viernes, 26 de junio de 2020

No man's time


J6. J'ai rêvé cette nuit que je nageais au grand large. Au réveil, j'ai renversé ma tasse de thé froid dans le lit.
Amerrissage.
Dans la rue de l'église du village, la résistance s'organise. Les petits gestes de rien nous empêchent de devenir fous.
Le voisin continuera de sortir son chien et son déambulateur deux fois par jour.
Alice arrose ses plantes ensoleillées plus que de coutume, elle amène toujours le café à Monsieur Audiard qui ne marche presque plus.
J'irai étendre le linge derrière l'église.
Le matin, nous parlons fort. Ca piaille aussi chez les oiseaux. Nous parlons fort et ça nous rassure.
En ouvrant la fenêtre, ça sent la cuisine portugaise.
Ce matin, j'ai sorti ma chaise de camping au soleil d'en face.
J'ai traversé la rue, à l'ombre du laurier magnifique qui a fini d'envoyer ses graines aux quatre vents du printemps.
J'entends Denise qui s'affole dans la cuisine. Je regarde notre petite maison ombragée qui garde sa porte ouverte pour faire rentrer la lumière et je sens comme nous avons de la chance.
J'adore vivre avec elle.
J'irai tous les jours prendre le soleil sous le laurier des absents.


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