martes, 25 de abril de 2017

Puisque ce sont les règles du jeu

Ca fait un bail qu'on a compris qu'une élection présidentielle, c'est la loose.

Il commence à pleuvoir et l'émotion aux lendemains du premiers tour de la présidentielle est mitigée. Triste, de voir que la conscience collective avance à petit pas, même si elle avance. Soulagée que le plus grand voleur ne puisse plus prétendre au trône, contente de voir qu'"ON" existe bel et bien et qu'"ON" va être une opposition casse couille et déterminée.

Mal. Aussi, mal, de voir qu'on va continuer avec l'appauvrissement des gens de partout, qui nourrit la xénophobie à l'encontre de gens encore plus pauvres que nous. On va continuer à niquer la planète, à se foutre de l'eau, de l'air, de la Terre, à faire pousser des barbelés autour des frontières.

Blasée. Les avancées sont trop lentes. On ne peut créer un changement effectif sans être la majorité. Une vraie majorité, pas une majorité qui prend le pouvoir institutionnel alors que 20% des électeurs environ sont convaincus. Que ce soit l'une ou l'autre des deux abrutis qui vont s'affronter au deuxième tour, ils ne représenteront pas plus de gens. Ca fait des années qu'on donne aux Le Pen plus d'audimat qu'ils ne le mérite, on nous a rabattu les oreilles avec le FN à n'en plus pouvoir :"ils sont présidentiables! ça va être un raz de marée!". Raz de marée mon cul, 5% à Paris, 21% score historique... Alors biensûr ça monte. Les médias qu'ils critiquent tant leur ont donné une place privilégiée qu'ils ne méritent pas.

Et on comprend pourquoi! Parce qu'en tant qu'adversaires véritables, ils sont nuls. Avec leurs CV d'ancien tortionnaire, de ratonneurs, de négationistes, avec leur Histoire de collabos, de dynastie dégénérée, leur programme vide... les puissants, les magnants de la tunes savent qu'on les laissera pas passer. En fait les caler aux deuxième tour c'est s'assurer la victoire.

Alors il suffit de balancer un candidat du pognon, avec une gueule pas trop dégueulasse, avec les pachydermes d'un parti puis de l'autre qui quémande une bonne place en coulisse, le FMI, la BCE avec lui et qu'est ce que tu veux qu'on fasse. Bah... on se fait encore baiser.

Mais c'est que partie remise les ami.es, parce que les idées grondent et qu'on a raison. On est de plus en plus à vouloir un autre monde, à s'organiser, à se syndiquer, à faire pousser nos légumes, à être pacifistes, à comprendre l'économie, à écrire dans nos journaux, à arrêter de bouffer de la viande. On est de plus en plus à savoir comment faire autrement et à avoir envie de le faire ensemble, partout, tous les jours. On s'occupe de nos vieux, de nos voisins, de nos gamins, de nos malades, de nos amours. On s'aident quand on a plus de boulot, on construit nos communautés de vie.

Et effectivement, on résistera, comme on a toujours résister. Parce que quand on est pauvre ou "précaire", bah... on a pas grand chose à perdre, on construit à notre échelle "Un autre monde on n'a pas le choix" comme dise les collègues de la chanson. Puisque ce sont les règles du jeu.





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