miércoles, 19 de marzo de 2014

Flavie Van Der Stigghel expose du 24 mai au 3 juillet

Préparation de l'exposition de Flavie Van Der Stigghel qui aura lieu du 24 mai au 3 juillet 2014 à la Galerie de l'Ancienne Poste de Toucy.

-FLAVIE VAN DER STIGGHEL- from LAURENE BOSC on Vimeo.

 Flavie Van Der Stigghel sera également en résidence dans l'Atelier Serra du 5 septembre au 15 octobre 2014 dans le cadre de "Septembre de la Céramique et du Verre" aux Baux de Provence.

martes, 18 de marzo de 2014

Monterrey by night

El encuentro improbable y lleno de posibilidades entre feministas anarkas bolivianas y banda queer post guerra del narco regia. La noche, la música, las maricas, las bolleras santa muerte y lxs trans. La noche y la música estridente. Shakira y Pedro infante remixarizado. Bailamos y tu falda de niña rosa prende fuego bajo mis manos de güera hambriente y desubicada.
Monterrey. Hueles a cucaracha despues del zyklon b, hueles a cumbia maricona y chispas rrequemadas. Las calles gringas del sur y los coches gigantes.
Escucho los relatos de guerra entre risas y agarro la mesa cuando el vertigo dice que mis tripas son europeas. Huelo, respiro las luces amarillas chillantes de la cantina antigüa del barrio que me acuerda las oscuridades del mio. Te agarro, bailame la cumbia, la bachata y el pinche narcorrido pues que le agarre la onda wey!

lunes, 17 de marzo de 2014

Monterrey

El norte de México. Monterrey y su gente maravillosa. Tu sonrisa huraca colorido sobre mi cuerpo. Los sueños como baricadas bolivianas crecientes en tu terraza. Je vous ecoute parler de la guerre en riant quand les horreurs entre les sourires me foutent un vertige pas possible,
comme je vous admire, comme vous êtes beaux.

jueves, 13 de marzo de 2014

Sierra Madre

Huixoles. Viento. Sol y altura. Los corazones abiertos.

sábado, 8 de marzo de 2014

petit déjeuner

Le matin et le nectar de la goyave, la pulpe de la papaye, le sourire de l-ananas. Les bougainvilliers, les discussions amoureuses, ébourriffées.

jueves, 6 de marzo de 2014

¿Dime tu que es esto y porque?


On appelle ca "la guerre". C-est quelque chose que le langage n-a pas encore conçu. La "guerre du narco" au Mexique, c-est quelque chose qu-on ne comprend pas. Les disparu.es donnent lieu a une infinité d-imaginaires plus gore les uns que les autres. Entre les feminicides, les disparitions de migrant.s et celles de mexicain.es, on ne comprend pas. On ne comprend pas l-indicible. Un membre de l-organisation paramilitaire armée zeta raconte qu-ils decoupent les corps et qu-ils les brulent dans de l-acide dans des bidons, ils font ca dans des camps. La 'guerre du narco" mexicaine en verité c-est comme decouvrir auswitsch. Les femmes violées par milliers par des dizaines de mecs qui ne bandent meme plus parce que c-est leur boulot, les migrants qu-on enferme dans des caves pour des rançons, ceux qui doivent passer la frontiere avec de la drogue en plein champs de bataille pour peut etre y arriver, les corps sans tete dans les poubelles, les fosses communes...

J-écoute tout ça depuis des mois. J-écoute comme elles me racontent tout ça entre deux lattes d-herbe, entre deux cafés, j-ecoute les armes, les hommes, les coups de feux dans leurs bouches. J-ecoute comme elles survivent, comme elles rient, comme elles aiment. J-ecoute tout ça et je ne comprends pas comment c-est possible et pourquoi ça arrive. Pourquoi on arrette ton bus, on tue tous les hommes qui s-y trouvent, on viole les femmes jusqu-a ce qu-elles s-evanouissent et on les jette dans le desert comme des paquets de merde. Je comprends pas. Hier, Denise m-a dit qu-il fallait decrire et arreter de me morfondre en incompréhension. "Décrire, écrire, c-est déja enorme."

Alors ce matin je me reveille a ses cotés, je caresse son corps si doux que la mort et l-horreur des hommes n-ont pa reussi a arracher de ce monde et je souris. Je souris parce qu-elle est la, dans mes bras, et qu-elle sourit aussi. Je souris parce ce matin Yakiri, une jeune fille de mexico qui a survecu a un enlevement et reussi a tuer son violeur quand il essayait de lui quitter la vie est libre. Elle est libre apres avoir passé Deux mois de taule pour excés de legitime defense parce que les connards qui l-ont enleve et violé travaillaient pour la police federale du ditrict federal de Mexico et qu-une lesbienne qui plante un couteau de cuisine dans la gorge d-un enfoiré pareil, ils n-ont pas l-habitude. Je souris parce que la lumiere est merveilleuse et que la survivance aussi.

Cette guerre d-interet, de territoire, c-est l-apocalypse du capitalisme dans ce qu-on a appele le tiers monde. C-est la marchandisation des corps dans son horreur la plus abjecte, c-est la prise en otage d-un peuple qui doit tisser la vie et survivre chaque jour entre toute cette merde sans que ca n-ait jamais d-autre sens que celui de l-incomprehensible. Hier, Alicia qui a vécu dans sa maison alors que dehors ils se sont tiré dessus pendant 4 mois demande a Denise, Dit moi toi ce que cest et pourquoi cest comme ca?

C-est une guerre qui ne ressemble a aucune guerre, c-est une dictature qui ne ressemble a aucune dictature, c-est une impunité qu-on a peut etre jamais vu, c-est auswitsch qui danse avec mc do, les bordels de frontieres, les banques d-organes et des violeurs en uniformes qui portent des armes made in usa. C-est un putain d-enfer au milieu des oiseaux ou la vie palpite pourtant avec une bienveillance hors du commun. C-est des filles qui se reconstruisent et qui recommancent la vie le coeur en avant, la soif dans es yeux, la soif du meilleur.

Yakiri et ses parents hier soir devant le penal de Mexico.

miércoles, 5 de marzo de 2014

Le Mexique privatise son pétrole

 par John Mill Ackerman, mars 2014 
Le Monde diplomatique.

Le 20 décembre 2013, le Mexique a fait un bond de soixante-seize ans dans le temps quand le président Enrique Peña Nieto a annoncé une réforme constitutionnelle remettant le contrôle de l’industrie pétrolière aux mains des mêmes multinationales qui en avaient été écartées par le père de l’Etat moderne mexicain, le président Lázaro Cárdenas, en 1938. Cela faisait trois décennies que la clique de politiciens néolibéraux qui gouverne le pays échouait dans sa tentative de démanteler le monopole d’Etat de Petróleos Mexicanos (Pemex) et de privatiser la rente pétrolière. Mais en décembre dernier, presque sans aucun débat et comme un coup de tonnerre, il leur a fallu moins de deux semaines pour rassembler les votes nécessaires et accomplir cette transformation historique de la constitution mexicaine (lire « Echec et mat pour la gauche mexicaine »).

Avant la réforme, l’industrie pétrolière mexicaine était l’une des plus « nationales » du monde. Elle contenait une stricte interdiction constitutionnelle contre toute forme de contrat ou de concession accordée au secteur privé lui attribuant un contrôle direct ou des droits de propriété sur l’une des étapes de l’extraction, du raffinage ou de la commercialisation du pétrole. Avec les réformes des articles 25, 27 et 28 de la constitution mexicaine de 1917, Pemex se voit reconvertie en simple sous-traitant du ministère de l’énergie. Le président pourra décider, après appel d’offres mais sans aucune intervention du pouvoir législatif, de la répartition des différents gisements pétrolifères entre les entreprises intéressées. La réforme ouvre également la porte à l’expansion massive de la fracturation hydraulique, ou fracking, sur l’ensemble du territoire mexicain pour l’extraction du pétrole et du gaz naturel.

Le Washington Post a immédiatement salué ces réformes avec émotion :« Alors que l’économie du Venezuela implose et que la croissance du Brésil stagne, le Mexique est en train de devenir le producteur de pétrole latino-américain à surveiller — et un modèle de la façon dont la démocratie peut aider un pays en développement » (éditorial du 16 décembre 2013). Le Financial Times a également applaudi « le vote historique du Mexique en faveur de l’ouverture de son secteur pétrolier et gazier aux investissements privés, après soixante-quinze ans de soumission au joug de l’Etat, (...) un joli coup politique de la part d’Enrique Peña Nieto » (15 décembre 2013). La revue Forbes, quant à elle, promettait : M. Peña Nieto « restera dans les livres d’histoire » (18 novembre 2013).

Ceux qui défendent les modifications de la constitution postulent que Pemex est devenue une entreprise inefficace et corrompue, incapable de tirer avantage des énormes réserves de pétrole et de gaz naturel du pays : approximativement 30 milliards de barils de pétrole et 46 450 milliards de mètres cube de gaz naturel (seul l’Arctique détiendrait de plus grandes réserves de pétrole brut inexplorées). Alors que la production du pétrole au Mexique a fondu ces dernières années d’un pic de 3,3 millions de barils par jour en 2004 à seulement 2,5 millions actuellement, les auteurs de la réforme promettent qu’elle permettra de la porter à 4 millions de barils par jour à l’horizon 2025.

Il n’existe toutefois aucune garantie que l’entrée en scène des multinationales dope la production. La priorité de ces entreprises n’est pas l’exploitation directe du pétrole, mais le contrôle des nouvelles réserves afin de soutenir leur cote en bourse. Est-ce vraiment un hasard si l’un des articles de la réforme énergétique précise que bien que le pétrole mexicain restera « propriété de la nation », les entreprises privées qui bénéficieront de nouvelles licences « pourront reporter dans leur comptabilité et leur bilan l’allocation ou le contrat ainsi que les bénéfices attendus » ?

Ces « bénéfices » pourraient bien ne jamais se matérialiser. Le cas de Repsol en Argentine est un excellent exemple de contraction de la production, dans un contexte de privatisation (1). En avril 2012 le gouvernement de Cristina Fernández de Kirchner a même décidé de nationaliser l’entreprise en réponse à ce qu’elle considérait comme une politique délibérée « de saccage » et « d’improductivité » (2). Les menaces des sociétés pétrolières de ralentir leur production motivèrent également l’expropriation décidée par Cárdenas au Mexique, en 1938.

L’enthousiasme de la presse contraste avec le scepticisme des Mexicains, nourri par une longue expérience des privatisations au cours des deux dernières décennies. Le principal résultat de cet épisode ? L’enrichissement d’une poignée de familles qui forment aujourd’hui une oligarchie prédatrice et corrompue, contrôlant tous les aspects de la vie politique et économique du pays (3). Sans surprise, toutes les études d’opinion suggèrent qu’une grande majorité de la population rejette la privatisation de l’industrie pétrolière (4).

Pourquoi imaginer que le nouveau spasme privatisateur se distingue du précédent ? Après tout, M. Peña Nieto doit sa carrière politique à son mentor, l’ex-président Carlos Salinas de Gortari (1988-1994), responsable de la plus grande partie des privatisations antérieures. Les deux hommes sont membres du très ancien Parti Révolutionnaire institutionnel (PRI), qui a gouverné le pays pendant soixante et onze ans et qui demeure le plus corrompu du pays.
Mais la privatisation présente également un autre danger : celui d’une importante crise budgétaire. A l’heure actuelle, Pemex fournit un tiers de son budget à l’Etat fédéral. Le gouvernement compensera-t-il le manque à gagner par une hausse de la fiscalité sur des entreprises aussi puissantes qu’Exxon-Mobil, Shell ou Chevron ? Les doutes s’avèrent fondés : quelques jours après que la réforme pétrolière a été annoncée, M. Peña Nieto s’est plié aux pressions des grandes entreprises en signant un décret les exemptant d’une série de nouveaux impôts approuvés à peine deux mois auparavant.

Et si le gouvernement mexicain ne peut pas, ou ne veut pas récolter les impôts nécessaires, il sera bien moins en mesure d’éviter les graves atteintes à l’environnement qui accompagnent inévitablement l’expansion de l’extraction pétrolière — un danger particulièrement important lorsqu’on utilise la technique du fracking. En France, le Conseil constitutionnel a récemment avalisé la loi du 13 juillet 2011 qui interdit précisément l’utilisation de cette technique en raisons des dangers environnementaux qu’elle présente. Au Mexique, le Congrès et la Cour suprême de justice auraient difficilement assez de poids pour résister aux pressions des entreprises pétrolières et prendre une telle mesure. L’impunité dont jouissent les entreprises minières canadiennes sur le sol mexicain n’est qu’une illustration supplémentaire de la vague de destruction environnementale que pourraient entraîner les nouvelles réformes pétrolières.

Face au rejet de la réforme par la population, le gouvernement se réfugie derrière la « grande coalition » politique dont le président s’est armé pendant la première année de son mandat : le « Pacte pour le Mexique », qui a réuni à la table de négociation les dirigeants des trois principaux partis politiques en vue d’un accord sur un agenda législatif commun.
Succès indéniable dans la mesure où il a atténué les conflits entre les membres de la vieille classe politique qui gouverne le pays depuis trois décennies, le Pacte a simultanément approfondi le fossé entre le monde politique et la société. L’enquête annuelle Latinobarómetro révélait en 2013 que seuls 21 % des Mexicains s’estimaient « satisfaits » de leur démocratie : le pire résultat de la région latino-américaine. L’hebdomadaire The Economist anticipe même un soulèvement social au cours des prochaines années. Il a inclus le Mexique dans sa liste des soixante cinq pays du monde présentant les plus hautes probabilités de « rébellion » au cours de l’année 2014 (5).

Paradoxalement, ce mécontentement généralisé pourrait être l’acteur le plus important à l’heure d’impulser un développement durable dans le pays. Ce dont le Mexique a besoin aujourd’hui n’est pas d’accueillir et de mener à ses conséquences ultimes l’ancien modèle de privatisation, mais bien de construire un mouvement social d’opposition fort capable de défendre l’intérêt et les institutions publics à l’heure où les entreprises pétrolières se rapprochent pour profiter des nouvelles « opportunités » dans le pays. Le véritable « décollage » du Mexique, ainsi qu’une économie forte, ne jailliront pas de la privatisation du pétrole, mais de la réponse sociale que cette réforme pourrait entraîner.
Ceux qui défendent la réforme pétrolière au Mexique affirment qu’elle permettra au pays de suivre l’exemple de la Norvège, dont la population a bénéficié des fruits de la production pétrolière dans un contexte impliquant une large participation du secteur privé (6). Mais ce dénouement dépend autant du contexte politique que des réalités économiques. En l’absence d’un Etat fort et animé d’une volonté claire de serrer la vis aux multinationales, une ouverture pétrolière entraînerait probablement de graves problèmes de gouvernabilité et une stagnation économique.
Paradoxalement, c’est le pays qui a montré l’exemple au reste du monde en 1910 avec la première révolution véritablement sociale du XXe siècle qui reste aujourd’hui en retrait de la tendance latino-américaine de revitalisation démocratique avec une « vague rose » de gouvernements décidés à engager une transformation sociale, en Equateur, en Uruguay, en Bolivie, au Venezuela, voire au Brésil ou en Argentine. Au Mexique, le retour au pouvoir du PRI semble, au contraire, annoncer le démantèlement accéléré des conquêtes sociales du siècle dernier. Cependant, bien que la privatisation pétrolière marque la fin d’une époque historique, elle pourrait aussi, comme la chouette de Minerve, signifier le début d’une renaissance sociale, qui permettrait finalement au peuple mexicain d’unir ses forces avec ses frères et sœurs latino-américains dans la transformation politique de l’ensemble du continent américain.
John Mill Ackerman
Chercheur à l’Institut de recherches juridiques de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) et directeur de rédaction de la Mexican Law Review.

lunes, 3 de marzo de 2014

Yemaya


Despertarse en la ciudad de México con tambores afro cubanos en la cabeza. Aterrizo. Todavía llevo cantos de Orishas en el cuello, sueños de esclavos resistiendo bailando y cantando en los oidos, oraciones extrañas a Yemaya en el corazón, polvos mágicos de santería en las manos. Llevo Cuba en la piel, en los ojos, en el canto, en la sonrisa, en la voz. No lo he sentido estando alla pero este viaje me ha atravesado toda. Estuve mirando cada gesto y mirada de mi padre guiándolo en sus primeros pasos en este extraño y particular rincón olvidado de Latino América. Guianádolo, escuchándolo, queriendolo... Cuba m'a bouleversé sans que je m'en rende compte. En cada soplo, cada célula, cada risa, cada rayo, cada sabor, cada confesión, cada canción, cada trago. No he visto a que punto esto me había tocado, hasta donde. Cada viaje es un descubrimiento hacia dentro, hacia lugares desconocidos propios. Cada viaje meztisa. Y casi me lo había olvidado.


 Diosa del Mar afro cubana Yemaya
La Habana, febrero 2014

sábado, 1 de marzo de 2014

CuBa


Habra que esribir Cuba y su ritmo caribeño, sus excepcionales músicos cuyas  nota tienen el increíble valor de salir del vacío. Cuba a donde el tiempo se deshace frente a relojes sin agujas, insrumentos sin cuerdas. Cuba la Negra, la mulata, la colonial. Sus risas, sus miradas horizontes acarician un silencio demasiado largo. Su gente familiaria, calurosa, preciosa y profundamente gentil. Su gente presa por « la maldita circunstancia de estar rodeada de agua »; presa del tiempo, de utopias en ruinas y de la crueldad de un Imperio.
Entre las risas, un agovio paciente se convirtio en un rostro extraño que es difícil hallar en el lenguaje. ¿Dictadura ? La vida cotidiana caribeña no lo parece, sin embargo... sin embargo esta cosa extraña perñanece entre el silencio y las cosas. Esta cosa se instaló entre los sueños rotos de viejos guerreros agonizantes y la resignación alegre de lxs sobrevivientes.