martes, 16 de julio de 2013

cette étrange colère

C'est surprenant de se rendre compte de l'humanité de l'autre en toutes circonstances. De se rendre compte de la normalisation du racisme et de la haine, cette normalisation qui s'immisce entre deux regards, deux sourires, deux conversations... Et cela malgré les sales touches de maquillages faussement humanistes dont les discours discriminatoires et hégémoniques voudraient se déguiser.

A Brigitte, militante Front National

« Or, le malheur arabe, c’est aussi le regard des autres. Ce regard qui empêche jusqu’à la fuite et qui, suspicieux ou condescendant, vous renvoie à votre impuissance, condamne par avance votre espérance. Et, souvent, vous arrête aux postes frontières.  Il faut avoir un jour porté le passeport d’un État pestiféré pour savoir ce qu’un tel regard  peut avoir de définitif. Il faut avoir un jour confronté ses anxiétés aux certitudes de l’autre, à ces certitudes sur vous, pour mesurer ce qu’un tel regard a de paralysant. »

Samir Kassir, « Être arabe », historien et écrivain franco libanais .


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