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Donne moi la petite mort

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La pénombre et les lueurs infimes de ceux qui se souviennent des autres. Les peuple du Mexique fêtent le retour de leurs morts une fois l'an. La fête dure trois jours. Le 31octobre, les cimetières sont à la fête. Les mariachis sont convoqués et chantent les airs favoris des défunts pendant que leur proches dansent sur leur tombes en buvant, en riant. Les autels sont dressés dans les maisons. Des pans de fleurs oranges, un verre d'eau, le pain des morts, des calaveras en sucres, une belle photo du défunt, une photo où il-elle sourit. Des fruits aussi, beaucoup de fruits, des bougies et de l'encens afin d'ouvrir les portes interdites.   un bout d'Autel, Oaxaca de Juarez. Le premier novembre, c'est le jour des enfants. Ils reviennent. Ce sont les premiers invités. Le deux novembre ce sont tous les autres. Les cimetières sont ouverts à tous. On s'y sent bien, ça nos rapproche, nous, les vivants. C'est chaleureux. On sent qu'il ne sont pas loin...

La Parca

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Le voyage a quelque chose d'indicible, cette peau fine entre les réalités qui se chevauchent, qui rend la narration difficile, comme si rien d’extraordinaire n'était en train de se passer. Et pourtant. Pourtant les couleurs, les odeurs, les histoires et les armes. Pourtant les guitares désaccordées et les chants infinis. Pourtant la lune sourit, les enfants rient dans le patio et les plantes en novembre. Oaxaca. La douceur infinie au milieu du désert. L'oasis coloniale où tout est possible. Surtout les artistes, l'amour, les peintres et les musiciens. Il pleut des tonnes de fleurs sur les morts qui dansent sur nos têtes. C'est à en pleurer de rire d'être en vie. Et ils le savent bien, ils le savent bien. Que leurs squelettes colorés sont un hommage à la vie qu'on leur porte, depuis ce monde illisible qui n'a de sens que celui qu'on lui donne. Les cimetières sont devenus des antres de fête où coule la joie du souvenir, la rica comida et l...