domingo, 29 de abril de 2012

I need ART and POETRY, I need COLOURS and FLAVOURS... voir l'horizon, cette ligne qui sépare le ciel de la terre
et le vent... le vent...


i would like to feel something that I ignore, I would like to write something new ... or  to feel something that I know but that I forgot... si, eso, reencontrar esta paz mezclada con euforía... la sonrisa del viento, el cuerpo de la lluvia...algo que se quedo por debajo de la lengua... esos cantos que estan callados...que duermen...


Elle ouvre la fenêtre, des jours qu'elle ne sort pas,  agotada por la bêtise humaine. La pluie, douce et présente, l'apaise. Elle écoute les oiseaux et l'eau qui tape les feuilles
El olor de la tierra... nesesita ir al monte,

Ya.

Rassemblement contre le FN, ses idées et ceux qui les appliquent


Rassemblement le 30 avril á 19h au pied de la statue de Jeanne d'Arc (Paris) à l'appel de ACT UP, Etudions Gayment, STRASS (Syndicat du Travail Sexuel), SOS racisme, SUD Etudiant


Ston riots NYC

"Nous sommes des islamo-gauchistes qui nous levons tard, faux-travailleurSEs, musulmanEs d’apparence, racailles, égorgeurSEs de moutons, assistéEs, confortablement avortéEs. Nous vivons sur le dos des contribuables, nous menaçons l’ordre public. Nous sommes des aberrations anthropologiques, nous vivons avec le cycle des saisons, nous ne sommes pas entréEs dans l’histoire. Nous ne sommes pas néEs hétérosexuelLEs, nous ne sommes pas attachéEs à la valeur travail, à la discipline, à la famille traditionnelle.


Si on fait les comptes des votes donnés à Le Pen, Sarkozy et Dupont-Aignan, ce sont 48 % des votantEs qui ont donné leur soutien à des partis qui prônent la haine des minorités.
Nous sommes certes habituéEs à cette haine publique, ce repli sur soi que nous combattons ; mais de tels chiffres donnent le vertige.

Pour Sarkozy, « le FN est compatible avec la République », aussi compatible qu’une UMP qui a entériné un racisme, un sexisme et une homo-lesbo-biphobie et une transphobie d’Etat, une casse des services publics, des politiques répressives, qui a détruit les droits sociaux, les libertés individuelles.

Le progrès pour l’UMP, c’est utiliser la crise contre les malades, les étrangerEs, les immigréEs, les non-blancHEs, les gouines, les trans, les chômeurSEs, les précaires, les LGBT, les droguéEs, les putes, les prisonniErEs, les salariéEs, les étudiantEs, les retraitéEs, les femmes, et tant d’autres.
Soyons celles et ceux qui se battent, qui luttent pour nos conditions de vie et pour celles de touTEs.
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Rejoignez-nous au pied de la statue de Jeanne d’Arc pour un die-in le 30 avril à 19h. 

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Parce que Le Pen, Sarkozy et Dupont-Aignan nous veulent invisibles, soyons là et ne nous laissons pas faire.
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Rejoignez-nous aussi le 1er mai pour instaurer un rapport de force avant le 6 mai et après !"


viernes, 27 de abril de 2012

Les prostituées espagnoles manifestent

Lxs escuchamos hasta en Francia! BRAVO !!!


" Le Monde 27.04.2012

Des centaines de personnes ont manifesté jeudi 26 avril dans les rues de la capitale catalane pour protester contre un projet de loi qui interdit la prostitution dans la rue. Les travailleurs du sexe affirme qu'il s'agit là d'une attaque qui stigmatise un peu plus la prostitution, criminalise les prostitués et accroît encore leur vulnérabilité.

Sous le slogan "Stop les amendes, stop au harcèlement policier, stop la violence", les membres de l'association Campaña de Prostitutas Indignadas ("les prostituées indignées") ont défilé pour protester contre la loi, qui prendra effet cet été. Les manifestants expliquent que la prostitution est leur seul moyen d'avoir un niveau de vie décent, dans un pays où le chômage vient d'atteindre un niveau record en Europe, avec 23 % de personnes sans emploi. "






jueves, 26 de abril de 2012

se souvenir

26 de abril... je ne me souviens pas de la date de la mort de mon grand père, ni de celle de Régis mais je me souviens de celle de Patri que je ne connaissais pas.

"on est obligé de se faire à la toile même si les couleurs ne nous plaisent pas"

Farid lx Cheyenne

A bailar, fantasmas de Abril!!!



miércoles, 25 de abril de 2012

La Honte!

Ahora que el Frente Nacional se ha vuelto la tercera fuerza politica del país con 18% de los votos en la primera vuelta (detras del socialista 28,5 y de Sarkozy 27), me parece fundamental difundir las voces que se erigen en resistencia a los discursos fascistas.



Eva Joly, candidata ecologista, recolto 2,5% de los votos. Es noruega, es mujer, es magistrada de la República en constante lucha en contra de la corrupción que ensucia toda la clase politica de este país. Hablo sin arrogancia ninguna, sin insultar, sin despreciar nunca. Es la única... Los medios la trataron con mucho desprecio, como si fuera una subnormal. Hemos visto aqui el patriarcado frances desfogarse en los medios en contra de esta abuela, cuya voz, lo repito, es sabia y justa.

 Eva Joly a Marine Le Pen:



Eva Joly : "Nous les ritals et les espingouins... par evajoly

 Yo quise volver a Francia para hacer un trabajo sobre las neomitologías, sus creaciones y sostenimiento dentro de la batalla electoral francesa sabiendo que el culto de la personalidad y la arrogancia son los pillares de esta República... Esas feministas socialistas con las cuales trabajo no me dejaron escribir este proyecto y entiendo muy bien porque: las ventriluocas del poder no tienen ningun interes en que jovenes precarias blancas feministas bolleras les desmonten las creencias de un poder republicano avatar de monarquias y emperios imperialistas que les otorgan sillas y sueldos ameliorados.

 La verdad es que he dado mi voto al candidato de "extrema" izquierda cuyo discurso me parecía importante para frenar los fascistas y proponer otra europa poniendo el ser humano en el centro de la politica economica... hemos fracasado (11%). Hace dos dias que una bandera roja flota en mi terraza a pesar de no ser comunista en signo de protestación...

 el candidato del Frente de Izquierda a Marine Le Pen




Esta mañana Sarkozy declaro que le Frente Nacional no es incompatible con la República... que verguenza la verdad.
 Leo socialistas en la red intentando liarse el electorado fascista y estoy mareada. Me gustaría abstenirme, no lo voy hacer pero me gustaría hacerlo...


Eva Joly en cuanto al fracaso de su campaña, es una muy buena analisis, el tipo de analisis que me hubiera gustado hacer en esta investigación que no voy hacer.


Meeting d'Eva Joly au Cirque d'Hiver de Paris -... par evajoly





Histoire du Front National

 En ces matins gris oú le fascisme gronde et grandit, tuant la Vie, faisant régner la peur dans tous les cœurs. Souvenons nous... reprenons connaissance de notre Histoire.



martes, 24 de abril de 2012

Insoumission

Ne baissons pas les bras. Soyons poètes, rions, faisons l'amour, mangeons, buvons, sourions, n'arrêtons jamais de rêver... L'europe fasciste n'en finira jamais avec les Utopistes, nous planerons sur le monde jusqu'au bout, la hantant de rêves colorés et de désirs pirates.

R comme RESISTANCE

Magnifique... libérer la Vie...




"Personne n'a le droit de bousculer un artiste (...) A la base de l'art il y a cette idée, ce sentiment très vif... une certaine honte d'être un Homme. L'art ca consiste à libérer la vie que l'Homme a emprisonné (...) L'artiste c'est celui qui libère une vie, une vie puissante, une vie plus que personnelle, c'est pas sa vie! Libérer la vie... c'est ca résister! Y'a pas d'art qui ne soit une libération d'une puissance de vie.
 Y'a pas d'art de la mort."



"Toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme"

Albert Camus



lunes, 23 de abril de 2012

Las delicias de Sayak

Las provocaciones de la filósofa transfeminista

El Universal- Domingo 22 de abri, México
 El mundo sigue cambiando y para entenderlo presentamos en esta edición un acercamiento a las ideas de Sayak Valencia, la filósofa mexicana que está impulsando las teorías más vanguardistas sobre la identidad de género. Ella usa mini vestido y se cuelga bigotes cada que dicta cátedra en alguna prestigiada universidad de Europa o México
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Por Daniela Villegas, fotos de Grace Navarro
| domingo, 22 de abril de 2012 | 00:10
 
Octubre de 2011. La luz es tenue en el auditorio. Faltan pocos minutos para que inicie la conferencia magistral y en el escenario principal aparecen dos figuras que se sientan detrás de un escritorio cubierto por un mantel color azul rey, que muestra el emblema de la Universidad Autónoma Metropolitana (UAM), una de las instituciones públicas de educación superior más prestigiadas de la Ciudad de México.
Las ponentes conversan animadamente entre ellas mientras los alumnos cuchichean en los pasillos. Luego de unos minutos, las luces se enfocan sobre el escenario y el público toma sus asientos. La conferencia comenzó. Meri Torras, especialista en feminismo y doctora en Literatura Comparada, presenta a la filósofa y poeta Sayak Valencia, oradora principal de la mesa, dentro de las jornadas académicas del V Congreso del Cuerpo Descifrado.
"Sayak Valencia ha cruzado todas las fronteras, entre continentes, entre nacionalidades. Además es una mestiza impenitente y abanderada queer reincidente, transfeminista, que no deja intactas tampoco las fronteras de etnia, raza, sexo, género", proclama Torras mientras mira de reojo a la mujer que tiene capturada la curiosidad de los estudiantes del plantel Xochimilco de esta universidad.

Sayak trae puesto un mini vestido negro y unas zapatillas color azabache. Su larga cabellera contrasta con su barba y bigotes postizos. Su porte elegante y confiado indica que estamos frente a un académico serio, conocedor de sus temas. Un intelectual.
Los estudiantes se miran unos a otros, parecen desconcertados, a algunos se les escapan risitas débiles o susurran al oído del compañero más próximo. ¿Estamos en una conferencia organizada por maestros de la división de Ciencias Sociales o frente a un performance creado por artistas irreverentes? Sayak se dirige al público con lenguaje fluido y preciso, haciendo brotar de sus labios carmesí anécdotas cotidianas combinadas con conceptos teóricos, invitando a los muchachos a un diálogo que bien podríamos llamar "performance académico".

Pero no es la primera vez que Sayak utiliza barba y bigotes para entrar en contacto con la gente. Así ha recorrido pasillos universitarios de México y Europa, así ha paseado por avenidas de la frontera norte de nuestro país y así ha entrado a edificios abandonados que hacen suyos los okupas, como se conoce a los jóvenes con posturas anárquicas o antisistema. La filósofa suele causar extrañeza, hilaridad, desasosiego, pero nunca indiferencia.
Sus discursos suelen ser duras críticas al sistema capitalista, que a su juicio manipula y enajena a la humanidad a través de prácticas distópicas (acciones contrarias a las utopías) y de necroempoderamiento (la violencia como herramienta para acumular más poder). Esas reflexiones están incluidas en su libro Capitalismo Gore, una obra que obtuvo en España el Premio Estado Crítico 2010, en la categoría de ensayo. El término Gore proviene de las películas Gore, un género de cine de terror donde la violencia extrema aparece muy gráfica, muy explícita.

El conjunto de ensayos de Sayak Valencia han llamado poderosamente la atención de académicos de varios países. Ahora mismo alumnos de la Universidad Autónoma Metropolitana y de la Universidad Complutense de Madrid, por citar ejemplos de centros de estudios en dos extremos del Atlántico, están leyendo las provocadoras teorías de la filósofa mexicana que sale a la calle con mini vestidos, bigotes y una recargada dosis de ideas.
"Quiero romper con la dicotomía de género porque creo claramente que la manera en que dirigimos nuestras vidas, a través del género, nos hace que seamos obedientes, sumisos y autodestructivos", me dijo Sayak durante una conversación que sostuvimos en marzo de 2012.

La filósofa me explica que "lo masculino" y "lo femenino" son construcciones socioculturales que nos limitan y confinan a lugares de frustración y soledad. Ella dice que hay que liberar al cuerpo de una perspectiva dominantemente masculina, para crear una nueva semántica que desincentive la violencia contra la mujer y la violencia en general. "Para ello hay que ser capaces de hacer que el dolor del otro provoque un estremecimiento en todos los cuerpos, es decir, que se sienta como un dolor propio", comentó Sayak en otra ocasión, durante un debate titulado "Economía: cuerpos en debate".


Nietzsche paseó por Tijuana
Noviembre de 2011. Luego de la conferencia realizada en la UAM, me reúno con la filósofa en la librería Rosario Castellanos de la colonia Condesa, en la Ciudad de México. Ahora viste pantalones de mezclilla y playera casual. La barba y los bigotes se quedaron en casa. Hoy la atención no está sobre ella. Me saluda con una sonrisa bermellón y veo que trae bajo el brazo algunos libros que ya ha escogido minutos antes de la cita acordada. Alcanza a asomarse El hombre sin cabeza del escritor Sergio González Rodríguez y recuerdo que hace algunos meses el periodista elogió a la académica en un artículo publicado en un diario capitalino.
"La agudeza, plasticidad, ironía y contundencia de Sayak Valencia habla de que las letras mexicanas ya entraron a otro nivel de amplitud imprevisible donde lo disforme, lo informe, lo amorfo, lo desmesurado, lo expansivo se disparan por un detonador que permite pensar más allá de los límites conocidos. El ensayo entre nosotros ya no es lo que solía ser", escribió González al referirse al libro Capitalismo Gore.

Sayak Valencia Triana nació el 1 octubre de 1980 en Tijuana, Baja California, en la intersección de dos fronteras, la mexicana y la estadounidense, entre el español, el spanglish y el inglés, entre la mezcla de dos naciones unidas por la violencia, la migración, el narcotráfico y la lengua, elementos que años más tarde dejarían huella en su formación como mujer transfronteriza, mujer border, mujer en el filo. Cuando pienso en su origen me parece lógico que alguien que creció entre tantas realidades haya decidido estudiar filosofía y escribir poesía.
La treintañera me cuenta detalles de su infancia y adolescencia como quien escarba en su memoria para encontrar la clave de un misterio: "La filosofía y la poesía han ido siempre de la mano, yo decido a los 13 años estudiar filosofía".
Ella creció en una familia de ideas progresistas, repleta de espiritualidad, pero sin dogma religioso. Crecería con una madre de actuar práctico y certero, de gran maestría en los negocios, habilidades que heredarían los dos hermanos de la poeta. Su padre fue de naturaleza autodidacta y afecto a la literatura, un hombre que viajó intensamente durante su juventud, que relataba un sinfín de historias a sus hijos, propugnando por una vida sin miedos, sin imposiciones absurdas y sin fundamentalismos. "A mí nadie me dijo 'Esto no se puede hacer', no me dijeron 'Esto no', simplemente me pusieron siempre en contacto con mi deseo y con mi cuerpo desde muy pequeña", me cuenta.

El espíritu curioso e indagativo le vino seguramente de su padre, quien siempre le apoyó e instó a hacerse preguntas, buscar respuestas y a abrir las puertas a diversas ideas y pensamientos. Desde niña se sumergió en lecturas nietzschenianas y poesías beatniks, que dejarían profunda huella en la elección de su vocación y en la manera en que se aproximaría al mundo. Aquella escritura beatnik, compulsiva y de personajes de los márgenes de las décadas de los 50 y 60, redactada por individuos tan polémicos como William Burroughs, Diane Di Prima, Jack Kerokuac, Ruth Weiss y Allen Ginsberg, entre otros.
Si la poesía comenzó con la aventura del descubrimiento de la escritura, la filosofía sería con Nietzsche y el feminismo comenzaría con Lenore Kandel y Simone de Beauvoir, convirtiéndose en ejes fundamentales de la disertación teórica y filosófica que más tarde se plasmaría en poemarios, ensayos y narrativa.
De las tardes encerrada en su habitación leyendo El retrato de Dorian Gray, Trópico de Capricornio o The Love Book surgieron poemas que buscaron oídos para ser escuchados. Aquellas primeras creaciones viajarían y se desperdigarían entre los pasajeros de los autobuses de las avenidas tijuanenses, a quienes Sayak recitaba versos y sonetos en pleno trayecto, porque para ella la poesía está en las calles, y sólo en ellas la experimentación poética cobra sentido y forma.
Aquellos escritos producían extrañeza o hilaridad en los pasajeros, quienes miraban a la chica de extravagante vestimenta, de vivos colores y cabellera larga y rizada. Era el origen de la posterior labor performática en que devendría gran parte de su accionar.


Inquieta desde chiquilla
Junio de 2005. A los 24 años Sayak participó en "La Inquietante (e Internacional) Semana de las Mujeres Barbonas", un conjunto de acciones convocado por un grupo de feministas mexicanas, y que tendría eco en otros rincones del mundo. Su performance titulado Hairy Tales consistió en pasearse por las calles madrileñas luciendo barba y bigotes, desenmascarando las normas de género y sexo impuestas en los cuerpos y mentalidades de los sujetos. Su postulado era sencillo y contundente:

Soy:
la-que-no-pide-permiso
la-no-doy
la-tampoco-fío
la-que-se-multiplica
la-yo-misma
la-reflexiva-y-sin reveses-
la-que-va-a-donde-sea
la-que-no-se-calla
la-que-se-deja-la-barba
la-que-no-tiene-ni-un-pelo-de-tonta.

Este manifiesto, lanzado a través de internet por la poeta, inició con un mensaje provocador: "This is a hairy tale, not a fairy tale, Are you ready?" ("Esto no es un cuento de hadas, es una historia de barbadas ¿Están list@s?") Mientras Sayak repetía su mensaje en Madrid, en la Ciudad de México se realizaba una exhibición de fotografías de mujeres barbadas donde participaron escritoras y dramaturgas como Cristina Rivera Garza y Adriana González Mateos. El evento se realizó en la Casa Refugio Citlaltépetl, por los rumbos de la colonia Condesa. Las imágenes de mujeres barbadas, las cuáles previamente habían sido intervenidas digitalmente a partir de fotografías de las mismas escritoras, rindieron tributo a artistas como Zoe Leonard (1961) y Ana Mendieta (1948-1985).
Los postulados de  Sayak Valencia en aquel performance buscaban poner sobre la mesa dudas e interrogantes en relación a la construcción de las identidades sexuales y de género, desde la teoría queer, que resignifica y transforma el concepto de lo raro, lo extraño, lo torcido, lo rechazado, lo que habita en los márgenes.

Lo lúdico del performance de Sayak Valencia tiene su origen en su infancia. La hija de los Valencia se negaba sistemáticamente a peinarse el pelo crespo y enredado, hasta que su madre, una mujer joven y con determinación, decidió terminar con la discusión: llevarían a la niña a cortarse el pelo, y punto. Desafortunadamente la reticencia a la tijera y el constante forcejeo concluyó con un corte a rape que provocó sendas lágrimas en la pequeña de tres años. A raíz de este incidente, su padre decidió comprarle una peluca al estilo Cleopatra, que hizo las delicias de Sayak, acostumbrada al pelo rizado, hecho que desataría su gusto por los disfraces y el juego de transitar de una apariencia a otra, de un papel a otro. Era el nacimiento de un gusto por la transición y lo performático. "Ya cuando me creció el pelo no me quería quitar la peluca, y ya no me la dejaban llevar al colegio pero mi papá me seguía comprando pelucas y me dejaba que me disfrazara en mi casa", recuerda.
Tiempo después, al enfrascarse en el feminismo y al llegar a la teoría queer, de la cual es abanderada, se alimentaría de las reflexiones sobre la performatividad de género de la filósofa Judith Butler, una autora que cuestiona la construcción de las identidades sexuales, y plantea que el género es "una actuación", "un hacer", "un estar actuando", por lo que termina siendo una actuación reiterada de ciertas conductas que se establecen normativamente como "lo femenino" o "lo masculino".

Sayak ha enriquecido su labor performática al poner interrogantes en la mesa sobre la construcción de los cuerpos, y así pasar de la teoría queer a la práctica queer. Básicamente plantea que los géneros y los cuerpos son construcciones sociales y no enfoques meramente biologicistas.
La activista, poeta y filósofa mexicana publicó en 2004 su primer y diminuto libro de poesía, Jueves Fausto, bajo el sello Ediciones de la Esquina/Anortecer, una modesta editorial mexicana. "Tiene solamente 33 páginas porque quería 33 noches, levantarme a las 3:33 de la madrugada. Me ponía el reloj y escribía lo que me viniera en ese momento, y entonces por eso tiene 33 páginas", me cuenta. Tres años más tarde irrumpiría con una provocadora disertación filosófica en torno a la identidad, el cuerpo, el lenguaje y la transtextualidad, todo ello reunido en el poemario El reverso exacto del texto, publicado en España por Centaurea Nigra Ediciones. Capitalismo Gore es fruto de su tesis doctoral, publicado en 2010 por la editorial española independiente Melusina. Sayak debutó como novelista en febrero de este año, con Adrift’s book, difundida ampliamente por la editorial independiente Aristas Martínez, afincada en Badajoz, España.


Señores con labios rojos
Octubre de 2011. Desde la Ciudad de México Sayak participó en "la lucha por la despatologización de la transexualidad", a través de una serie de acciones que se realizaron en Madrid, ciudad donde reside la mayor parte del tiempo. El "Octubre Trans" tuvo un provocador lema que volvió a llamar la atención de los promotores del respeto a la diversidad sexual: "¡Basta ya! La transexualidad no es una enfermedad. La transfobia, sí".
Esta vez la pelea de la filósofa mexicana se concentró en criticar duramente el "Manual Diagnóstico y Estadístico de los Transtornos Mentales (DSM)", que considera enfermos mentales a las personas travestis y/o  transexuales. "Tener una idea más horizontal de lo que podría ser el tránsito entre los géneros podría desembocar en acciones de desobediencia civil de alguna manera, pero sería una desobediencia de género que haría que nuestras vidas fueran más vivibles y menos enfrentadas, y podríamos hacer realmente revoluciones posibles en lo social porque el género no sería ya lo más importante", me dice Sayak.
Las acciones performáticas de Sayak pretenden provocar un cuestionamiento en torno a la "normalización" de lo que entendemos por "masculino" y "femenino". Por eso usa al mismo tiempo mini vestidos, zapatos coquetos, barba y bigotes. "A mí lo que me interesa casi siempre son las prácticas queer, obviamente no deshistorizar de donde viene el discurso, pero la práctica es muy importante para poder ponerlo en el imaginario cultural de una sociedad determinada", me cuenta Sayak.

A través de su provocador estilo, Sayak Valencia ha buscado acercar a las personas la discusión sobre la construcción de los cuerpos femeninos y masculinos, por medio de la intervención urbana, no sólo en las calles madrileñas sino también en las tijuanenses.
Por ello en una ocasión, estando en su ciudad natal, salió a las calles a rayar los carteles que anuncian los conciertos del mes: pintó con lápiz labial las bocas de los integrantes de Intocable, el conocido grupo musical norteño. Es común encontrar anuncios publicitarios con mujeres pintadas con bigotes, dice Sayak, pero no es cotidiano mirar señores con los labios pintados de rojo carmín. Ese es el tipo de intervenciones urbanas que realiza la filósofa mexicana.
El logotipo de este tipo de acciones se ha reproducido en pins e imanes que muestran unos labios rojos con bigotes al estilo Watson, con las leyendas: "¿Quién es un hombre? ¿Quién es una mujer?". Así pone en evidencia lo que ella llama "el carácter binario normativo de los cuerpos", y propone "la deconstrucción de tal dicotomía", en una línea lúdica, crítica y práctica.
Muchas de las actividades de Sayak no habrían sido posibles sin el apoyo de La Línea, un colectivo feminista con base en Tijuana que tiene redes en California, Madrid, Nueva York y la Ciudad de México, lugares donde se han esparcido gradualmente las integrantes del grupo, que en principio tenía un carácter binacional. Se fundó en 2002 a partir de la inquietud de mujeres escritoras y artistas visuales de Tijuana que deseaban realizar una publicación donde se diera a conocer la obra de poetas, fotógrafas y filósofas de la frontera norte, desde una visión feminista. Sayak fue invitada a participar en el colectivo, junto con la poeta Amaranta Caballero, la escritora Abril Castro y otras compañeras, formando en un principio un grupo de ocho mujeres.
Al paso del tiempo se han sumado distintas voces de poetas, filósofas y artistas audiovisuales como Esmeralda Cevallos, Miriam García, Lorena Mancilla, Kara Lynch, Jennifer Donovan, quienes han enriquecido el activismo artístico y social del grupo a través de proyectos que hablan de la frontera norte: de las conexiones y desconexiones del inglés y el español, del uso de los espacios públicos, de la producción editorial, de las construcciones identitarias, de la violencia y del performance.


La inmortalidad de Sayak
1993. Un trámite escolar marcaría el futuro de Sayak. La adolescente estaba buscando un documento de identificación personal cuando se topó con su acta de nacimiento. "Sayak Valencia Triana", leyó. "Sayak Valencia Triana", volvió a leer. La chica llevaba 13 años viviendo con el nombre de Margarita Valencia Triana. El descubrimiento del documento con distinto nombre pero con sus mismos apellidos, mismo año, mes, día y hora de nacimiento la hizo pensar: "¡Oh no, tengo una gemela muerta!". Con premura acudió a su madre para preguntarle porqué no le habían dicho que tenía una hermana muerta. Su madre, sosegadamente, como si supiera que algún día llegaría esa ocasión, develó a su hija el misterio: "Eres tú, siéntate".
¿Nombre es destino? Quizá podría tomarse como tal, y es que el nombre Sayak inscrito en una primera acta de nacimiento y repentinamente cambiado a uno más convencional como Margarita, proviene, según la narración materna, de la palabra náhuatl "sayak", que significa "palabra de palabras", y que tiene la propiedad de la trasmutación, ya que puede ser aplicada a cualquier ente, de todos significados posibles y ninguno, en una suerte de poder transformador y mimético que siempre ha acompañado a la poeta.
La escena: sentadas a la mesa, madre e hija se miran una a la otra. Margarita con la cabeza revuelta en remolinos y centellas se pregunta quién es, quién ha sido, quién será, pero sigue atenta a la narración de su madre, aunque irritada por el ocultamiento de su iniciática identidad. Su madre narra con detalle su enamoramiento por el nombre, el veloz registro del nombre de la pequeña sin testigos, y la posterior negativa del padre y el abuelo a aceptar ese nombre.
Una maestra del jardín de niños también advirtió a la joven madre sobre las posibles burlas crueles ante el Sayak de procedencia indígena, en clara evidencia de su intolerancia y discriminación hacia lo nativo, sugiriendo un cambio de nombre antes de que la niña fuera más grande. La sugerencia fue tomada. Sayak sería Margarita de ahora en adelante, y no se hablaría más del asunto hasta el incidente del descubrimiento de las dos actas de nacimiento, a los 13 años, que llevaría a la joven adolescente a retomar el nombre de Sayak, identificarse como tal y reafirmarse en un nuevo papel que le había sido hurtado años atrás.

Posteriormente pensó que cuando cumpliera los 18 años adoptaría oficialmente el nombre Sayak, pero volvió sobre sus pasos y tras varias reflexiones decidió ser inmortal. Dos actas de nacimiento son posibles, pero no dos actas de defunción. Margarita moriría algún día, pero Sayak estaría por siempre entre los vivos cual vampiro stokeriano. Y fue así como en sus documentos académicos, recibos oficiales y pasaporte el Margarita siempre aparece. El Sayak, en cambio, es el nombre con el cual se identifica en sus apariciones performáticas y con el que firma sus libros.
Su vida ha sido un intenso transitar por los nombres, en ocasiones con tintes enfadosos, como cuando enseña su pasaporte y el nombre del documento no coincide con el que ella se autonombra en el recibidor, y tiene que narrar la tortuosa historia de su nombre o incluso llegar a ser acusada de mentirosa. Estas experiencias la han hecho identificarse con los líos que tienen que pasar las personas transexuales en los aspectos legales.
El drama del tránsito de nombres es sólo comparable con el tránsito de latitudes y fronteras, no sólo en el área binacional Tijuana/San Diego, sino también en Europa, a donde llegó en 2003 tras graduarse con honores de la Licenciatura en Filosofía en la Universidad Autónoma de Baja California. Así emprendió un largo viaje por el Viejo Continente, buscando escuelas para continuar su preparación académica. Visitó Alemania, Italia, España... Hasta que en 2004 decidió instalarse en Madrid. Ahí estudió la Maestría y el Doctorado en Filosofía, en la Universidad Complutense. Y desde ahí ha participado activamente en movilizaciones y colectivos vinculados a las vanguardias del movimiento feminista: lo queer, lo posporno, lo trans.
Una de sus acciones más sonoras ocurrió en enero de 2010, cuando diversos colectivos lanzaron a nivel mundial el Manifiesto Transfeminista, donde repudian la fobia a las personas transexuales y reivindican su lucha en pro del derecho a la diversidad sexual.


¿Qué es un hombre?
¿Qué es una mujer?
Marzo de 2012. Sayak camina por la calle Juárez, cruza avenida Lázaro Cárdenas, mira la Torre Latinoamericana, voltea a ver el Sanborns de los Azulejos. Está en el corazón del centro de la capital del país. Lleva un vestido ceñido estilo pin-up y unas zapatillas con tacón alto. Trae bigotes postizos. Nuevamente busca poner en el espacio público el cuestionamiento sobre la construcción de los géneros. La acción provoca extrañeza entre los peatones, quienes voltean como para cerciorarse si lo que han visto ha sido una jugarreta visual o una posible "intervención urbana", como se les escucha decir a algunas personas. Un grupo de mujeres jóvenes ríen con discreción y le toman fotos con un teléfono celular. Algunos hombres se le acercan para retratarse con la poeta, la felicitan por el atrevimiento de ponerse un bigote. Un turista italiano exclama: "Bella donna!" (¡Qué bella mujer!), y se toma una fotografía con ella. Un hombre que camina sobre la acera se me acerca, me pregunta: "¿es un hombre o es una mujer?". El performance ha cumplido su cometido: sembró la duda. Los académicos dirían que la transición entre los géneros permite la deconstrucción de lo normativamente establecido en las mentes de las personas, por lo que el cuestionamiento del peatón curioso debería ser: "¿qué es un hombre? ¿qué es una mujer?" Sayak contesta al planteamiento: "Para mí tiene que ver con cuestionar críticamente cuál es la función del género en la sociedad. Lo que yo estoy haciendo es simplemente política".


DANIELA VILLEGAS decidió estudiar temas de género hace un par de años, mientras hacía sus prácticas profesionales en este diario. Ahora cursa la maestría en Estudios de la Mujer en la Universidad Autónoma Metropolitana, a la par que cuenta historias en un periódico de la Ciudad de México. Es fan de "Alicia en el país de las Maravillas" y del periodismo de investigación

sábado, 21 de abril de 2012

Coluche l'a prédit!


Este es Coluche, un humorista que creo una banca de comida para los pobres de Francia (Les restos du coeur). Se presento en las elecciones presidenciales de 1981. Bourdieu, Gattari y Deleuze apoyaron su candidatura. Se retiro despues de amenazas y del asesinato de un amigo suyo... se murio en circunstancias oscuras en el 86, de un "accidente de moto". El Abbè Pierre (el que creo Emmaus) es el que le inhumo en un cementario de Paris. Mañana vamos a votar por la primera vuelta de las elecciones francesas y veiendo este video donde Coluche hace una predicciones favorables para la izquierda en el 2012, sonrio. Yo creo que lo mataron -como mataron a su amigo- porque decìa muchas verdades, y que la gente lo querìa muchisimo. Los sondeos lo presentaron como una ameneza potencial, igual hubiera podido llegar al trono... Que pinta tendrìa el mundo actual si un payaso hubiera llegado al poder de la quinta potencia mundia? Me gusta imaginarlo...


« J'appelle les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites, les jeunes, les vieux, les artistes, les taulards, les gouines, les apprentis, les Noirs, les piétons, les Arabes, les Français, les chevelus, les fous, les travestis, les anciens communistes, les abstentionnistes convaincus, tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle.
Tous ensemble pour leur foutre au cul avec Coluche.
Le seul candidat qui n'a aucune raison de vous mentir !2 »





Màs informaciones sobre el Personaje


la théine de 2:17

Veo dos luces en este mapa virtual, una en mi ciudad, otra en la tuya...te imagino delante de tu pantalla, imagino tu cabello y el color que tiene, sus risos que acarician tu boca, tu bostezo y la sonrisa que sigue.
Te imagino sentada en tu silla con una luz que no conozco entrando pour una ventana que no conozco a pesar de tenerla en mi imaginación como una grieta, otra, por la cual me gusta imaginarme mirarte.
Me gustaría hacerlo suavemente, casi, a escondidas... pero no totalmente...que lo intuyeras... de reojo, esta complicidad del secreto a medio descubierto.

ya ves las fantasías que nos creen esas redes con las cuales vivimos! La distancia... esta totalmente falseada por la tecnología. Debo admitir que ha cambiado totalmente la manera que tengo de relacionarme con la gente.

se que muchas veces pierdo el control. no sé muy bien donde estan los limites... es cierto que me tomo dos teteras esta noche porque me gustaría compartir una contigo. Me gustaría escucharte hablarme de esas cosas como me gusta que lo hagas tu.
no sé a donde me gustaría que succedira esto... te hablaria  sonrojeandome de como la torpeza y el romanticismo frances son un cocktail explosivo en el cual me debato, intenando sacarle poesía.

Poesía, en estos tiempos la verdad es que no tomo este tiempo de poesiar. Me vuelvo adulta creo, la sociedad me lo dice cada dia y tiene exigencias conmigo que no sospechaban a los 20. me estressa muchísimo...

Tengo 27 años y siento que mis fuerzas y mis angustias se van acumulando, alternandose, construyendose mutualmente. Siento que grandes corrientes se abren y muchas veces tengo ganas... de dejarme llevar por la más improbable, por lo que late claramente. porque asi vivo mi vida, muchas veces hago las cosas porque las intuyo y porque me parecen enormes y el desafío me anima. tengo la intuición de que esta bien y mi vocecita nunca me miente, sobre todo cuando se mezclan mis mitologías con lugares, nombres, deseos... puede parecer que esto no tenga sentido ¿verdad?

pero si. Aqui, en mi país, no encuentro alojamiento. no tengo casa. aprendi a vagabundear rápido porque no había otra, tuve que marcharme rápido, siempre rápido... Y es cierto, me asusta más y más esta precariedad sín fin, y cuando me voy, o cuando tengo que moverme asi, de un día pá otro, se mezclan esos sentimientos de angustia con ...libertad. Es un sentimiento. Como cuando sueltas algo. un sentimiento muy paradojico. tener un lugar me causa muchisima alegría y en los primeros tiempos no salgo, me vuelvo planta, crecen mis raices muy rápido... luego me causa angustia porque tengo miedo a perderlo o a quedarme prisionera. y cuando lo pierdo estoy muy tranquila y siento que todo es posible... otra vez. me siento como el alcolico que no teme a nada porque sabe que esta pedo y le da igual mientras sube la euforía.

y corro, coroo chooorooooo riendome como a una loca.

viernes, 20 de abril de 2012

La République des Chiennes

 Gilles Chatelet in « Résister – Vivre la mémoire » Paris 1974 



 
Que veulent donc les Chiennes, se demande l’opinion, toujours un peu débonnaire, toujours un peu agacée. Ah ! oui !... Elles veulent exister… Elles veulent transmettre quelque chose… Elles veulent se confectionner leur petite Shoah… 

  Rassurons tout de suite les dames sondeuses de l’INSEE et les certifiés répéteurs en sociologie : les Chiennes n’ont rien à transmettre de père en fils et ne prétendent pas réclamer de « traditions culturelles ancestrales » comme de vulgaire chasseurs de palombes. La République des Chiennes n’est ni une entité biologique, ni une nation de pathologies psychologiques (une association d’enfants de parents divorcés) ou de bizarreries génériques ou physico-chimiques (si certains d’entre nous apprécient la chimie, c’est pour jongler avec nos perceptions…)

  Serions-nous une tranche d’âge ? Serions-nous des 18-25 ans, des 25-49 ans ? Encore moins ! Le regard et la tronche de Jean Genet ou William Burroughs – nés dans les années 20 – feraient pâlir d’envie beaucoup de grands dadais de la génération Yoplait. 

  Céline disait très bien que « le cul est la revanche du pauvre ».  C’est aussi la botte secrète de la République des Chiennes contre la tyrannie du juridico-statistique. Bien sûr, il faut des Etats de droits, des C.U.C., et rendre à Badinter ce qui à Badinter, mais il faut aussi rendre à la Folle Tordue ce qui est à la Folle Tordue. Car la Folle Tordue est et sera toujours plus politique que toutes les papesses de la communication. Avec quelques frous-frous, la Folle Tordue peut incendier une salle ou une génération.
La vérité du politique, c’est la capacité à casser les briques de la routine, à faire entendre une nouvelle harmonique. La vraie politique a montré le nez lorsque la Folle Tordue, toujours souillée, méprisée, raillée est partie à la conquête du monde pour annoncer la Bonne Nouvelle : « Ce que Kenneth Anger a osé à San-Diego, ce que Genet a osé à Hambourg, des dizaines de millions de Chiennes peuvent le faire aussi. Le temps est venu de la résurrection des corps ». 

  Une poignée de Folles Tordues avaient réussi un miracle : donner du swing à la Classe Moyenne Mondiale, et transformer son troupeau de brebis - pucelles et de louveteaux - puceaux en joyeux barbares, en agiles soldats du plaisir. 

  Que reste-t-il des Chiennes, des crétin - politiciens cyniques et grassouillets du début des années 70 ? Bien peu de choses… mais beaucoup se souviennent de nos Folles Tordues locales, de nos Gazolines, de ces Chiennes élégantes et libres, qui savaient, avant tout le monde, qu’une petite lingerie sur une croupe de beau gars peut changer le monde comme le nez de Cléopâtre. 


  Nous, les Chiennes, ne sommes pas nostalgiques. Nous marchons la tête haute, avec les puissances de l’Eveil. La Moyenne nous haït souvent et c’est notre honneur : nous n’existons pas en tremblant de ne pas ressembler aux autres. Nous sommes les vrais écologistes : nous ne prenons pas notre plaisir à proliférer comme des lapins, notre sexualité échappe à toute fonction – ce qui désespère souvent les curés, les rabbins, les pasteurs ou les natalistes. Nous ne sommes pas un troupeau agenouillé pour croire. Nous ne sommes ni de la chair à canon pour militaires ; ni de la chair à bon choix pour les politiciens.
Nous ne sommes pas une espèce sexuelle particulière. Nous sommes carboniques et métalliques (comme l’acier, implacable et fragile… copulation du fer et du diamant). Personne ne nous fera choir dans les manuels de sociologie. Nous ne sommes pas homosociaux, nous sommes les vrais païens : nous propageons nos descentes de reins, nos crinières, nos gestes amicaux. Nous aimons les aigles et les lions, mais nous savons pleurer l’âne qui meurt sous les coups. 

  Nous hantons les Raves, les parties fines et les bals du 14 juillet. Nous aimons les gueules populaires et les silhouettes aristocratiques. Nos slogans tam-tament le monde parce qu’ils y vont de notre peau, de nos regards, de nos hanches et de nos clins d’œil. Nous sommes la multitude des bouches à oreille, nous savons mettre la politique à portée de voix ou d’amour. Nous ensorcelons l’Universel dans le Singulier, la Grande Dimension dans la Petite. Nous haïssons la Moyenne populacière qui applaudit lorsque Cinq-Mars est décapité, celle qui aime voir empaler ceux qui risquent ce qu’elle n’osera jamais

  Depuis quinze ans, la Moyenne ricane : « Fini de rire les Chiennes ! Voici venu le Temps du Repentir. Sortez vos fouets ! Mais cette fois, c’est pour de vrai ! C’est pour faire pénitence… » Elle accompagne l’abject Carnaval de la Misère, de la Misère et de la Loi du Grand Marché Mondial. 

  Mais les Chiennes ont du cran. Elles ressortent toujours des poubelles de l’Histoire qui regorgent de leurs génies et de leurs martyrs. Salut à toi Oscar Wilde ! Salut à toi Alan Turing, qui a brisé les cordes de la machine nazie ! Salut à vous Michel Foucault, Copi, Guy Hocquenghem qui ont désobéi aux tumeurs, aux sarcomes, aux bacilles en écrivant jusqu’au bout ! 

  La Mémoire des Chiennes ne reste jamais coincée dans les tombeaux. Elle aime prendre feu. C’est une braise agile qui peut embraser la plaine lorsque les blonds épis sont mûrs. La République des Chiennes ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

miércoles, 18 de abril de 2012

martes, 17 de abril de 2012

acariciar las cuerdas poco a poco
volver a tocar

Je me souviens...

lunes, 16 de abril de 2012

Criminalisation de la protestation civile en Espagne

Le ministre de l'intérieur espagnol Jorge Fernandez Diaz a proposé une nouvelle loi liberticide avant le premier anniversaire du mouvement des Indignés afin qu'ils ne reprennent pas les places comme ils-elles s'appretent à le faire: la reforme du code pénal prévoit une peine minimum et de la prison provisoire pour qui convoquerait une manifestation considéré (par qui?) "violente" via internet. La protestation civile sera aussi criminalisée puisque la "resistance pacifiste" sera un "délit d'intégration en organisation criminelle" encourrant une peine de 4 ans de prison.

Bien que cette loi soit anti-constitutionnelle, nous devons nous montrer solidaires et diffuser cette information partout en France et en Europe. Les mesures d'austérité qui frappent actuellement l'Espagne sont décidées par les dirigeant-es francais et allemands donc nous avons une certaine responsabilité quant à ce qui s'y passe.



Diffusons et signons cette pétition pour empêcher l'appliation de cette loi fasciste!


Le gouvernement de droite et d'extrême droite directement issu du franquisme, soit le Parti Populaire Espagnol désormais au pouvoir, a déjà montré de quoi il est capable lors de la grève générale du 29 mars.


images de la répression à Barcelone le 29 mars, alors que le Parti Populaire votait des mesures d'austérités touchant l'éducation, la santé.




Notons par ailleurs que les premières coupures budgétaires ont concerné les centres d'accueil de femmes battues, les centres IVG avec une proposition de loi ayant pour but de restreindre le droit à l'avortement (revenir à la loi de 1985). Le budget de la recherche contre le Sida a baissé de 50%, la réforme qui exonérait de charges les entreprises qui employait des mères après un congés parental a été abrogée... L'Eglise quant à elle n'est pas touchée par ces réformes, la monarchie perd 2% symbolique de ses subventions...


Barcelone le 29 mars

BLOQUONS LA DROITE PARTOUT OU ELLE TENTE DE PRENDRE LE POUVOIR. VOTONS EN MASSE CONTRE L'UMP, CONTRE SARKOZY, CONTRE LE FRONT NATIONAL. Soyons solidaires et prennons actes de notre responsabilité quant à ce qui se passe en Grèce et à nos frontières!!!

NO PASARAN!!!


viernes, 13 de abril de 2012

Saliendo de la presentación de Preciado, su llamamiento a la Revolución Somatopolítica resonando por mi nuca ... es cierto, el cuerpo es central y todas las politicas que lo han creado, toda la producción de discursos, de simbolos y representaciones siguen haciendolo. Es cierto que tenemos que crear nuestras neomitologías de resistencia. Pero, echandome una caña, escuche unas palabras crualmente verdaderas y mientras estoy escribiendo, me pregunto verdadermamente como unir las revoluciones théoricas con las de las calles

"Hoy sigue nesesario definirse como « mujer », definirse como « lesbiana », o sea, utilizar todas esas categorias porque tienen todavia hoy una lucha politica. Si nos duele, si nos jode, es por algo por lo cual, son necesarias." (Nuria)

jueves, 12 de abril de 2012

hoy en Madrid, vi la primera Golondrina del año!

Cierro los ojos ... Abril, abril
 lo que late no miente
y no se quiere callar


miércoles, 11 de abril de 2012

quiero volver a tocar... extraño las cuerdas, el canto de la madera que vibra en mis entrañas, en mi garganta...la raisonnance

el efecto que me hace, 
cuando la mano toca sola, cuando la dejo irse a su bola
y que me sorprende con lo que hace

la música...

cuando sale sola por mi cuerpo
 y que resona con todo el universo
cuando baila... me llena me vacia y me llena
otra vez

Y luego
la voz

domingo, 8 de abril de 2012

 "Las palabras se escriben, se dicen, se lloran, se declaman, se reclaman, se difunden, se obligan, se pintan, pero sobre todo se liberan.

Te amo, por ejemplo, son dos palabras chiquitas, pero inmensas; quizás mucho más grande que el sol y que todos los planetas juntos. Te amo puedes gritarlo, llorarlo, reírlo, pintarlo y, sobre todo, sentirlo.

Es un juego maravilloso eso de las letras y las palabras."


El cielo termina en tu boca, Viviana Gómez Espinoza

sábado, 7 de abril de 2012

Je veux une gouine comme présidente

 in english

Les élections présidentielles françaises approchent. Pour exprimer notre désaccord avec les choix politiques proposés, nous lirons le 7 avril, le texte de Zoe Leonard, “Je veux une gouine comme présidente”, en français et en anglais.
Cette lecture a lieu à l’initiative d…’activistes féministes françaises et du collectif monté par des artistes suédoises “I want a president…”.
Malin Arnell, Kajsa Dahlberg, Johanna Gustavsson and Fia-Stina Sandlund ont lu le texte de Zoe Leonard pour la première fois en suédois au moment des élections législatives de 2010, qui ont vu l’entrée au Parlement suédois de l’extrême-droite.
Elles ont ensuite participé à d’autres lectures collectives à l’invitation d’activistes féministes d’autres pays européens (Finlande, Estonie, Danemark, Espagne).
Comme elles, nous voulons rassembler des activistes, des artistes, des amiEs et des collègues pour protester contre le climat politique de plus en plus néolibéral.
Rejoignez-nous le 7 avril, à 14h à la Fontaine des Innocents à Paris pour cette lecture collective.

page 17

el té. las hojas. la música de las teclas. las ideas y la concentración.
respirar. tener la meta por la extremidad de los dedos. tenerla precisamente en el rayo de la determinación

aprovechar el lujo de la soledad. el lujo de vivir sola.  escribir sola. con horarios propios. discisiones propias. un ritmo propio.

 gozar de la independencia.
económica, intelectual, sentimental, artística

la independencia que limpia todo lo que me rodea para visibilisar lo que verdaderamente
me importa

este camino es una autopista.

viernes, 6 de abril de 2012

Excellente performance de las putas de la zona roja de amsterdam
 

euforía

el deseo dibuja una línea recta, desde mis moléculas todas hacia la(s) meta(s)

jueves, 5 de abril de 2012

Tu te souviens ?

Vuelvo de la estación
cruzamos París andando
yo con mis tacones rotos
Ella con su enorme barriga


Me visito antes de parir, tomo un AVE y llego una mañana para que nos veamos una ultima vez asi, frente a frente.
todo es igual y sabemos que todo va a cambiar

Algo en su mirada, una calma que no le conocía. Una sútil frequencia... Su mano tambien, toca el niño, le da fuerza ya. Estan los dos, compartiendo secretos... 

Dormir contigo Sister, y sentir la euforía de este ser que esta por nacer, su deseo por la vida que pega tus paredes, que hace olas para manifestar su presencia, su pronto grito al mundo.

sentir su impaciencia por el aire

volver a tocar
y a cantar

justo para El.

"Tu te souviens? Quand nous n'avions pas encore de téléphones portables, un jour tu ma appellé et tu m'as joué les Red Hot Chili Peppers. Comme ca, avec le téléphone sur les genoux."


Nous avions 16 ans...


martes, 3 de abril de 2012

de mis esquizofrénias

Me es más dificil seguir escribiendo en este blog desde que soy adicta al facebook. Este flujo de información que no tiene el tiempo de llegar a mis sinapsis perturba mi escritura porque voy pensando igual que en un muro del face. Y publico igual, completamente desordonada. Sín pensarlo antes, compulsivamente.

  Informaciones que no tienen a veces ningun vinculo entre ellas. La perturbación al extrema de la busqueda de crear una idea, un razonamiento, algo que tenga cola y cabeza, vertebras,un verdadero cuerpo. Un conjunto intelegible de cosas que me permitan pensar, escribir este pensamiento. Sentir que avanzo en esta creación.

 Por otro lado, debo admitir que me resiste años (hasta partecipar el la acampada indignada de barcelona hace casi un año) al facebook, pero que es una herramienta de trabajo fabulosa. Tengo alli todos los articulos que voy a utilizar por mi memoria. Tambien tengo dos otras cuentas, una de unx personaje mio que se esta volviendo personaje de ficción. Esta otra página de facebook me permite relajarme de todos los horrores que leo en mi página principal, sacar alli todas mis tonterías. Si, soy una usuaria eschizofrénica. Pero es una eschizofrenia divertida!  Cerre mi primera página facebook cuando me imponieron un nuevo diseño que me disgustaba, pero de vez en cuando la abro porque estan alli colgadas informaciones que a veces nesecito. entonces estoy usando tres cuenta del facebook.

Debo repensar el proyecto de este blog que al principio era mi cuaderno de investigación, luego se volvio más personal porque me ayudo a vencer otra esquizofrenia litteraria, vencer la brecha entre la escritura academica con la personal.

En cuanto aacabo esta segunda memoria, cierro el facebook. quizas abro otro blog?

lunes, 2 de abril de 2012

domingo, 1 de abril de 2012

Meeting LGBT pour l'egalité


Hier s'est tenu à Paris un meeting rassemblant les candidat-es à la  présidentielle et des militant-es et des artistes LGBT. Voici quelques propositions intéressantes, même si la question du SIDA reste la grande absente du débat.

"Jean-Luc Mélanchon et Eva Joly, seulEs candidatEs présentEs en personne, paraissaient relativement bien maîtriser leur sujet et proposèrent des éléments de discussions pertinents : 

 Eva Joly s'engagea à dépsychiatriser les parcours trans', à supprimer les franchises médicales, à refuser l'application de l'accord ACTA s'il est voté, à promouvoir un accès élargi aux médicaments génériques, ainsi qu'à conditionner l'aide au développement international à la non-pénalisation de l'homosexualité.

 De son côté, Jean-Luc Mélanchon, qui commença par affirmer, d'une manière assez surprenante, qu'il était « universaliste, mais par le transgenre », évoqua « la dépsychiatrisation, la déjudiciarisation et la dépathologisation des identités », annonça la possibilité de changement déclaratif de mention du sexe sur l'état civil, et ironisa un peu sur le mariage, qu'il entend proposer en cas de victoire à l'élection présidentielle, mais dont il ne comprend pas la revendication par les LGBT."

Le représentant de François Hollande a proposer d'ouvrir les dons du sang aux homosexuels.

Compte rendu complet d'ACT UP Paris


Mélanchon, un  transfuge dans le transgenre