viernes, 1 de diciembre de 2017

La Terre de Glace (quand le Soleil fait l'amour à la Terre)

Le vent glacé souffle sur la maison d'Hilmar, le gingembre chaud fond dans ma gorge, je le sens jusqu'à ma voûte plantaire.
Islande, Terre de Glace hospitalière. La bonté de l'eau chaude, abondante, offerte à tous. La générosité de la Terre qui, au cœur de la Glace, offre la chaleur.
L'horizon blanc polaire danse sous le vent gelé. La Lumière est un long commencement, suivie d'une longue fin. Le Soleil, énorme, éblouit l’œil de glace. La Nuit perce les Étoiles. Celle du Nord suspendue au plus haut, au dessus du crâne.
Dans le ciel, on attend qu'advienne l'impossible, la caresse du Soleil au cercle polaire. On attend dans la voiture, le Miracle.
La journée, les chevaux dansent et courent sur la toundra blanche, une sorte de désert montagneux et froid. Blanc et gelé, fouetté raz par un vent de tempête, plus blanc que blanc. Ce n'est pas de la Neige, c'est de la Glace.

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Gulfoss

La Terre vacille entre deux plaques. L'Europe et l'Amérique se rejoignent dans la Glace. Leur étreinte aquatique souffle un vent bleuté, doré. Les doigts s'accrochent à ma main, le sang leur manque. Le froid coupe jusque dans la poitrine. C'est dur de rester debout mais la Beauté a raison de tout. La Beauté enivre, elle rend fou. La force des éléments est telle que la Vie, ne tient qu'à un fil. La chaleur est humaine, volcanique, aquatique, elle jailli de la Terre. La Nature est parfaite.



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On les a vues! Pour les Islandais, les aurores boréales, c'est le Ciel, c'est tout à fait normal. La première qu'on a vu était timide, sur la baie de Selfoss. On l'a regardé trois heures durant, changer de formes et de couleurs. Elle a fini par s'étendre et s'intensifier avant de disparaitre. Les routes sont sublimes, le pausage sauvage. Les routes du Sud ont étées fermées à cause d'une tempête de sable et d'un risque d'éruption volcanique intense. Donc on a commencé par visiter le cercle d'or puis une péninsule sauvage à l'est. Alvin Lee et son "Detroit Diesel" a été le soundtrack des premières journées de route. La voiture est hyper confortable. On y a passé trois journées et soirées et nos dos se portent bien. En rentrant de Borganes, une aurore a pointé le bout de son nez. Elle s'est intensifiée. On roulait sous son arc. Une deuxième a croisé son chemin. Deux grands arcs verts partaient des montagnes et se jetaient dans la mer. Elles se sont ouvertes, en spirales, dédoublées. C'était assez intense. On s'est bien amusées avec la Canon 500D. La bagnole servait de trépied dans le vent nocturne. En rentrant à Selfoss, on en a vu une autre. Une pluie de lumière ouverte sur la route. Peu intense mais très belle.
 
Sunset on the beatch

Quand le Soleil fait l'Amour à la Terre

 

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