lunes, 19 de diciembre de 2011

Marie Cutzach...




1 comentario:

  1. Les cheveux de ma sœur, capturés par ma main
    Fallait pô qu'elle m’embête
    Là faut qu’on se console,
    Son sourire sous ses larmes
    J’lui dirait qu’j’l’aime demain ..
    En attendant, Frangine,
    Nos joies creusent des rigoles
    Les dix balles à bonbons piquées à ma maman
    A la bourse de l’amour font une fortune d’un rien
    Son cahier à chansons chanté de temps en temps
    Quand je m’en foutais bien

    J’avais tout .. Les miens ..
    Les soirs de réveillons, on osait s’embrasser
    M’en fous du .. comment ? .. Père noël
    Faut voir c’qu’on était beau
    Et les dimanches d’ennui où mon père me f’sait des jouets, Ouais !
    Comment on dit par chez nous …
    Ch’est du sang, ch’est nin d’l’eau
    C’est du sang, c’est pas d’l’eau

    Je cours
    Dans l’autre sens de la terre
    Je cours et me fatigue
    Je ne rattrape rien
    Et le temps ne me laisse
    Que souvenirs et regrets
    Et je cours ..


    Plus tard des amitiés qui s’oublient doucement
    M’ont bousculé la tête
    On s’est tant canaillé, on fumait en cachette
    T’as vu l’voyou .. Le grand !
    On trichait à l’école, même pendant les dictées
    On a dragué les filles ..
    On en a eu quelques unes qui m’ont appris des trucs ..
    J’aurai jamais cru ça !
    J’ai su qu’un p’tit derrière, ça pouvait être une dune
    Qu’si tu mélanges des lèvres..
    Bah t’as le cœur qui bat !

    On s’est construit le monde, avec nos regards neufs
    Le lendemain un autre venait le remplacer
    On avait tout compris .. De la poule ou de l’œuf
    Mes frères de petit grand
    Vous m’avez dessiné


    Et je cours
    Dans l’autre sens de la terre
    Je cours et me fatigue
    Je ne rattrape rien
    Et le temps ne me laisse
    Que souvenirs et regrets
    Et je cours ..


    Et quelques pas plus tard, je suis tombé d’amour !
    Pour une pas’pareille qui a su me faire pousser
    Rien que d’y re..rêvé, je crois qu’la vie ..
    J’suis pour !
    Nos rires sont ma fierté, on a tout inventé
    On a appris nos corps, on a mêlé nos têtes
    Et on s’est ressemblé, des jumeaux amoureux
    De la peur de grandir, on a fait une fête !
    Y’en avait plein pour nous …
    Et un peu moins pour eux.

    Si les ans .. Bah voyons !
    Nous on r’fait étranger
    Je recompte en moi nos dizaines de milliers d’heures, alors …
    Alors c’est pas toi qui m’apprendras à langer ..
    Porte toi bien p’tite Madame !
    Je vous rend au bonheur …

    Je cours
    Dans l’autre sens de la terre
    Je cours et me fatigue
    Je ne rattrape rien
    Et le temps ne me laisse
    Que souvenirs et regrets
    Mais je cours ..

    Et vivement demain !

    ResponderEliminar