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Mostrando las entradas etiquetadas como Love

Dumè Ottavi

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"C'est un petit chemin de terre, minuscule, qui se bat dans la lumière, croyant avoir tous les droits, même celui de crever au combat..." Repose en Paix, toi qui fut mon Ami.

Paulina

« Oï ou louzi tchervona kalyna... » La petite se déhanche sur un remix techno, un soldat chante, l'arme en bandoulière, une église en arrière plan, le drapeau bleu et jaune flotte partout. Le public s'excite. Cette chanson, ils la connaissent tous et la chantent en choeur à chaque fois. Il faut dire qu'elle est entraînante. On a bien compris que ça parle de l'Ukraine et que c'est assez nationaliste. Paulina est terrible. Sa natte se balade, elle n'a pas besoin des paroles, elle la chante les yeux fermés avec une ferveur effrayante. Elle s'assure juste de temps en temps que sa mère la regarde. Elle a six ans. Le mardi soir, ils chantent. Ianna a repris la place qui désormais est la sienne. Veronica est arrivée, triomphante, elle a réussit à endormir sa petite pour venir au karaoké ! Vêtue comme une star, elle a fait une révérence au public en ôtant son chapeau, hyper belle. La soirée a commencé quand Piotr est arrivé. On a tous applaudi sa venue. Veronica aim...

Tu sais que tu veux tellement vivre

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  Les enfants changent, ils grandissent vite. On sait maintenant que derrière leurs visages fermés et leurs efforts des premiers jours pour ne pas prendre trop de place et ne déranger personne, un tel a désormais un air espiègle, celle ci est un peu insolente, bref, ce sont des enfants. Ils s'ouvrent, font enfin des bêtises, cherchent notre attention et testent toutes nos limites.  Katrina est dorénavant la star de l'école de Tourves, elle interprète la pop de son village comme personne. J'ai appris ce matin que Zlata n'a que huit ans! Elle me rappelle une gamine de Vaulx en Velin qui me faisait péter les plombs aussi jusqu'à ce que je l'engueule un peu trop fort et qu'elle s'accroche à ma taille comme une naufragée à une bouée. Elle ne me lâchait plus, j'avais compris ce jour là que son père était en train de mourir, elle aussi venait de l'est. Zlata a le même profil, une vraie teigne, un sourire immense, une énergie de folie, elle marche su...

L'homme qui dressait des Pierres dans le Vent

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Au milieu de ce monde clafit de crétins et de gens sans cœur, il existe des gens comme Hervé. Il a créé un "musée" à l'air libre sur les bord de la sauvage Durance, aux pieds de Briançon, alignant des pierres en touchant l'harmonie intrinsèque à toute chose. Il se plaint que les gens détruisent tout ce qu'il fait ; et tous les jours, il recommence, avec ses cailloux, à réparer les énergies du monde. A rétablir l'équilibre.   Certaines rencontres créent un espace temps intense et profond qui nous relie à nous même. J'ai senti cette année une flemme incommensurable, et je me rends compte que la plus grande flemme, c'est de ne pas s'accrocher au monde; de se laisser dériver dans l'absurdité et la méchanceté ambiante, et de s'y perdre. Merci aux coordonnées du Destin qui ont permis le ravissement d'un instant, au cœur des choses.

Ofelia Medina

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Ofelia vista por Paulina Lavista Mes yeux s’écarquillent à la vue de cette photo que j'avais oubliée. ça a été un de mes premiers contact avec le Mexique. Nous avons cohabité deux ans. Elle m'évoquait un drôle de sentiment, elle me dérangeait, sa beauté me mettait mal à l'aise. Laura m'avait dit qu'il s'agissait d'une prostituée mexicaine de 17 ans... "T'as vu Ofelia quand elle était jeune? Ofelia, que je t'ai présentée au Théâtre à México, celle qui a mené l'oeuvre de Frida à la postérité! Le premier film de Frida, c'est elle!" Denise me montre cette photo sur l'écran de son téléphone, toute excitée... Ofelia est une des plus grande actrice mexicaine encore en vie. J'ai été époustouflée de la voir sur scène, elle m'a embrassé en fin de représentation. En fait, c'est elle qui nous a invité voir sa pièce ce soir là. Nous n'avons même pas payé... Elle a combattu auprès des Zapatistes et a lutté toute sa v...

Heureusement il y a l'amour.

"Je n'ai pas d'amis. J'ai des amours. L'amitié est bourgeoise. C'est une construction bourgeoise et masculine." Pedro Lemebel Heureusement, il y a l'amour. Le grand, le petit. Les gens qui valent la peine. Il nous faut nous choyer. Nous n'avons plus d'autre privilège que de prendre soin, de nous.

Pourquoi t'as les cheveux blancs?

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"Rue du Grand soleil" petite chronique à la préfecture

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 Denise me dit souvent que l'activisme lui manque. Pourtant, entreprendre les démarches administratives pour qu'elle puisse vivre où bon lui semble et être chez elle avec moi ici , c'est une des luttes les plus dures, les plus acharnée, les plus belle que j'ai mené dans ma vie. On s'est lancée dans cette aventure sans y penser sachant que la folie était nécessaire à une telle entreprise. Chaque rendez vous à la préfecture est une mission. Il nous faut nous rendre à Valence qui, quoique où nous sommes se trouve à au moins trois heures et demie de route en incluant l'autoroute. Il nous faut nous battre continuellement pour que notre vie cadre avec les cases de l 'Etat. Par exemple, nos lieux de travail ne sont pas les mêmes que notre adresse administrative. Allez faire comprendre à un fonctionnaire que vous travailler de temps en temps où il y a du travail quand il y en a. Ils ont du mal. Et que vous faites ça en étant mariées, bataillant avec vos ...

Marseille again

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Je traverse Marseille où le jour se lève, ça y est, tu es dans ton train. Je me faufile direction la Ginestre entre crainte du bouchon et envie de zigzaguer entre les pierres blanches des calanques avant d'aller bosser. Une émotion violente me saisi. J'aime cette ville. Je l'aime parce que je m'y sens chez moi. Les scooters aux longues jambes en sandales qui frôlent le bitume, les radios zouk soucousse raeggae orientales. Les foulards multicolores, les passes passes en bagnoles dans les montées étroites où par miracle on cartonne pas. Si on était stressés, les cartons seraient inévitables...Mais on a développé la vision 360° et c'est elle qui gagne sur le code de la route. En fait, c'est le bon sens et la sympathie qui ont gagné depuis longtemps cette ville déglinguée et majestueuse, cette antiquité. Marseille est un cormoran, un Gabian déjanté au pastis et aux hydrocarbures, un poisson aux yeux ravageurs, à la gueule bien placé, au sourire de Black, aux épines ...

Lettre d'amour à Denise

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Ça fait plus d'un an que je suis en couple. La phrase a résonné en moi comme si je ne m'en étais pas rendu compte depuis ce jour où, empêtrée dans mes douleurs menstruelles sur un sofa de Mexico, j'ai souri bien haut quand tu as franchi la porte avec tes cheveux colorés et ton rire. "En couple", moi qui m'étais juré de ne plus retomber dans le panneau. Tu m'apprends tous les jours un peu plus qui je suis. Au fil des jours, ton sourire et tes larmes m'apprennent à laisser mes vieilles peaux et à t'accueillir j'espère un peu mieux chaque matin. J'ai appris à déposer les idéologies au bord du chemin et a accepter de me faire submerger par toutes ces réalités que j'ignorais. Je reste une militante, une militante de la vie, de la joie et de l'espoir. J'ai appris par le passé que les égoïstes aiment souvent les drapeaux, même les noirs, même les mauves et qu'avec eux (et surtout avec elles), ce que je cherchais c'était une ...

Lucien

Les jours s'en vont, la lumière du jour se fait plus courte, chaque jour plus courte, comme la respiration du "Vieux" qui a fini par s'éteindre. Il ne me reste plus qu'à lui porter son bouquet de lavande et d'y jeter sur sa tombe. Mon père est en suspend devant le corps inanimé du sien. Je sens comme d'un coup, l'enfant qu'il était lui serre la main et qu'en même temps, il s'éloigne. La grand mère perd l'équilibre devant ce sol qui s'ouvre sous ses pieds déjà trop vieux. Elle est venue à l'enterrement avec ses vieux souliers de supermarché. Elle est venue comme elle va chercher le pain, perdant l'équilibre, les yeux vagues, serrant son col trop court sous l'air de novembre. Elle est venue et elle s'est tenue devant le cerceuil, droite comme un chronomètre de piano, c'est à dire qu'elle titubait légèrement sur ce sol qui tourne désormais trop vite pour elle.

"Par amour ou pour les papiers?"

Et oui, on l'a fait! Denise et moi nous sommes mariées le 13 juin 2014 en France, à Lyon. ça a été rapide, le temps d'un enlacement dans un hôtel de Marseille, près de Saint Charles, alors que Denise venait d'atterrir de quatre jours voyages hors du temps entre les aéroport de Houston, Istambul et Marseille. Quitter le Mexique en pleine semaine sainte n'est pas une maigre affaire. "Je crois qu'il va falloir que tu te maries". Ça s'est passé comme ça, j'ai souri.ça faisait trois semaines que je l'attendais, en plein jet lag , la peur au ventre qu'elle n'arrive pas. J'ai quitté México et la chambre 72 de l'hôtel Conde comme on prend un bus de ville, s'en m'en rendre compte. Elle m'a accompagné tremblante à l'aèroport, elle, se rendait compte que je rentrait "chez moi". Là bas, à 10 000, là où on ne me demanderait rien à l'aéroport et où on m'attendrait les bras ouverts. J'ai quand même pris...

Denise

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Écrire l'amour. Y revenir, un "oui" accroché aux lèvres des libellules. Il fait froid et je ris. Je ris de l'ouverture et de l'envie profonde, là, sur mon coeur. Je n'ai plus peur. Tu es là, bien installée, pour aujourd'hui et pour demain. Je t'aime.

Flavie Van Der Stigghel expose du 24 mai au 3 juillet

Préparation de l'exposition de Flavie Van Der Stigghel qui aura lieu du 24 mai au 3 juillet 2014 à la Galerie de l'Ancienne Poste de Toucy. -FLAVIE VAN DER STIGGHEL- from LAURENE BOSC on Vimeo .  Flavie Van Der Stigghel sera également en résidence dans l'Atelier Serra du 5 septembre au 15 octobre 2014 dans le cadre de "Septembre de la Céramique et du Verre" aux Baux de Provence.

petit déjeuner

Le matin et le nectar de la goyave, la pulpe de la papaye, le sourire de l-ananas. Les bougainvilliers, les discussions amoureuses, ébourriffées.
Écrire la beauté de ces jours. Leur tendresse, l'amour profond qui les habite. Les caresses. Aussi. Main dans la main, regarder la croisée des chemins. Sourire. Remercier dans toutes nos langues. Remercier. Avancer et n'avoir peur de rien. Respirer la lumière cristalline qui sort de nos entrailles. Embrasser. Embrasser si fort qu'on en oubli parfois de respirer. Les gestes anodins sont devenus des trésors, des merveilles. Les peurs s'échappent, elles se font la Belle. Le cœur grandi. Libre et amoureux.

lesbien

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A Irene Hernandez Je remercie la vie d'avoir mis des femmes merveilleuses sur mon chemin. J'ai partagé leurs luttes, leurs espoirs, leurs plaisirs, leurs défaites et leurs victoires. J'ai serré leurs doigts quand elles s'envolaient dans un orgasme. Elles ont serré les miens. Je les aime pour leur courage et leur liberté, leurs silences et leurs appels de forêt, la nuit, quand rien ne bouge et que tout tremble. Entre les lèvres, là où le secret embrase nos cris de joie  et de résistance. Ensemble. Et ne plus se cacher. Ne plus se cacher de la guerre dehors qui se rapproche et qui ne nous fait plus peur. Quand nos cœurs hurlent à la liberté. Encore! Encore! ©Emilie Mourgues  

Oaxaca 8

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Mi vida no es río tranquilo. Es un huracan que me nutre de cosas sublimas y sencillas, que me agarra de la mano cuando ve que mis raices quieren agarrarse a las comodidades. La amo, y la agradezco a pesar de que hayan dias en los cuales no es facíl. Mi corazón late muy fuerte.

Amo las bolleras

Amo las bolleras todas. Amo cuando cantan, las quiero con sus dudas, sus manos temblantes y sus ojos mojados. Las quiero cuando rien, cuando me cogen y cuando se corren. Las quiero todas. Con sus miedos y sus corajes. Las quiero con sus deseos y con sus placeres. Con y sin harnés. Con y sin sus lluvias en mi boca, en mis brazos. Las quiero cuando gritan y cuando se callan. Las quiero mojadas, enojadas y felices. Las quiero por el camino. Las quiero todas, con sus depresiones y con sus luchas. Con su amor por la vida en un mundo que no esta diseñado para nosotras. Las quiero desnudas y las quiero bailando. Las quiero inquietas y dormidas con la sonrisa de sus placeres. Amo las bolleras con su pelo corto y sus escotes, sus esmeros y sus sudores. Sus fracasos, tambien. Sus cafés en polvo y sus camas destrozadas por el placer y las frustraciones. Amo las bolleras. Las quiero con sus orgullos y con sus errores. Con sus dolores, sus pequeños logros y sus grandes sueños. Con s...

Homenaje a las Madres de Migrantes desaparecidxs en México

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  Artista: Fernando Árabe Guadarrama Olivera   16 de diciembre del 2013. Grave este video en Tapachula, frontera con Guatemala en el Estado de Chiapas, México. Llegamos corriendo sin dormir sin preparar nada a cantarles temas, a rendir homenaje a su valentia, a abrazar sus corazones heridos, sus cuerpos vaciados por el dolor. Gracias hermano por haber compartido esta escena, se me queda gravado en el alma... Por qué cantamos Si cada hora viene con su muerte si el tiempo es una cueva de ladrones los aires ya no son los buenos aires la vida es nada más que un blanco móvil usted preguntará por qué cantamos si nuestros bravos quedan sin abrazo la patria se nos muere de tristeza y el corazón del hombre se hace añicos antes aún que explote la vergüenza usted preguntará por qué cantamos si estamos lejos como un horizonte si allá quedaron árboles y cielo si cada noche es siempre alguna ausencia y cada despertar un desencuentro usted preguntará por que ...