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la saison stationnaire

Les montagnes blanches sont devenues un gigantesques parc d'attraction. Les hippies du XXIème siècle sont des consommateurs dont l'esprit baigne dans des substances chimiques. La solidarité a laissé place à l'individualisme quotidien. La bouffe fait gonfler le ventre mais ne nourrit plus. Le machisme est toujours là, tapis dans les relations les plus bénignes. ça fait deux ans bientôt que je suis revenue en France. Je m'y attendais franchement pas, mais vu la situation du monde, ça s'est fait tout seul. Je me rends compte que ces 10 ans dehors m'ont mise à côté de la plaque. Le pays a drôlement changé. C'est peut être moi aussi. Il y a quelque chose d'assez hallucinant: la conception que les gens ont de la liberté. C'est une conception complètement tronquée. Individuelle. C'est la solitude aussi. Une grosse arnaque.  Sous couvert de liberté, les gens sont égoïstes. On leur vend du plaisir à la pelle, comme si c'était un droit... Le plais...

Escribir sobre París 1

Escribir sobre Paris. Poco à poco réencontrar El soplo. Habra que articular las palabras, las ideas, las emociones. Hay autores que nos acompañan por la vida. Sus palabras son el abrazo de una desconocida familiaridad, la sonrisa de una amiga. Virginia despentes es una de ellas. Su voz es un basalme para el alma. Pocos días después de las ejecuciones de París hablo en france Inter  (despentes douce). En este barrio donde vive, donde viví, en este barrio que conoció el odio ciego de las ráfagas , dice que se siente como después de una ruptura amorosa, no te lo crees pero te lo repites a lo largo del día: ahora, es así.  Es cierto, este dolor del post choque es muy parecido. No se muy bien que decirles, pero si sé que las cosas no serán como antes, que el privilegio que hemos tenido de vivir en paz se acabó. Se también que amaré siempre París, esta ciudad que me acogió un tiempo de la vida. Amaré siempre el barrio de Belleville. Es un lugar que sigue siendo una parte de "chez mo...

Un voyage sur les eaux du sud est asiatique

Ca fait maintenant trois bonnes semaines qu'on a quitté l'Europe direction la Thailande. Nous sommes actuellement a Siem Reap qui est notre point de chute pour Angkor. Nous nous régalons des temples Khmers dediés a Shiva et aux parents de vieux Rois sortis de fables. Nous voyageons au rythme de l'eau. Je m'en suis appercue hier alors qu'on fetait avec les Cambodgiens la fin de la saison des pluie. Une merveille, un retour a l'enfance et une belle connexion avec la pleine lune. La fete a lieu tous les ans dans le sud est asiatique. On met a l'eau des petites pagodes joliment ornées avec leurs attribut bouddhiques: bougie, encens, fleurs et autres amulettes. On laisse filer l'offrande sur les eaux afin qu'elle emporte avec elle les mauvaises choses et qu'elle nous en raméne de meilleures. En Thailande, la fete s'appelle Loi Khratong. Les Thais remercie l'Éau pour la Vie et lui demandent pardon pour la pollution que lui fait subir notre espé...

Sara Gomez- Ire a Santiago (1964)

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Santiago de Cuba a traves de los ojos de Sara Gomez, primera mujer directora cubana

Marseille again

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Je traverse Marseille où le jour se lève, ça y est, tu es dans ton train. Je me faufile direction la Ginestre entre crainte du bouchon et envie de zigzaguer entre les pierres blanches des calanques avant d'aller bosser. Une émotion violente me saisi. J'aime cette ville. Je l'aime parce que je m'y sens chez moi. Les scooters aux longues jambes en sandales qui frôlent le bitume, les radios zouk soucousse raeggae orientales. Les foulards multicolores, les passes passes en bagnoles dans les montées étroites où par miracle on cartonne pas. Si on était stressés, les cartons seraient inévitables...Mais on a développé la vision 360° et c'est elle qui gagne sur le code de la route. En fait, c'est le bon sens et la sympathie qui ont gagné depuis longtemps cette ville déglinguée et majestueuse, cette antiquité. Marseille est un cormoran, un Gabian déjanté au pastis et aux hydrocarbures, un poisson aux yeux ravageurs, à la gueule bien placé, au sourire de Black, aux épines ...

Dimitris Christoulas

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« Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou  [ 1 ] a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant trente-cinq ans (sans aucune contribution de l’État). Mon âge ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que, si un Grec avait pris une kalachnikov, j’aurais pu être le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne ou, sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la piazzale Loreto, à Milan. » (1) Le général Georgios Tsolakoglou, signataire de l’armistice avec les forces allemandes, fut le premier chef de gouvernement grec sous l’Occupation, nommé par les nazis (30/04/1941-02/12/1942). Son nom en Grèce est synonyme...

Lettre d'amour à Denise

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Ça fait plus d'un an que je suis en couple. La phrase a résonné en moi comme si je ne m'en étais pas rendu compte depuis ce jour où, empêtrée dans mes douleurs menstruelles sur un sofa de Mexico, j'ai souri bien haut quand tu as franchi la porte avec tes cheveux colorés et ton rire. "En couple", moi qui m'étais juré de ne plus retomber dans le panneau. Tu m'apprends tous les jours un peu plus qui je suis. Au fil des jours, ton sourire et tes larmes m'apprennent à laisser mes vieilles peaux et à t'accueillir j'espère un peu mieux chaque matin. J'ai appris à déposer les idéologies au bord du chemin et a accepter de me faire submerger par toutes ces réalités que j'ignorais. Je reste une militante, une militante de la vie, de la joie et de l'espoir. J'ai appris par le passé que les égoïstes aiment souvent les drapeaux, même les noirs, même les mauves et qu'avec eux (et surtout avec elles), ce que je cherchais c'était une ...