miércoles, 30 de mayo de 2018

«En même temps, une légère brise qui s’était levée, piquante à respirer, commençait à marbrer par endroits la surface des eaux mortes; elle traçait sur le luisant miroir des dessins d’un bleu vert, qui s’allongeait en traînées, s’étendait comme des éventails où se ramifiait en forme de madrépores; cela se faisait très vite avec un bruissement, c’était comme un signe de réveil présageant la fin de cette torpeur immense. Et le ciel, débarrassé de son voile, devenait clair; les vapeurs, retombées sur l’horizon, s’y tassaient en amoncellement de ouates grises, formant comme des murailles molles autour de la mer. » 

Pierre Loti, pêcheur d’Islande, 1886


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