaque somme je change de lit. C'est la grande vie.
L'équipe est super et moi, je plane.
J’atterris doucement et me sens déjà repartir, je nage, il fait très,
trop chaud.
Les volets en bois blancs permettent la fraicheur sur le sol carrelé
de cette grande maison, des plantes y poussent bien, les chats et les
fourmis se régalent!
Je te l'ai dit, je plane.
Les gens sourient et la musique les rend beaux, la nuit, les
lampadaires d'edf gdf ne me permettent pas de voir le ciel mais la
lune, elle, crève tous les écrans des pays riches.

je t'embrasse"

miércoles, 24 de julio de 2013

Le blues

La musique rend les gens beaux.
L'air du soir est un mystère qui mêle guitare gitane, harmonica et air de blues.

martes, 23 de julio de 2013

La famille

Abrazar la contradiccion

Cet amour qui s'immisce entre les générations
Cet amour très particulier qui vainc les âges et les distances

martes, 16 de julio de 2013

cette étrange colère

C'est surprenant de se rendre compte de l'humanité de l'autre en toutes circonstances. De se rendre compte de la normalisation du racisme et de la haine, cette normalisation qui s'immisce entre deux regards, deux sourires, deux conversations... Et cela malgré les sales touches de maquillages faussement humanistes dont les discours discriminatoires et hégémoniques voudraient se déguiser.

A Brigitte, militante Front National

« Or, le malheur arabe, c’est aussi le regard des autres. Ce regard qui empêche jusqu’à la fuite et qui, suspicieux ou condescendant, vous renvoie à votre impuissance, condamne par avance votre espérance. Et, souvent, vous arrête aux postes frontières.  Il faut avoir un jour porté le passeport d’un État pestiféré pour savoir ce qu’un tel regard  peut avoir de définitif. Il faut avoir un jour confronté ses anxiétés aux certitudes de l’autre, à ces certitudes sur vous, pour mesurer ce qu’un tel regard a de paralysant. »

Samir Kassir, « Être arabe », historien et écrivain franco libanais .


domingo, 14 de julio de 2013

Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne, 1791



Article 1 La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article 2 Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la femme et de l’homme. Ces droits sont : la liberté, la prospérité, la sûreté et surtout la résistance à l’oppression.

Article 3 Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la femme et de l’homme ; nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Article 4 La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article 5 Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société ; tout ce qui n’est pas défendu par ces lois sages et divines ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

Article 6 La loi doit être l’expression de la volonté générale : toutes les citoyennes et citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation ; elle doit être la même pour tous ; toutes les citoyennes et citoyens étant égaux à ses yeux doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la loi : les femmes obéissent comme les hommes à cette loi rigoureuse.

Article 8 La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nulle ne peut être punie qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée aux femmes.

Article 9 Toute femme étant déclarée coupable, toute rigueur est exercée par la loi.

Article 10 Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même fondamentales ; la femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit également avoir celui de monter à la tribune, pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la loi.

Article 11 La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers leurs enfants. Toute citoyenne peut donc dire librement : je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans des cas déterminés par la loi.

Article 12 La garantie des droits de la femme et de la citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est conférée.

Article 13 Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, les contributions des femmes et des hommes sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles, elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

Article 14 Les citoyennes et citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants la nécessité de la contribution publique. Les citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’Administration publique et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt.

Article 15 La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution. La constitution est nulle si la majorité des individus qui composent la Nation n’a pas coopéré à sa rédaction.

Article 17 Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés : elles sont pour chacun un droit inviolable et sacré ; nul ne peut être privé comme vrai patrimoine de la nature, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

domingo, 7 de julio de 2013

Marseille

"Ceci est la couleur de mes rêves."

martes, 2 de julio de 2013

Au bazar du genre. Féminin-masculin en Méditerranée

Exposition et PROGRAMME au MuCEM, le nouveau Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée


"Selon le sexe reçu à la naissance, chaque individu se voit attribuer des rôles différents dans la société : le genre désigne cette construction sociale. En Méditerranée comme ailleurs, l’opposition entre masculin et féminin est largement fondée sur la domination des hommes.

L’ordre des sexes y est conçu comme une distribution et une hiérarchisation des rôles et des statuts. Aux hommes l’espace public, la guerre, la politique ; aux femmes l’espace domestique, la famille et les enfants.


Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, cet ordre est remis en question.

Cela se traduit par des revendications, telles que la lutte des femmes pour disposer de leur corps, ou pour obtenir les mêmes droits que les hommes dans les domaines professionnel, politique, sportif, entre autres. Les minorités sexuelles remettent également en question l’ordre établi en militant pour la reconnaissance de leurs droits.

Cela se traduit aussi dans la volonté plus souvent exprimée par les individus de s’affranchir des normes fixées par les institutions : la famille, la religion, l’État.

Chacun aspire ainsi à choisir sa sexualité, son conjoint, son mode de vie et pourquoi pas… son genre.
Cette exposition évoque ces nouvelles aspirations des individus, et les réponses que leur apportent aujourd’hui les sociétés de la Méditerranée.


Bienvenue au bazar du genre !"