viernes, 4 de diciembre de 2015

Escribir sobre París 1

Escribir sobre Paris. Poco à poco réencontrar El soplo. Habra que articular las palabras, las ideas, las emociones. Hay autores que nos acompañan por la vida. Sus palabras son el abrazo de una desconocida familiaridad, la sonrisa de una amiga. Virginia despentes es una de ellas. Su voz es un basalme para el alma. Pocos días después de las ejecuciones de París hablo en france Inter  (despentes douce). En este barrio donde vive, donde viví, en este barrio que conoció el odio ciego de las ráfagas , dice que se siente como después de una ruptura amorosa, no te lo crees pero te lo repites a lo largo del día: ahora, es así.
 Es cierto, este dolor del post choque es muy parecido. No se muy bien que decirles, pero si sé que las cosas no serán como antes, que el privilegio que hemos tenido de vivir en paz se acabó. Se también que amaré siempre París, esta ciudad que me acogió un tiempo de la vida. Amaré siempre el barrio de Belleville. Es un lugar que sigue siendo una parte de "chez moi". París es una ciudad que me habita y que yo habito para siempre. No nesesito estar allí para esto.
Veo que las guerras matan gente desarmadas. Veo que los espacios de libertad se reducen . Veo que mucha gente se equivoca, opina instantáneamente desde contextos lejanos sin tomar el tiempo de hablar con gente que vive las situaciones sobre las cuales opinan. Vi gente enarbolar banderas en sus cuentas de Facebook... Desde cuándo las banderas representan a los pueblos? Leí comentarios de gente eligiendo un campo desconociendo totalmente el campo que eligen. 
Daesh es extrema derecha islámica. Si ellos representan a los musulmanes entonces damos toda la razón a las extremas derechas europeas, aquí la francesa...
Me da pena que los cadáver siguen teniendo color y hasta "privilegios" para algunos. Escribo sin escribir, dibujar esta realidad intelectualmente no me es posible. 
Es una realidad cruda. Es duro leer los testimonios de mujeres violadas en el campo de refugiados de Caláis por migrantes. Es duro escuchar a mi amiga contarme la agresión que sufrió la amiga de su madre por tres hombres en la calle porque lleva velo. Es duro ver que Francia bombardea civiles. Es duro ver que pendejos franceses se van a hacer la guerra en Siria en el nombre de Allah, que matan como en videojuegos, que regresan al país cuando están hartos gozando de sus privilegios europeos dejando atrás de ellos crímenes de lesa humanidad. Es duro ver que el estado los dejo hacer. Es duro ver miembros de mi familia esperar atrás de los Le Pen... Es duro escuchar a una amiga de París contarme que se acostó con un migrante de Libia que tiene banderas de daesh en su Facebook. Es muy duro el silencio de mis amigas parisinas que no me cuentan como están. Es duro haber dejado un país en paz y ir a reencontrarlo en estado de emergencia... Un estado de emergencia es un estado de excepción.

Envoyé de mon iPhone

jueves, 26 de noviembre de 2015

Un voyage sur les eaux du sud est asiatique

Ca fait maintenant trois bonnes semaines qu'on a quitté l'Europe direction la Thailande. Nous sommes actuellement a Siem Reap qui est notre point de chute pour Angkor. Nous nous régalons des temples Khmers dediés a Shiva et aux parents de vieux Rois sortis de fables. Nous voyageons au rythme de l'eau. Je m'en suis appercue hier alors qu'on fetait avec les Cambodgiens la fin de la saison des pluie. Une merveille, un retour a l'enfance et une belle connexion avec la pleine lune. La fete a lieu tous les ans dans le sud est asiatique. On met a l'eau des petites pagodes joliment ornées avec leurs attribut bouddhiques: bougie, encens, fleurs et autres amulettes. On laisse filer l'offrande sur les eaux afin qu'elle emporte avec elle les mauvaises choses et qu'elle nous en raméne de meilleures. En Thailande, la fete s'appelle Loi Khratong. Les Thais remercie l'Éau pour la Vie et lui demandent pardon pour la pollution que lui fait subir notre espéce.

La Chao Prahia de Bangkok nous a accueilli. C'est le fleuve le plus important de la region avec le Mekong. Puis nous avons remonté les rivieres, en train et en bus jusqu'áu nord de la Thailande, faisant escales dans de fabuleux sites archeologiques dÁyutthaya et de Sukkothai jusqu'á Chiang Mai. Fuyant la peste touristque, nous avons survecu aux 1864 virages qui ménent á la superbe bourgade de Mae Hong Son. Lá aussi, un lac, magique, sur lequel veillent deux temples impressionants : Wat chong Klang et Wat Chong Kam.

Nous avons rejoint le Mekong par le pont de l'amitié  qui nous a mené au Laos. Lá, nous avons oublié le temps. Deux fois le jour s'est levé, deux fois il s'est couché. Le fleuve chocolat ondulait sous le soleil, les cris des enfants qui jouaient sur les rives parfois percaient notre torpeur. Des pecheurs, des femmes. Et de temps en temps une halte pour faire profiter du voyage les habitants de ces lieux reculés. Au Laos, la pauvreté. La pauvreté et le tourisme néocolonial qui jouit des anciennes cités habitées par des rois, des francais, des "protectorats". Au Laos la tristesse, de voir que certains shémas ont survecu aux independances, aux libérations. Au Laos, la misére des uns est devenu le spectacle des autres. Un bombardement toutes les 7 minutes pendant 10 ans... God bless America... En survolant cette région merveilleuse, je pense... Comment peut on lacher une bombe sur une chose pareille. Luang Prabang, j'émporte avec moi la lumiere jaune de tes fins d'apres midi. Je te quitte sans regret, j'espere que tu t'en remettras et je te souhaite bonne chance, paix et autonomie.

D'un vol de dragon je te salue  majestueux Mekong et la Terre peu a peu devient éponge, miroir flottant entre les nuages. Je ne sais plus ou est l'envers de l'endroit. Siem Reap tu feux dártifices! Uuuf la chaleur. Heureusement qu'il fait nuit. On dort on se reveille á Angkor Wat. Un reve eveillé ou des sirenes reste en dehors des palais, dansent sur les murs prés des fillettes qui me disent dans tous les accents "one dollard one dollard pliiise".

Les Khmers redonnent souffle a l'Humalité apres le pire vient le meilleur et c'est bon a savoir. Merci les enfants, merci Cambodge. Le soir on s'incline avec toi devant la riviére, devant l'eau, devant Bouddha, devant la vie. Les milliers de lumieres de tous nos souhaits réunis brillent aux visages des gamins qui nagent pour les confiés aux courants. T'es trop beau Cambodge quand tu souris, t'es trop beau...

(désolée le clavier est aussi d'un autre monde)

viernes, 2 de octubre de 2015

Sara Gomez- Ire a Santiago (1964)

Santiago de Cuba a traves de los ojos de Sara Gomez, primera mujer directora cubana


martes, 25 de agosto de 2015

Marseille again

Je traverse Marseille où le jour se lève, ça y est, tu es dans ton train. Je me faufile direction la Ginestre entre crainte du bouchon et envie de zigzaguer entre les pierres blanches des calanques avant d'aller bosser. Une émotion violente me saisi. J'aime cette ville. Je l'aime parce que je m'y sens chez moi. Les scooters aux longues jambes en sandales qui frôlent le bitume, les radios zouk soucousse raeggae orientales. Les foulards multicolores, les passes passes en bagnoles dans les montées étroites où par miracle on cartonne pas. Si on était stressés, les cartons seraient inévitables...Mais on a développé la vision 360° et c'est elle qui gagne sur le code de la route. En fait, c'est le bon sens et la sympathie qui ont gagné depuis longtemps cette ville déglinguée et majestueuse, cette antiquité. Marseille est un cormoran, un Gabian déjanté au pastis et aux hydrocarbures, un poisson aux yeux ravageurs, à la gueule bien placé, au sourire de Black, aux épines dorsales mazoutée, arc en ciel.
 A Marseille, tout est différent. Les gens, les langues, les sourires, le pognon, les odeurs, la saleté, la lumière, les rires, les sourires. Tout est à sa place. Fort comme un café de PMU à 6 heures du mat, décalé comme le pastis après mangé, aimable comme l'orgeat de la Mauresque .C'est une ville qui adopte, qui reçoit, qui accouche et qui donne au monde tout ce qu'elle a. C'est une ville qui s'en bat les couilles! Qui craint degun! C'est une ville qui résistera à tout parce qu'elle dégoûte le pouvoir, parce que les pouilleux ici sont les rois! Elle resistera toujours parce qu'elle est la frontière et le Port, le début et la fin, le chaos. Le Vrai!

Tu t'en va et j'aime. Toi, la ville, les gens, la lumière.

Souvent je gueule que je veux repartir, toujours repartir. Et c'est vrai, je repartirai, nous repartirons. Mais ici, j'ai envie d'y être.

Oeuvre de Nhobi

jueves, 23 de julio de 2015

Dimitris Christoulas



« Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou [1] a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant trente-cinq ans (sans aucune contribution de l’État). Mon âge ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que, si un Grec avait pris une kalachnikov, j’aurais pu être le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne ou, sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la piazzale Loreto, à Milan. »

(1)
Le général Georgios Tsolakoglou, signataire de l’armistice avec les forces allemandes, fut le premier chef de gouvernement grec sous l’Occupation, nommé par les nazis (30/04/1941-02/12/1942). Son nom en Grèce est synonyme de « collaborateur »

 Lettre manuscrite du pharmacien retraité âgé de 77 ans qui a mis fin à ses jours sur une pelouse de la place Syntagma, près du Parlement grec, le 4 avril 2012 (via le blog Greek Crisis).

domingo, 3 de mayo de 2015

Lettre d'amour à Denise

Ça fait plus d'un an que je suis en couple. La phrase a résonné en moi comme si je ne m'en étais pas rendu compte depuis ce jour où, empêtrée dans mes douleurs menstruelles sur un sofa de Mexico, j'ai souri bien haut quand tu as franchi la porte avec tes cheveux colorés et ton rire.
"En couple", moi qui m'étais juré de ne plus retomber dans le panneau. Tu m'apprends tous les jours un peu plus qui je suis. Au fil des jours, ton sourire et tes larmes m'apprennent à laisser mes vieilles peaux et à t'accueillir j'espère un peu mieux chaque matin.

J'ai appris à déposer les idéologies au bord du chemin et a accepter de me faire submerger par toutes ces réalités que j'ignorais. Je reste une militante, une militante de la vie, de la joie et de l'espoir. J'ai appris par le passé que les égoïstes aiment souvent les drapeaux, même les noirs, même les mauves et qu'avec eux (et surtout avec elles), ce que je cherchais c'était une "famille".

J'avais un peu peur au début tu comprends, que tu rentres trop en moi, que tu me connaisses mieux que me moi même et que, comme les autres, tu me fasses mal aux ailes. Avec toi je souris .Je savais qu'il n'y avait pas d'amour sans liberté, ce que je ne savais pas ou si peu, c'est qu'il n'y a pas de liberté sans amour.

Ma famille existait pourtant déjà. Ces amitiés de sœurs et de frères que j'aime plus que tout. Ces poètes, ces vagabond.es et ces insurgé.es au grand cœur. Ma famille de sang aussi, bien qu'éclatée. Mais à toi, ma chérie, je te réserve cette place, tout près de mon cœur, celle où tu te blotties, celle où tu aimes, celle où tu pleures, celle où tu te reposes, celle où tu grandis.

Mon grand papillon coloré à qui ils ont froissé les ailes mais dont le sourire a gagné. Ne t'inquiète pas, tu voleras bientôt. Et je serai là.

domingo, 26 de abril de 2015

Comment je suis devenue anarcho-communiste, féministe et anti militariste.

C'est fou comme une petite mésaventure peut nous ramener en arrière. Hier je me suis micro fêlé le doigt en claquant la portière de la voiture, et, pendant que je luttais contre les poussées de douleurs nocturnes, la douleur a fait effet d'une bombe mémorielle.
Mon père était gendarme et je faisait du sport, du judo à la gendarmerie. Mon prof était militaire et tout se passait bien, j'avais ma ceinture jaune et j'adorais ça. Un jour, il s'est énervé contre les petits qui étaient turbulents et s’est vengé sur les ceintures jaunes: les grands qui avaient entre 7 et 9 ans. Il a pris chacun d'entre nous et lui a fait une prise de judoka à la différence qu'au judo, on ne lâche pas son adversaire une fois qu'il touche le sol. C'est un geste qui ne peut être qu'intentionnel. Un peu stressée quand est venu mon tour, je riais comme une folle. Il m'a lâché. Sur le coup mon talon a rebondi sur le tatami, je me suis relevée et j'ai hurlé. Il m'avait fracturé le talon. C'est mon voisin qui m'a ramené chez moi clopin clopant. Je hurlais.

Il ne s'est jamais excusé, il n'est jamais venu me voir, il n'a jamais demandé de mes nouvelles.
 Je n'ai plus jamais fait confiance à un adulte, je n'ai plus jamais vu l'uniforme d'un bon œil, je n'ai plus jamais accepté aucune forme d'autorité. Combien de militaires traitent comme ça les petits et les faibles? Combien d'hommes traitent comme ça les femmes?

Ce jour là s’est inscrit dans mon squelette la rébellion à vie. Ce jour là je suis devenue anarcho-communiste, féministe et anti militariste

martes, 21 de abril de 2015

Et je navigue, sur google image, afin de choisir le meilleur de vos portraits de disparus. Est ce que tu aurais préféré le rose Marco Antonio? Et toi, Cutberto, que tal un retrato amarillo?
J'ai écris vos noms, tous vos noms, pour préparer l'arriver du papa de Mauricio à Marseille. Je vous ai écris, vous, qui avez disparus. Chaque lettre m'a donné le vertige. 19, 17, 20, 21 ans? Coupable de quoi au juste?
Disparu. C'est le pire sort qu'on puisse jeter à un être humain. Des hordes de lloronas parcourent le monde et crient vos noms à n'en pus pouvoir. Je n'oublierai pas. Je vous le jure.

martes, 17 de marzo de 2015

Codex 43. Récit, critique sociale et tortillas

enfin! Je découvre ce merveilleux blog, cet ode à la route à travers le Mexique. Je retrouve mes milliers de kilomètres en stop et mes premiers pas en anahuac. Que du bonheur!

https://codex43.wordpress.com/


"Le voilà l’objectif secret du stop, briser l’entre-soi, être ce grain de sable qui dérègle la belle mécanique d’enfermement. Au fond, on s’en balance d’arriver à destination sinon on ferait du covoiturage comme tout le monde. J’ai essayé un soir d’hiver. Porte d’Italie – esplanade de La Part-Dieu, c’était sympa comme un départ en colo. T’as pris mes trente balles et on n’a pas causé du voyage. D’ailleurs tu l’avais précisé sur le site : le bla-bla c’est pas ton truc. Tu dois préférer le pognon de toute évidence. J’ai pas vraiment pu me plaindre, on est arrivés à l’heure mais j’avais l’impression d’avoir gâché ma chance. Quand t’es allé pisser à l’Autogrill de Nemours, j’ai eu envie de me faire la malle pour relancer la roulette. Le stop c’est pas terrible pour les rencards mais c’est bon pour le coeur.""

domingo, 15 de marzo de 2015

El Barrio antiguo est un caprice

Aujourd'hui, le livre « Monterrey entre la guerra, cronicas desde el Barrio antiguo » parait dans le nord est du Mexique. Il s'agit d'une compilation d'articles du journal indépendant El Barrio Antiguo retraçant l'époque d'une ville -Monterrey- séquestrée par la barbarie à partir de 2006. Des jeunes, des journalistes, des écrivains, des analystes, des chercheurs et des activistes y racontent comment les habitants résistent.
El Barrio Antiguo est un hymne à la parole, un espoir face à la barbarie. La chronique est mise au service de la communauté et non du pouvoir. Trois capricieux continuent ce projet incroyable sans aucunes subventions, sur internet et satisfont chaque semaine plus de 20 000 lecteurs.


Notre journal est une forme de résistance face à l'oubli, un exercice de mémoire, un espace « virtuel » où nous faisons place à ceux qui avons le besoin de narrer, de construire et de reconstruire. C'est la possibilité de raconter et de nous inclure dans cet espace que nous occupons dans cette guerre, à travers chaque histoire, à chaque fois.

Nous ne sommes pas des chiffres condamnés à l'oubli, nous avons beaucoup à dire. Nous vivons depuis des années une des guerres les plus meurtrières et épuisante de ce monde. La peur de tant de violences systémiques nous a imposé le silence. Notre territoire est devenue la zone du silence par excellence. Dans la lutte pour la survie, nous avons appris à nous taire et à nous étouffer avec nos propres sentiments. La lutte pour la conservation de la joie est devenue une autre forme de survie, la possibilité de nommer l'invivable dans lequel nous nous sommes débattus depuis ces sept dernières années, de raconter comme nous nous sommes débrouillés pour rester en vie ; tout cela nous permet de rassembler les ruines depuis autre chose que la solitude.

El Barrio Antiguo réuni de nombreuses voix courageuses, celles qui rêvent encore de la reconstruction du tissus social depuis la communauté tout entière. Ce journal permet d'avoir une notion ample de la guerre à ceux qui ne la vivent pas, une idée de l'état dans lequel nous nous trouvons ; un état déjà normalisé que nous avons incorporé comme notre quotidien mais qui, ailleurs, ressemble à un mauvais film de fiction au script incohérent et à la trame impossible.

Le besoin de rompre le silence et de rassembler les vécus de chacun est l'âme du Barrio Antiguo. La chronique narrative nous permet une forme de communication directe, facile à digérer, en dehors de toute prétention.

Le Barrio Antiguo est aussi une forme de résistance. Nous avons pris la décision d'assumer les responsabilités et les risques d'avoir un journal alternatif indépendant au Mexique, en conditions de guerre, et de le mener à bien malgré la grande précarité dans laquelle nous nous trouvons. Le compromis qu'implique la publication d'une édition hebdomadaire constante depuis maintenant deux ans -une centaine à notre actif- est notre forme de résistance. Nous sommes trois capricieux qui avons décidé de continuer à rêver et de matérialiser ce projet. Heureusement, nous recevons chaque semaine des textes de nos collaborateurs, constants ou occasionnels, et c'est cette complicité qui permet au Barrio de subsister. Mais tout ce qui nous pousse à continuer, ce sont nos lecteurs. 25 000 lecteurs constants chaque semaine nous attendent, nous commentent et partagent nos textes sur les réseaux sociaux.

Aujourd'hui je vous dit MERCI, de tout mon cœur !

Denise Alamillo, éditrice web.

Vous voulez nous soutenir? Merci de me contacter à buzon@elbarrioantiguo.com

domingo, 8 de febrero de 2015

Normandie

La Manche, discrète et puissante. L'immensité de la nature à sa place. Les belles maisons normandes. Le froid et la lumière. La bienveillance de la Terre, du ciel et de la Mer.

lunes, 12 de enero de 2015

Charlie

Ilustración porAl-Youm, Egipto. Journal Al-Masry : « Por un sarcasmo libre e independiente! »


Los últimos días en Francia han sido alucinantes, al igual que lo publicado en redes y el manejo de los medios.
Primero, la ejecución de 12 miembros del personal de la revista satírica Charlie Hebdo. De inmediato surgió la duda : “Es la extrema derecha”… El mismo pensamiento que en 2012, cuando el yihadista Mohammed Merah mató a niños judíos de una escuela privada y miembros del ejército en la calle.
¿Por qué esta duda ? Porque el 11 de septiembre norteamericano nos enseñó a dudar. Desde hace tiempo que los medios y los gobiernos no son referentes para quienes tienen un mínimo de sentido crítico. También dudamos porque duele pensar que sí pueden ser islamistas. Puede ser gente con la cual hemos crecido. Es el peor de los guiones para quienes luchamos en contra del fascismo en este país.
El Partido Socialista francés no tiene nada que ganar con que hombres armados con kalashnikovs ejecuten a periodistas galos gritando “Allah Akbar” . Desde la década sarkozysta, la derecha y la extrema derecha (cuya diferencia discursiva reside únicamente en su adhesión a la Unión Europea) disparan contra la comunidad musulmana (y contra los gitanos también, pero de eso nunca se habla…) de este país, esgrimiendo con vehemencia la teoría del “choque de civilizaciones” cada vez que se les presenta la oportunidad. La “izquierda” neoliberal que les sucedió continuó con la política “antiterrorista” de sus predecesores, y también con las guerras en África, esas que aún defienden el despojo de sus antiguas colonias, para desgracia de su electorado.
Sin embargo, el discurso cambió. Volvimos oficialmente al ideal humanista universalista republicano. La “convivencia”, la “laicidad”, la “emancipación” , la “multiculturalidad”, la “integración”, los “derechos”… Vimos a Christiane Taubira, mujer negra militante postcolonial y fiel defensora de los derechos de las minorías, convertirse en Ministra de la Justicia y arrancar en el Parlamento el matrimonio gay.
Por un lado, el Partido Socialista abandonó la injuria y el racismo desencadenado a ultranza; por el otro, continuó con la represión de los gitanos del este de europa, la defensa de súper proyectos inútiles, como el aeropuerto de Notre Dame des Landes o Sivens, y los acuerdos neoliberales con la Unión Europea.
El Frente Nacional alcanzó un 25 por ciento de los votos en las elecciones municipales de 2014. Las semillas de odio que Sarkozy lanzó a los miedos de la ciudadanía florecieron. Marine Le Pen es hija de Jean-Marie Le Pen, fundador del Frente Nacional, y heredera directa de su partido xenófobo. Jean-Marie, verdugo en la guerra de Argelia, quiso continuar la guerra en Francia como mal perdedor. El Islam y los musulmanes fueron convertidos en el enemigo número uno. Los musulmanes han sido condenados a ser ciudadanos de segunda clase para siempre, pues son “bárbaros”, su integración  incompatible con los “valores” y la cultura francesa. Exiliados sin rumbo con nacionalidad francesa, indígenas en la república donde nacieron.
El Frente Nacional odia la libertad de expresión, a los gays, los negros, los árabes, los judíos, los medios, Sarkozy, la Unión Europea y, sobre todo, al Partido Socialista. Y ni hablar de los comunistas, antinomia visceral. También odiaban a Charlie Hebdo. Esa es una de las razones que me permite no tener dudas en cuanto a un posible complot orquestado desde arriba para masacrar a Charlie. Porque conforma las tesis del frente: los islamistas que hemos criado en este suelo nos odian, están en guerra contra “nosotros”; quieren matar a la república, a nuestra cultura y todo lo que implique libertad.
En diciembre, un musulmán intentó matar personas en un mercado navideño en Nantes; gritaba “Allah Akbar”. Fue arrestado. El gobierno lo calificó como un “caso aislado” , un “psicótico  que no tiene nada que ver con el islam ni los musulmanes”. Hubieron varios casos desbaratados por la policía, y siempre llegaban a la misma conclusión : “caso aislado”, “psicótico”. Acabaron todos en el manicomio. Esto provocó la ira de las derechas, que acusaron a la izquierda de esconder el peligro del islamismo, de mentirle al pueblo, prisionera de sus propios tabúes. Y parece que tenían razón: las izquierdas la cagamos, nunca quisimos llamar al islamismo por su nombre, temíamos a la islamofobia.
En Charlie Hebdo caricaturizaban ácidamente a todas las religiones. Aunque tenían una preferencia por el retrato de Marine, caricaturizaron a todos los miembros de todos los partidos políticos y todas las figuras públicas sin distinción, denunciando el racismo y el fanatismo religioso a lo largo de su historia. Fueron acusados de islamofobia, misoginia y racismo varias veces, y hasta recibieron amenazas de muerte, como aquella que les llegó después de dibujar las caricaturas del profeta Mohamed en el 2006. Vivían con guardaespaldas. Charb, uno de los caricaturista más talentosos de la revista, defendió la postura del periódico en este articulo antes de ser asesinado.
Después de la masacre el 7 de enero, Francia recibió este choque que tantos países reciben a diario en la indiferencia más abyecta. Salimos. Salimos a las calles atontados, espontáneamente. Sin consigna, sin eslogan, sin cólera, sin miedo. Salimos tambaleantes con tres palabras : Je suis Charlie.
Por la noche prendí la tele, abrí Facebook. Nuestras fotos de perfil se oscurecieron. De inmediato surgió lo habitual: el complot. Pero esta vez las críticas no venían del país. Leí los análisis post-coloniales y el alejamiento de muchos identificándose con el pasado colonial de los musulmanes franceses: “Yo no Soy Charlie”. Leí, me sentí ofendida. Me parecía alucinante que de repente se estuviera hablando de respeto a las tradiciones, de “normas”, de “civismo”, del cuidar a quiénes criticamos, todas de la pluma de gente y grupos que suelen defender una postura ultra provocante y revolucionaria hacia su propia sociedad. Y esto mencionando un falso respeto hacia las víctimas, sin ningún tipo de solidaridad. Me sentí ofendida por la ignorancia de algunas feministas post-coloniales que recortaban caricaturas deCharlie para que cuadraran con sus argumentos y acusaciones. Fuera de contexto, deshonestidad intelectual y militante. Los argumentos que utilizaban para desacreditar mi opinión se fundaban en el color de mi piel (o sea, reproduciendo clasificaciones que odian). Parece que no me puedo escapar de mis privilegios, de mi “cuerpo laico”; que identificarme con Charlie significa ser blanca, entonces racista, entonces islamófoba…
Al día siguiente de la masacre de los trabajadores del periódico, alguien le disparó a una policía municipal de 20 años, desarmada, que estaba interviniendo en un accidente de tráfico al sur de París. Murió. El tercer día, un grupo de judíos fue secuestrado en un supermercado casher por un aliado de los asesinos de Charlie; cuatro personas murieron. El secuestrador afirmó ser el asesino de la joven oficial. La policía y gendarmería especiales estaban actuando en dos frentes a la vez: los de Charlie en un lado, el del súper en el otro.
Los tres asesinos eran conocidos por los registros policiacos identificados dentro de redes islamistas de Al Qaeda Yemen, uno de ellos acababa de salir de la cárcel, parece que ha sido bien fácil encontrarlos… Salieron frente a los policías queriendo morir como mártires. Fueron asesinados también, casi al mismo tiempo. La comunidad judía traumatizada nuevamente.
Yo veía la tele indignadísima: ¿Cómo que están muertos? ¿Cómo que no va a haber justicia? ¿Cómo que no hablan de las víctimas anónimas? ¿Cómo que cierran el caso de esta manera?. Marine Le Pen posteó en Twitter la necesidad de hacer un referéndum respecto a la pena de muerte…
Me duele. Me duele porque hace años que ando/andamos defendiendo los derechos de todas las minorías en Francia. Me duele porque he crecido en un barrio popular mestizo de Lyon y me jode ver cómo los políticos y los medios nos hicieron creer que este país era un país dividido por comunitarismos étnicos cuando en realidad es un país mestizo. Me duele porque he visto cómo la rabia de algunos los orilla a convertirse al islamismo radical; amigas casadas a la fuerza en los países de sus padres y chicos de mi barrio que bajan la mirada con asco cuando se cruzan con la mía. He visto extremistas musulmanes sacar a judíos de manifestaciones de solidaridad con Gaza e integristas de las tres religiones manifestarse de la mano contra el matrimonio gay. He visto a mi amiga argelina lesbiana anarco-punk herida por árabes que intentaron estrangularla cuando estaba tomando en la calle con su chica por ser “una puta vendida a los franceses”. Me duele porque todos sabemos que el fascismo crecerá y se expresará con toda su ira después del 7 de enero del 2015.
El gobierno llamó a una manifestación nacional este domingo, en la cual participarán los jefes de los estados más poderosos del mundo y todos los partidos políticos. Hoy salimos a las calles de Marsella otra vez. Salimos una última vez, de forma autónoma, antes de que la derecha y el Frente Nacional, que se aguantaron dos días, salgan a tomar las calles. Pocos musulmanes se atrevieron a unirse, la verdad; sólo los kurdos, que se manifiestan desde meses contra los ataques del Estado Islámico en Kobane, donde tienen a los suyos.
Había gente de todas las edades, de muchas comunidades distintas. Llevaba una pancarta que decía : “Yo soy Charlie, Yo soy Ahmed [el policía que fue abatido como un perro en las afueras del periódico], Yo soy atea, Yo soy musulmana, Yo soy judía, Yo soy católica, Yo soy solidaria, Yo soy Marsella”. Denise, mi compañera de vida, mi amor, me pidió que le tradujera: “En mi país, México, matan a periodistas, estudiantes y ciudadanos a diario. Yo también soy Charlie”. Nos entrevistó el periódico local. Pudimos expresar nuestra solidaridad con las familias y nuestros miedos en cuanto a la manipulación fascista, nuestra oposición a las intervenciones militares de Francia en el Medio Oriente. Las miradas fueron hermosas, mucha gente nos sacó fotos; una señora con velo me sonrió muy bonito y un güey barbudo me miró con amor. Esto nunca me había pasado.
Nosotras venimos a manifestarnos, la gente vino a dar un homenaje. Tres palabras unánimes: “Yo Soy Charlie”. No necesito ser mexicana para decir “Yo Soy Ayotzinapa”, no necesitamos ser periodistas para decir “Yo Soy Charlie”, no necesitamos ser judíos para estar en duelo junto a la comunidad judía de Francia. Las injusticias del mundo me duelen por igual. La Humanidad me duele. Desde siempre.
Voy a seguir manifestando mi derecho a la insolencia. Voy a seguir manifestando mi solidaridad con todxs lxs que acaban en un charco de sangre sin poder defenderse aquí o allá. Me manifiesto contra los integristas de todas las religiones; los misóginos, los homófobos, los racistas, las carroñas; los presidentes de copete que hacen guerras en el mundo entero; los militares que desaparecen, violan y torturan; los narcos que desollan estudiantes; los islamistas que violan en Kobane y que asesinan en París.
Me manifesté ayer por la libertad. Me manifiesto hoy y me manifestaré mañana.

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miércoles, 7 de enero de 2015

#JeSuisCharlie



La surprise. Le choc. La tristesse, l'immense tristesse. Un sentiment d'avoir étés touchée aussi, de plein fouet. L'attentat, l'assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et des deux flics qui les protégeaient  me fait mal. J'ai mal de voir que l'intégrisme religieux, politique, identitaire, grandit et qu'il tue des gens qui me ressemblent. J'ai mal quand il frappe ailleurs, plus loin, aussi. J'ai mal parce que la beauté du monde ne suffit pas. J'ai mal parce qu'ils gagnent du terrain les connards de tous bords. J'ai mal parce que ce soir, on rit tous jaune.

Malgré cette terrible offense, je manifeste ce soir mon droit à l'insolence. Je manifeste dans mon lit, loin des villes et devant Facebook, ma solidarité avec tous ceux qui finissent dans une flaque de sang ici et là, pour rien. Je manifeste contre les barbus intégristes, les misogynes, les homophones, les racistes, les charognards, les présidents gominés font des guerres à tire larigot, les militaires qui tirent sur des gamins, les mafiosos qui arrachent le visage des étudiants, les islamistes qui violent à Kobane et qui tuent des dessinateurs à Paris.

 Je manifestais hier contre la barbarie, je manifeste aujourd'hui et je manifesterai demain.

domingo, 4 de enero de 2015

Les jours passent. L'hivers, incroyablement doux et ensoleillé, traverse la maison. Chaleureuse, amicale. Les derniers jours douloureux de Denise. La récupération de Michel. Mes dents, toujours mes dents et les armées de clous de girofles que j'enterrerais aussi, à mon tour.