viernes, 28 de febrero de 2014

Cuba

Il faudra écrire Cuba et sa nonchalance caribéenne, ses musiciens hors pair qui donnent à chaque note la valeur incroyable de la débrouillardise et du génie. Cuba où le temps se défait au gré des horloges sans aiguilles, des instruments sans cordes. Cuba la Noire, la métisse, la coloniale. Ses rires, ses regards sur un horizon qui semble avoir oublié les vivants. Ces gens familiers, chaleureux, courtois et gentils. Ces gens prisonniers par "la maudite circonstance d'être entourés d'eau", prisonniers du temps, des utopies vieillissantes et de la cruauté de l'Empire. Entre les rires, l'impatience lourde a pris un visage étrange auquel il est difficile de donner un nom. Dictature? La vie quotidienne caribéenne semble le démentir, et pourtant... pourtant ce quelque chose étrange entre les silences et les choses qui s'est installés entre les rêves de vieux débris à l'agonie et  la résignation joyeuse des survivants.

Armando, auteur compositeur de Matanzas et mon père. Armando compose sur le piano de l'église de sa rue qui lui laisse y accéder. Le instruments sont hors de pris et les cordes n'arrivent pas à Cuba...



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